‹ Œuvres complètesChapitre 12 sur 196 · XXX I I ( )( ; I · texte numérisé non relu

XXX I I ( )( ; I

a'ijoiiid'Iiiii. Les iii(»\«'iis (iiTils <'ii)|)loyaieiil |)(»iii cela étaient (rcn^Mi^ci- les acadôinicieiis à lire ou «le lir<; eux -mêmes des pièces de prose on de vers di^nies de l'assemblée qui venait les entendre.

M;n iiioiilel s^-coiida <(Mislaiiiineiil ces inlenlions de la compai^nie el de ses officiers; et, lorscpTi! (mM snccéd('' à (r\lenil>erl dans rem|)loi de secrélaii'e, il iiionha le même /ele, (pie je rapjx'lle ici comme un modèle (pie nous nous efforeei'ons loujonrs d imih r.

Les pièces (U' vers de Marmonlel ainsi destinées à des leelnres publnpies , soni Ion les intéressantes par le choix des sujels, par les circonslances dans les(juelles elles ont été lues , et (pielcpiefois par les ellels (pTelles ont j)ro(luils. C/esl ce (pie je iiiniiliciai par (picKpies exemples.

\\\\ I 'yji , Son Discours sur I Incendie <le V Holel- IJieii lui le sii^iiai (rnne reclamalion uiii\(>rselle en la\eui" des pau\res, et rcNcilla |)our eux une attention i\\i \\\\h\\c et <lu i^onvernement, (pii eut des effets heureux et jnompts ponr ramélioralion des h(\|>ilaii\.

Son Discours sur l' FAoqneitce ^ en «77^, convenait à la séance on fut ie(;u M. l'archevêque d'Vix, dont vous ave/, entendu naguères louer ici (lit,MU'ment et av(?c justice les talents oratoires.

et qui , dans deux grandes occasions , a parlé des devoirs réciproques des souverains et des peuples avec une force et une vérité dignes de son ministère.

Le Discours sur l'Histoire, lu à TAcadéniie en 1777, dans une séance parlicidière que l'empereur d'Allemagne honorait de sa présence , et depuis dans l'assemblée publique pour la réception de l'abbé Millol , est plein de leçons courageuses pour les maîtres du monde, et de traits de la plus noble liberté.

Enfin son Discours en vers sur V Espérance de se survivre, lu à la réception de M. J)ucis, succédant à Voltaire, ne pouvait cire mieux placé qu'en cette circonstance ; car , pour établir la maxime qui est le but de cet ouvrage,

Rien de grand sans l'espoir de liinmortalité.

quel moment pouvait être mieux choisi, que celui où nous venions de perdre l'homme célèbre à qui ce même sentiment a inspiré tant de chefs-d'œuvre qui demeureront immortels , malgré tous les efforts des ennemis du goût et de la raison !

Ici, Messieurs, finit ce que j'avais à vous dire des ouvrages de Marmontel , imprimés de son vivant; mais il nous est resté de lui plusieiu!»

XXXII KLOGK

écrits posthumes, dont quelques-uns sont déjà publiés; tels sont ses Mémoires en quatre volumes, et deux volumes sur la Régence; et les autres ne tarderont pas à l'être , et comprennent un Traité de Morale, un Traité de Métaphysique, une Grammaire , et une Logique.

Je parlerai d'abord de ses Mémoires.

Il y a long-temps que le sévère Pascal a dit ; Le sot projet que Montaigne a eu de se peindre , non pas" en passant , mais par un dessein premier et principal. A cela, tout le monde répète la réponse faite par Voltaire : Le charmant projet que Montaigne a eu de se peindre naïvement comme il Ta fait, car il a peint la nature humaine, et on aimera toujours le philosophe qui peint sous son nom nos faiblesses et nos folies.

Des censeurs qui, ayant moins d'autorité que Pascal, sont aussi difficiles que lui, font à Marmontel lui reproche de même genre ; je leur répondrai d'abord en invoquant ce sentiment naturel au cœur de l'homme, ce désir de se survivre dont Marmontel a si bien parlé dans le Discours en vers qui porte ce titre; ce sentiment, dis -je, ne l'excuse -t-il j5as d'avoir voulu laisser après lui quelque aliment aux souvenirs de l'amitié? L'homme sensible qui met dans la bouche de l'époux, pleurant sur la lombe d'une tendre épouse, ces touchantes paroles :

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