‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 145 sur 162 · LIVRE XIX · texte numérisé non relu

LIVRE XIX

naient dans leurs mains les récompenses et les peines, selon qu'on les aurait ou bien ou mal servis: tout cela , dis-je , fit pour le directoire une puissance devant laquelle les conseils furent anéantis. Mais il fallait d'abord que la constitution fût reçue, et les peuples pouvaient s'apercevoir qu'on ne leur proposait qu'une tyrannie habilement masquée et savamment organisée ; il fallait de plus prendre garde que l'esprit n'en fût changé dans l'assemblée qu'allaient former les prochaines élections ; et ce fut à quoi l'on pourvut de la manière la plus hardie.

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