‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 384 sur 563 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

ORONTE, CÉLICOUR, ORFISE, CLITON.

ORONTE

Ma sœur, voilà mon fils qui vient vous rendre grâces.

ORFISE.

Mon neveu , votre père a bien servi son roi ; C'est à vous de suivre ses traces.

CÉLICOUR.

Son exemple, madame , et ce que je vous doi . Présent à mon esprit , m'occupera sans cesse.

ORFISE.

Quand partez-vous ?

CÉLICOUR.

Bientôt.

ORFISE.

Au plus tôt, croyez-moi.

CLITON, gravement.

C'est dans l'oisiveté que se perd la jeunesse. CÉLICOUR, a detni-voix.

Eh! monsieur.

ORFISE.

C'est voir prudemment.

Mon frère , allons , point de faiblesse. Son équipage fait, qu'il parte incessamment. Mon neveu, le devoir, la raison, tout exige Que vous soyez au moins deux ans loin de Paris.

r K L I c o u R , avec effroi.

Deux ans, ma tante!

Au moins , vous dis-je.

CtLICOUR.

Mon père !

> o ROXTE.

« Ma sœur !

o RF ISE.

4 Je l'afflige ; f?

Mais mes bontés sont à ce prix.

( Oronte etJirnf-ne Célicourt, )

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