‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 90 sur 563 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ARISTOMKNK, AUCIRE.

\rcire , tu me vois au C()inl)le des malheurs !

A R t: I n K. Quoi ! tu peux te venger, et tu verses des pleurs !

A R 1 s T o JI K N E .

Me venger ! et de qui ?

D'une indigne patrie.

ARISTOMÈNE

,1e l'aimais, tu le sais, avec idolâtrie.

Eh bien ! je l'aime encore en dépit des ingrats;

El je mourrai content si je meurs dans ses bras.

A RC 1 RE.

Ainsi tes ennemis, attaches à leur proie, Peuvent goûter sans trouble une barbare joie !

ARISTOMÈNE

Leur triomphe est affreux. Dussent-ils m'accabler. Le mallieur le plus grand est de leur ressembler.

A RC I RE.

Eh quoi ! ne sais-tn pas que lorsqu'elle est extrême , La pitic pour le crime est un crime elle-même? Entouré de serpents, viens, viens les écraser.

ARISTOMÈNE

Et cet État naissant, le faut-il embraser? Serons-nous ses Géaux?

Est-ce ainsi que tu nommes Les géne'reux vengeurs et des dieux et des hommes? Quand pour juger le crime il reste un tribunal , Le punir, c'est des lois devenir le rival , C'est usurj^rr leurs droits. Mais lorsque la licence

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