M IM O I R F S
sure, je me rendis an séminaire, et je m'y trouvai en retiaite, sons les \en\ de trois Sulpieiens, avec nnc ddii/anie daspiraiits conmie njoi. Le recueillement, le silence qui régnaient parmi nous, et les exercices de piété dont on nous occupait, nie parnrent dahord peu laNorahles à mes vues; mais, lorsque je désespérais de pouvoir me faire connaître , roccasion s'en offrit d'elle-même. IVous avions, deux fois le jour, une heure de récréation dans un petit jardin planté de tilleuls en allées; mes camarades s'y amusaient à jouer au petit palet, et moi , à qui le jeu ne plaisait pas, je me promenais seul. Un jour, l'un de nos directeurs vint à moi, et me demanda pourquoi je m'isolais, et ne me tenais pas en société avec mes camarades. Je répondis que j'étais le moins jeune, et qu'à mon àg^e on était bien aise d'avoir quelques moments à soi pour recueillir , classer et ranger ses idées ; que j'aimais à me rendre compte de mes études, de mes lectures, et qu'ayant le malheur de manquer de mémoire , je ne pouvais y suppléer qu'à force de méditation. Cette réponse engagea l'entretien. Mon Sulpicien voulut savoir où j'avais fait mes classes , quel système j'avais soutenu dans mes thèses, et pour quel genre de lecture je me sentais le plus de goût, .le réj)ondis à tout cela. Vous pensez bien qu'un diitu fciir du séminaire de Limoges ne s'attendait pas, en inteI^o^(•;^^t un écolier de