‹ Œuvres complètes (volume 4)Chapitre 54 sur 162 · LIVRE ONZIEME · texte numérisé non relu

LIVRE ONZIEME

A notre retour à Paris, T Vcadémie française ayant été convoquée pour l'élection de son secrétaire-perpétuel, sur vingt-quatre voix électives j'en réunis dix-huit. Mes deux concurrents étaient Bcauzée et Suard.

Le succès de Didon fut le même à Paris qu'il avait été à la cour; et cet opéra fit pour nous les plaisirs de l'hiver , comme avaient fait Roland et Atys dans leur nouveauté.

L'ancien hanquier de la cour, M. de la Borde, ajouta ses concerts à ceux de la comtesse d'Houdetot et de madame de la Briche : ce fut l'occasion de ma connaissance avec lui.

H avait deux filles à qui la nature avait accordé tous les charmes de la figure et de la voix , et qui, écolières de Piccini, rendaient l'expression de son chant plus douce et plus touchante encore.

Prévenu par les politesses de jM. de la Borde, j'allais le voir, j'allais dîner quelquefois avec lui; je le voyais hoiiorahle, mais simple, jouir de ses prospérités sans orgueil, sans jactance, avec une égalité dame d'autant plus estimable , qu'il est

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