‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 358 sur 563 · A /.OR · texte numérisé non relu

A /.OR

Je suis donc bien épouvantable !

Z i. M I II E.

Mais.... vous n'ctcs pas beau.

AZOR

Vous me haïssez ?

Non :

Quand on n'est pas méchant , on n'est point haïssable.

AZOR

Et si j'ai sous ces traits un cœur sensible et bon?

ZÉMIRE

Je vous plaindrai.

AZOR

Ze'raire , il est trop véritable.

Plaignez-moi : l'on ne peut avoir Sous des traits plus hideux un naturel plus tendre.

ZÉMIRE

Hélas! j'oublie à vous entendre La peur que j'avais à vous voir.

AZOR

Oui , Zémire , vous êtes reine

De ce palais et de mon cœur.

Parlez, commandez en vainqueur.

Ici tout reconnaît votre loi souveraine.

Ici mille innocents j)laisirs

Charmeront votre solitude.

Vous avez des talents, et vous aimez l'étude; Voilà de quoi sans cesse occuper vos loisirs.

Les beaux-arts, la riche nature, Des jardins émaillés des ])lus vives couleurs,

Les oiseaux , les fleurs.

ZÉMIRE

Ah ! les fleurs î

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