‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 214 sur 563 · CAPTIVES · texte numérisé non relu

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AMULIUS.

Agénor, vos alarmes sont vaines.

Non , filles des Albins , vous n'êtes plus Romaines. Vous revoyez vos dieux ; oubliez vos tyrans, Et libres , retournez au sein de vos parents. Tous vos nœuds sont rompus.

ILIE.

Est-ce ainsi que la force Commande le parjure et contraint le divorce ? De cette guerre impie , hélas ! qu'attendez-vous ? Vengera-t-on l'épouse en immolant l'époux? Il n'est plus temps. La haine au penchant a fait place ; L'amour a pardonné le crime de l'audace; L'hymen l'a consacré par des vœux solennels. Albe et Rome ont formé des liens éternels. Rendez à leurs époux ces femmes éplorées , Malheureuses dans Albe et dans Rome adorées. Loin de répandre un sang qui leur est précieux, Pensez que leurs serments sont écrits dans les cieux ; Que de ces nœuds sacrés leurs enfants sont les gages ; Que nés au sein de Rome ils lui servent d'otages; Et qu'enfin la nature, à qui tout est soumis , A ces peuples rivaux défend d'être ennemis.

7» MjMITOU.

A M II L I II s , h part.

Qu'ai-jc entendu ? Que vois-je , ô dieux ! c'est elle-même.

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