HÉLÈNE, PAULINE, LUCETTE
{^Liicettc porte deux chaises^ tniie pour sa inrre tl l'autre pour sa sœur : elle les place à Pombrc du bocage. )
u 1 1. K N E , à l'auline.
Te voilà fort bien mise.
Et moi , ma mère?
HÉLÈNE, à Lucclte. ,
Aussi. ( à Pauline. ) Ton futur va venir; asseyons-nous ici :
En attendant, ])arlons de lui, ma fille. {^HcU'/ie vlVauline s'asseyent ., et Lurette se tient debout.^ Compagne tl'un époux, et mère de famille,
( à Lu cette. ) Tu dois savoir.... Ceci pourrait vous ennuyer; Laissez-nous.
Ah! maman, pourquoi me renvoyer i* Ce qu'elle doit savoir, il faut que je l'apprenne :
Ce serait pour vous double peine; Et la même leçon servira pour nous deux.
HÉLÈNE
Eli bien, demeure; tu le peux.
Ton père a fait , Pauline , un choix bien estimable i Une famille honnête, un mari jeune, aimable,
Je crois même assez amoureux; Tout cela te promet le sort le plus heureux.
Mais ne te laisse pas séduire A ce bonheur, souvent fragile et passager :