‹ Œuvres complètes (volume 3)Chapitre 110 sur 198 · ACTE II, SCENE III. i · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III. i

LE MARCHAND

Entre vous le débat ; il n'importe qui paye, pourvu que je sois payé.

LE MARQUIS

c'est fort bien dit.

LE CHEVALIER

Tu as raison , mon ami.

LE MARQUIS, fouillant dans ses poches.

Et une marque certaine que je veux payer.... Chevalier , préte-moi dix louis.

LE CHEVALIER, fouillant dans ses poches.

Dix louis? Je te les préterois volontiers, si je les avois ; mais je veux être déshonoré , si j'ai un sou.

LE MARQU I s.

Ni moi , ou le diable m'emporte.

LA COQUETTE

Je le savois bien , moi , que vous ne paieriez ni l'un ni l'autre.

LE MARCHAND

Ce n'étoit pas la peine de tant disputer à qui paieroit.

LA COQUETTE

Il faut dire la vérité ; les gens de cour font les choses d'une manière bien plus noble que les autres.

LE CHEVALIER, au Marchand.

Mon ami , que cela ne t'embarrasse point; je vais chez moi chercher de l'argent , et dans un moment je suis ici. (il sort.)

i86 LA FOIRE SAINT-GERMAIN.

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