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inciller encore une iKinc. La discorde aurait bouleversé le monde, je ne m'en serais point ému. A Marly , je n'avais qu'un seul amusement : c'était le curieux spectacle du jeu du roi dans le salon. Là, j'allais voir, autour d'une tahlc de lansquenet , le tourment des passions concentrées par le respect; l'avide soit" de l'or, l'espérance, la crainte, la doideur de la perte, l'ardeur du gain; la joie, après une main pleine; le désespoir, après un coupe-gorge, se succéder rapidement dans lame des joueurs, sous le masque immobile dune Iroidc tranquillité.
Ma vie était moins solitaire et moins sage a Fontainebleau. Les soupers des Menus-Plaisirs , les courses aux chasses du roi , les spectacles étaient pour moi de fréquentes dissipations, et je n'avais pas, je l'avoue, le courage de m'en défendre.
A Versailles , j'avais aussi mes amusements , mais réglés sur mon plan d'étude et de travail , de façon à ne jamais être que des délassements pour moi. Ma société journalière était celle des premiers commis, presque tous gens aimables, et faisant à l'envi la meilleure chère du monde. Dans l'intervalle de leurs travaux, ils se donnaient le plaisir de la table : ils étaient gourmands àpeu-près pour la même raison que le sont les dévots. L'abbé de la Ville, par exemple, étail l'homme du uïonde le plus soigneux de se procurer de bous vins. Tous les ans son maître dhotel allait recueillir la mère goutte des meilleurs cel-