‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 5 sur 563 · DENYS, DAMOCLÈS · texte numérisé non relu

DENYS, DAMOCLÈS

Seigneur, calmez les soins dont votre anie est troublée. T.e jour luit. Du {iSniis la garde est redoublée; Mais au sein du repos quel effroi vous poursuit?

n EN Y s.

Je croyais sous ces murs entendre quelque bruit.

n .4 M O C L KS.

]N'on : tout parait tranquille.

^ Hélas ! tout devrait l'être',

Mais ce peuple insolent ne peut souffrir un maitre. Et pourquoi, s'il le hait, me l'a-t-il confié. Ce pouvoir que ma gloire a trop justifié? A.-t-il dû se flatter qu'au gré de son caprice. Le sceptre allait tomber de ma main protectrice? Et quand j'ai fait périr des mutins factieux, N'ai-je pas été juste autant qu'ambitieux? On nomme cruautés des rigueurs légitimes; De mes ressentiments on compte les victimes; Et ce qui m'a contraint de les multiplier, On l'oublie, ou plutôt on feint de l'oublier. Ah ! j'aurais fait un jour bénir la tyrannie , Si ce peuple eùi voulu la laisser impunie. Sa haine a d'un long règne empoisonné le fruit.

Page 1