‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 64 sur 563 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

ARISTOMÈNE, LÉARQL'E, THÉONIS

LJ N F femme! un enfant! dieux, quelle atrocité!

Quel excès de bassesse et de férocité!

Si Sparte , en m'effrayant , croit glacer mon conra£;e ,

Grâce aux dieux immortels , j'aurai trompé sa rage.

Elle aura beau percer des plus sensibles coups

Les entrailles du père et le cœur de l'époux;

Dans ce cœur malheureux la nature en silence

Saura de ses tourments dompter la violence ;

Dans ce cœur malheureux l'amour, sans murmurer,

Victime du devoir, saura tout endurer.

Et qui peut t'imposer cette contrainte horrible ?

ARISTOSItNF..

Le salul de l'Etat, loi suprême et terrible.

Mes.sène exige-t-elle ?...

ARISTOMÈNK

Elle n'exige rien ; Mais elle est ma patrie , et mon sang est son bien.

THÉONIS.

•Vttends du moins, attends que l'Etat le demande

Et ne suffit -il pas que sou sort en dépende?

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