‹ Œuvres complètes (volume 2)Chapitre 148 sur 255 · ACTE III, SCENE XI. 2G · texte numérisé non relu

ACTE III, SCENE XI. 2G

LE MARQUIS, bas.

( haut. )

Il tremble. Savez-vous , monsieur du Lansquenet , Que j'ai de quoi rabattre ici votre caquet ?

VALÈRE

Je le sais.

Vous croyez, en votre humeur caustique, En agir avec moi comme avec l'as de pique.

VALÈRE

Moi , monsieur ?

LE MARQUIS, bas.

(haut.)

Il me craint. Vous faites le plongeon, Petit noble à nasarde, enté sur sauvageon.

( Valère enfonce son chapeau. ) i (bas. ) (haut. )

Je crois qu'il a du cœur. Je retiens ma colère : Mais....

VALÈRE, mettant la main sur son épëe.

Vous le voulez donc ? Il faut vous satisfaire.

LE MARQUI s.

Bon , bon! je ris.

VALÈRE

Vos ris ne sont point de mon goût, j Et vos airs insolents ne plaisent point du tout. Vous êtes un faquin.

LE MARQUIS. 1

Cela vous plaît à dire.

Un fat, un malheujreux.

Monsieur, vous voulez rire.

VA L È R E , mettant lepée à la main.

Il faut voir sur-le-cliamp si les vice-baillis Sont si francs du collier que vous l'avez promis.

LE MARQUIS

Mais faut-il nous brouiller pour un sot point de gloire ?

VALÈRE

Oh ! le vin est tiré , monsieur ; il le faut boire.

LE MARQUIS, criant.

Ah, ah ! je suis blessé.

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