ACTE IV, SCÈNE IV
O L YM PI E.
Mon courage s'abat.
DÉMO PH ON
Ah ! madame, tremblez de lui laisser comiaître....
D É J ANIRE.
Non , de mon désespoir mon cœur n'est plus le maître.
Eh bien! livrez le père et le fils à la mort.
C'en est fait, s'il apprend où nous réduit le sort.
Il osera des dieux me'priser l'assistance ;
Il croira des esprits forcer la résistance ;
Il voudra les contraindre ; et par un attentat ,
Il perdra vos enfants , vous , son père , et l'État.
Vous ne connaissez pas ce peuple encor sauvage.
Le héros qui du crime a purgé ce rivage ,
Qui rangea sous ses lois des brigands dispersés ,
Qui releva des dieux les autels renversés ,
Thésée a vu sa gloire indignement flétrie :
Il est mort dans l'exil , chassé de sa patrie.
.Tugez , en irritant tout un peuple effréné ,
Dans quel abyme affreux vous m'aurez entraîné.
DEJANIRE.
Roi cruel ! au milieu des tourments que j'endure, Vous voulez étouffer le cri de la nature !
OLY MPI E.
Au nom de vos enfants , au nom. de leur appui , Ne vous exposez ])as à les perdre avec lui. Laissez-moi lui parler; cachez-lui vos alarmes. Hélas ! je ne suis point insensible à vos larmes Je dois chérir la vie; et pour la méj)riser, Ma mère, quels liens n'ai-je pas à briser? Ah! laissez-moi le soin de me sauver moi-même. Mais sauvons avant tout un héros qui nous aime.
DÉJÀ N IRE, à lolas.
Ami , veille sur elle , et ne la quitte pas.
.o LES II KR A CL IDE. S.
oi, Y M V I F. , nu roi.
Seigneur, comptez sur moi. Je suis de près vos pas.