ACTE II, SCÈNE I. 3.I
On n'a vu sur l'autel que des feux pâlissants; La victime a poussé de lugubres accents; Et le prêtre alarmé , regardant l'Italie : Peuple , a-t-il dit^ c'est là que doit fumer Vencenx. ,
Rompez la chaîne qui vous lie ^
Appaisez vos dieux menaçants.
JIR.
Plaignez un roi , plaignez un père , A qui son destin fait la loi.
Snis-je, hélas! suis-je encore à moi?
Didou me sera toujours chère ; Mais je suis père et je suis roi.
Le sort m'a promis l'Italie :
Je la dois aux Trovens, je la dois à mon fils;
Et sur ces Lords si je m'oublie ,
Tous mes devoirs seront trahis.
C'est à vous de calmer, de consoler la reine. Dites-lui que du ciel l'inflexible rigueur
Me fait violence et m'entraîne.
ÉLISE
Moi ! que je lui perce le cœur !
Non , non ! Mais ce roi qui l'adore , Demande à la revoir; il revient sur ses pas. Cessez de le braver; et s'il est temps encore . Énée, à sa fureur ne nous exposez pas. {^àpart^ en sortant.)
De ce changement, qu'il ignore, Que ne puis-je l'instruire , et désarmer son bras ' > .
35o DIDON.