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fail.'iit suivre k* conilt- de Gisors dans ses campagnes; et Suard, naturellement indolent, aurait bien voulu de la fortune, mais sans qu'il lui en coûtât sa liberté ni son repos. Il ine demanda vingt- quatre heures ])<)ur faire ses réflexions. Le lendemain matin, il vint me dire qu'iJ lui était impossible d'accepter cette place; que M. Delaire, son ami, la sollicitait, et qu'il éiait recommandé par M. le duc de Nivernois. Delaire était connu de moi pour un homme dVsprit, pour un très -honnête homme, d'un caractère solide et sûr, el d'une grande sévérité de mœurs. « Amenez-moi votre ami, dis -je à Suard; ce sera lui que je proposerai, et la place lui est assurée. » Nous convînmes avec Delaire de dire simplejnent que, dans mon choix, je m'étais rencontré avec le duc de Nivernois. M. de Gisors fut charmé de cette rencontre, et Delaire fut agréé. « Je pars, lui dit le vaillant jeune homme : il peut y avoir incessamment à l'armée une affaire, je veux m'y trouver. Vous viendrez me joindre le plutôt possible. » En effet, peu de jours après son arrivée, se donna le combat de Crevelt, où, à la tète des carabiniers, il fut blessé mortellement. Delaire n'arriva que pour l'ensevelir.
Je demandai à M. de Marigny .s'il croyait c(»inpatible ma place de secrétaire des bâtiments avec le privilège et le travail du Mercure. 11 me répondit qu'il croyait imjiossible de vaquer à lun et à l'autre. « DoniMV-n)<)i donc mon congé.