‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 4 sur 563 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

DENYS, seul.

.f\vK'uGLE ambition, cruelle politique.

Invincibles attraits d'un pouvoir tAranniquc , Dans quel gouffre de maiix vous m'avez entraîne' ! Des pièges de la mort sans cesse environné , Mon sommeil est affreux , mon réveil est funeste- Je me sens poursuivi par le courroux (éleste; Et du sang que je verse un vengeur assidu Me montre, sur ma tête, iin glaive suspendu. Veillons, puisqu'à mes yeux le sommeil se refuse; Et de tant d'ennemis dont la haine m'accuse , Voyons sur qui d'abord doivent tomber mes coups.

(^il parcourt des yeux une liste de proscrits.^ Ah! si je m'en croyais, je les proscrirais tous. Dion. — Depuis long-temps sa vertu me fatigue. Philiste avec le peuple est affable et prodigue. Théodore. — On l'entend parler avec fierté Des lois, des droits de l'homme, et de sa liberté. \midas croit encore avoir une patrie , Et prétend la chérir avec idolâtrie.

i\ UEiS YS-LK-TYRA> ,

Tous iciiiplissfiU les (n'iiis de leur soiifflf c m pesté. Ils sont aimés du pcujiic , et j'en suis tictesté. lléduit, pour ma dcfoiisc , à de vils merrenaires , D'un pouvoir odieux ministres sanguinaires, C'est dans leurs mains, ô ciel! que mon sort est remis. Quelle lionle! () tyrans! ce sont là vos amis.

Page 1