SCÈNE IV
COPRÉE, DÉJANIRE, OLYMPIE, STÉNÉLUS, lOLAS, DÉMOPHON.
COPR ÉK. *
Que vois-je? Déjanire !
En ces lieux ! au moment qu'à la paix tout conspire !
STÉNÉLUS.
Oui, c'est elle, Coprée. Elle est libre en ces lieux. Elle y trouve un asyle, elle y trouve ses dieux.
( à Démophr.Ti . ) Sei£;npur, voilà l'épouse et la fille d'Alcide. Daignez les rassurer. L'infortune est timide.
n K M OPH ON.
Madame, en ces États quel destin vous conduit?
DÉJANIRE
Mes malheurs. O grand roi! qui n'en est pas instruit? Vous voyez devant vous une mère, une épouse. Trop célèbre en ces lieux par sa fureur jalouse , Par la mort d'un héros dans mes bras consumé D'un feu cruel, d'un feu par lenfer allumé. C'était peu de pleurer dans ma douleur profonde Une erreur qui d'Hercule avait privé le monde; Et dans mon désespoir résolue à mourir, Vingt fois au fer vengeur j'ai voulu recourir.