SCÈNE
DIDON, ÉLISE, PHÉNICE, cour de Diuon; tous en habits de chasseurs et de chasseresses , Varc à la. main , le carquois sur l'épaule.
c H OE u R .
Le cor nous appelle à la chasse.
Suivons la reine dans les bois.
Qu'elle applaudisse à notre audace ; Qu'elle préside à nos exploits.
Elle est Diane sous les armes :
Les forets tremblent à sa voix.
Mais de Vénus elle a les charmes , Lorsqu'elle a posé son carquois.
Le cor nous appelle , etc.
( On danse. )
ÉNÉE, DIDON, ÉLISE, PHÉNICE, cour de
ÉNÉE
Reine, aux jeux de la paix il nous faut renoncer. Un superbe ennemi s'avance, et vous menace. Par son ambassadeur il se fait devancer j
Et jamais avec plus d'audace
Un vainqueur n'osa s'annoncer.
D inoN.
C'est larbe. Ce roi, que ma fierté dédaigne,
Vient se venger de mes mépris.
34a DIDON.
C'est ma main qu'il cU-mande; et ce n'est qu'à ce prix Que dans ces murs naissants il permet que je règne. Seule et sans défenseur, j'ai bravé son courroux j
Espère-t-il que je le craigne
Avec un vengeur tel que vous ? ,
ÉNÉE
AIR
Régnez en paix sur ce rivage , Et reposez-vous sur ma foi.
Du tyran qui vous fait la loi J'abaisserai l'orgueil sauvage.
Je vois des dangers à courir; Mais avec transport je ni'v livre.
Si pour vous il est doux de vivre, Pour vous il est beau de mourir.
DIDON, aux gardes.
L'ambassadeur d'Iarbe à mes yeux peut paraître.
ÉNÉE
Le voici.