M"^^ LA RESSOURCE, VALÈRE, HECTOR
VA L E R E , embrassant madame la Ressonrce.
HÉ î bonjour, mon enfant : lu ne peux concevoir ^ Jusqu'où va dans mon cœur le plaisir de te voir.
M™^ LA RESSOURCE
Je vous suis obligée on ne peut davantage.
HECTOR
Elle est jolie encor; mais quel sombre équipage ! Vous voilà , sans mentir, aussi noire qu'un four.
VAL ÈRE
Ne vois-tu pas , Hector , que c'est un deuil de cour ?
M""^ LA RESSOURCE
oh ! monsieur, point du tout. Je suis une bourgeoise. Qui sais me mesurer justement à ma toise. J'en connois bien pourtant, qui ne me valent pas. Qui se font teindre en noir du haut jusques en bas : Mais pour moi je n'ai point cette sotte manie ; Et si mon pauvre époux étoit encore en vie....
( Elle pleure. )
VALÈRE
Quoi ! monsieur la Ressource est mort ?
M"^ la RESSOURCE.
Subitement.
HECTOR, pleurant.
Subitement ? Hélas ! j'en suis fâché vraiment.