SCENE II
Mais lui ferai-je encore essuyer cet orage?
Non, il vaut mieux nous éloigner.
Ici tout me ferait connaître. Je serais découvert ; et je veux m'épargner
La honte et la douleur de l'être.
Je puis braver les coups du sort, Mais non pas les regards d'un père.
Pour m'exposer à sa colère , Non , mon cœur n'est pas assez fort.
La nature en vain me rappelle ; Je sens une frayeur mortelle Repousser mon cœur gémissant.
Pour un fils sensible et rel)elle , Un père est un dieu menaçant.
Je puis braver, etc.
Bois naissants, que je plantai, Champ, que j'ai rendu fertile, Humble toil, que j'habitai, Humble toit, qui fus l'asvle De l'amour et de la paix ; Quoi ! vous quilter pour jamais !
Oui , loin de vous je m'exile.
Je puis , etc.
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