‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 175 sur 563 · CO PR É I · texte numérisé non relu

CO PR É I

J'entends ])arler ici de malheurs accablants;

Je vois des fugitifs éj)erdus et tremblants ;

Et de tant «le frayeur je cherche en vain la cause.

Où sont-ils ces dangers, ces malheurs qu'on suppose?

Athéniens, mou roi ne peut-il rappeler

Ses sujets les plus chers, que pour les immoler?

Je viens les réclamer au nom de leur patrie;

Je viens les arracher des bras d'une furie,

Que leur père, embrasé d'un jjoison dévorant,

De malédictions a chargée en mourant.

« Gardez-vous, a-t-il dit, d'une femme égarée.

« Sur-tout de mes enfants qu'elle soit séparée.

'. Sauvez un nouveau crime à son bras furieux.

'( L'exemple de Médée est présent à vos yeux. >•

DÉJ AN IRE

Perfide! ajoute encore à mon sort déplorable.

Oui, peuple, une douleur affreuse, intolérable.

Dut rendre mon époux injuste en sa fureur.

Ce n'était point à lui d'excuser mon erreur.

Nessus avait trompé ma faiblesse crédule.

Mais les dons de Nessus faisaient périr Hercule;

Et de ma main fatale il les avait reçus.

11 a dû ni'iniputer les crimes de îN,essus.

Mais la Grèce, mais toi, mais celui qui t'envoie.

Insensibles témoins des pleurs où je me noie.

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