‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 96 sur 563 · LÉ AR QU E · texte numérisé non relu

LÉ AR QU E

Eh bien? que tardons-nous? l'armée....

On l'a voulu.

V^iens. Sortons de ces murs. M'y voilà résolu.

Nous mourrons avec toi : l'amitié te le jure.

ARISTOMÈNE

Que de pleurs , que de sang vont laver mon injure '

L É A RQUE.

Le peuple, à ton abord, facile à se troubler. Ne te donnera pas le temps de l'accabler.

ARISTOMÈNE

On l'armera ce peuple; et je vais dans ma ville Piassembler tous les maux de la guerre civile. Je les entends ces cris qui me glacent d'horreur : Viens , tyran , viens sur nous assouvir ta fureur ; Foule aux pieds de nos lois la majesté flétrie; Verse à longs flots le sang.... le sang de ma patrie! Moi, barbare! et ce temple, asyle de nos dieux, Ces murs qu'ont de leur sang cimentés mes aïeux ; Ces murs d'où j'écartais l'esclavage et la guerre, Messène aura pour moi disparu de la terre !

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