‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 105 sur 162 · m i'; -M o I R KS · texte numérisé non relu

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blée nationale, elle n'avait qu'à tourner ses regards, qu'elle apercevrait derrière elle vingt-cinq millions de Français, qui, les yeux attachés sur sa conduite, attendaient en silence quel serait leur sort et celui de leur postérilé. Il ne fallait pas s'attendre à voir un parti aussi déclaré reculer d'un pas , ni fléchir.

Il s'en fallait bien que dans l'autre parti !a résolution fût aussi unanime , ni la résistance aussi ferme. On a vu la division arrivée dans le clergé. La noblesse n'était guère plus sûre d'ellemême; déjà soixante députés de cet ordre avaient désavoué hautement dans leur chambre le refus que l'on avait fait de la médiation du roi. Du côté du clergé, le lendemain de la séance royale, cent soixante curés s'étaient rendus dans la salle commune. Deux jours après, deux évèques encore, celui d'Orange et celui d'Autun y avaient passé. Le même jour l'humble et doux archevêque de Paris y avait présenté ses pouvoirs. Du côté de la noblesse, quarante -sept gentilshommes, et, dans ce nombre, des hommes remarquables s'étaient réunis aux communes. Le reste des deux premiers ordres ne pouvait différer de suivre cet exemple; et dans l'étal de crise où étaient les affaires, tout délai était dangereux. Le roi fit pour les décider ce qu'il aurait fallu qu'il fit avant la séance royale. La lettre qu'il leur adressa, en leur sauvant l'humiliai ion de cédei aux communes, leur donna lieu de s'honorer

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