‹ Œuvres complètesChapitre 98 sur 196 · VI K M O I K I S · texte numérisé non relu

VI K M O I K I S

Lorsque madame (l'Étiolés, depuis marquise de Pompadour, fut aunoneée pour maîtresse du roi, et avant même qu'elle fût déclarée, il s'empressa de lui faire sa cour. Il réussit aisément à lui plaire ; et , en même temps qu'il célébrait les victoires du roi, il flattait sa maîtresse en faisant pour elle de jolis vers. Il ne doutait pas que par elle il n'obtînt la faveur d'être admis aux soupers des petits cabinets , et je suis persuadé qu'elle l'aurait voulu.

Transplantée à la cour, et assez mal instruite du caractère et des goûts du roi, elle avait d'abord espéré de l'amuser par ses talents. Sur un théâtre particulier, elle jouait devant lui de petits actes d'opéra, dont quelques-uns étaient faits pour elle, et dans lesquels son jeu, sa voix, son chant, étaient justenient applaudis. Voltaire, en faveur auprès d'elle, s'avisa de vouloir diriger ce spectacle. L'alarme en fut au camp des gentilshonmies dé la chambre et des intendants des Menus-Plaisirs. C'était empiéter sur leurs droits, et ce fut entre eux une ligue poiu' éloigner de là un homme qui les aurait tous dominés, s'il avait plu au roi autant qu'à sa maîtresse; mais on savait que le roi ne l'aimait pas, et que son empressement à se produire ajoutait encore à ses préventions contre lui. Peu touché des louanges qu'il lui avait données dans son panégvrique, il ne voyait en lui qu'iui j)hilos()plu' inij)ie et qu'un flatteur ambitieux. A grand peine avait -il cniin

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