‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 19 sur 563 · ACTE II, SCENE II. 3i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II. 3i

Le Gaulois marclie à Rome et venge les Latins ; Par la contagion mortellement frappée De son propre malheur Carthage est Occupée ; Thèbe et Lacédémone, au milieu des hasards, De la Grèce alarm«^e attachent les regards. Saisissons ce moment d'engager la Sicile A ne former qu'un peuple et puissant et docile Alors ce peuple heureux, avec quelque fierté. Pourra, solis ses drapeaux, dormir en libelrté; Mais toujours redoutable au seul bruit de ses armes, Tout prêt à les reprendre aux premières alarmes, Et semblable à l'Etna, dont la sourde fureur. Même dans son silence . imprime la terreur. Jusque-là gardons-nous d'une paix corruptrice. Ranimons le courage avant qu'il se flétrisse. Malheur à qui s'endort au milieu du danger! Et tant que nous menace un pouvoir étranger, Si la guerre est un mal , c'est un mal nécessaire. Consultez cependant ce cœur droit et sincère.

( il montre Dion. ) Vertueux citoyen, quoique sujet soumis, Il sait servir son roi , sans trahir ses amis.

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