SCENE PREMIERE
ARISTOMÈNE, LÉARQL'E, THÉONIS
LJ N F femme! un enfant! dieux, quelle atrocité!
Quel excès de bassesse et de férocité!
Si Sparte , en m'effrayant , croit glacer mon conra£;e ,
Grâce aux dieux immortels , j'aurai trompé sa rage.
Elle aura beau percer des plus sensibles coups
Les entrailles du père et le cœur de l'époux;
Dans ce cœur malheureux la nature en silence
Saura de ses tourments dompter la violence ;
Dans ce cœur malheureux l'amour, sans murmurer,
Victime du devoir, saura tout endurer.
Et qui peut t'imposer cette contrainte horrible ?
ARISTOSItNF..
Le salul de l'Etat, loi suprême et terrible.
Mes.sène exige-t-elle ?...
ARISTOMÈNK
Elle n'exige rien ; Mais elle est ma patrie , et mon sang est son bien.
THÉONIS.
•Vttends du moins, attends que l'Etat le demande
Et ne suffit -il pas que sou sort en dépende?