‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 216 sur 563 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

AMULIUS, ILIE.

Vous , madame , achevez d'éclairer mes esprits. Par une illusion je crains d'être surpris. Est-ce bien vous ! Dans Rome llie était cachée ! Au peuple ennemi d'Albe llie est attachée!

Si je le suis !

AMULIUS.

Quels sont vos liens ?

ILIE.

Ses bienfaits, AMULIUS, vi\'eTnent.

Ah ! ces liens pour nous seront ceux de la paix , Rome ! et c'est à-présent que je te porte envie.

Théâtre. 1. I O

;/, NLMITOR.

( à Ilic. ) J'ai moi-même autrefois, au jx-ril rlc ma vie, Secouru rinuocente , et sauvé du trépas.... Je crois la voir encor frémir entre mes bras , Et d'un regard mourant chercher à reconnaître Celui.... que de sa haine elle accable peut-être.

1 L 1 r. , // part.

Lui ! mon libérateur !

A M ij L 1 u s.

Je le suis; et sans moi , Ce lieu même, oii vos yeux, errants avec effroi, Reconnaissent la place où je vous pris mourante , Voyait fermer sur vous la tombe dévorante. Vous me devez la vie; et vous me détestez.

ILIE.

Grands dieux !

Imitez-les, vous qui les attestez.

Ils se laissent fléchir.

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