DES HYMNES
L'usage des hymnes a commencé dans l'Eglise Vers la lin du iv' siècle. Les premiers chrétiens ne chantaient que les psaumes, sij\l lians leurs assemblées secrètes, soit dans les temples du Seigneur. Mais ces divins poèmes ti'élant que prophétiques , il lallait tjuehpie chose de plus (lour la [)iété des hdèles, depuis l'entier accouqilissement des 'mystères do la nouvelle alliance, el la îundation de l'Eglise. Les miracles de Jésus-Christ, sa passion et sa résurrection, les fêtes de sa bienheureuse .Mère, la descente du Saint-Esprit, les apùties, les martyrs , les vierges méi liaient bien délie célébrés par des cliants particuliers. C'est te que tirent avec succès saint Hilaire, saint Auibroise, et surtout Piuilence, qui a mérité par SCS Vers d'être mis au rainj des auteurs ecclésiastiques {-l'y).
Ce poète chrétien a i:oiiiposé un recueil d'hymnes. L'Eglise en a coiiseï vé quelquesunes. 0(1 les trouve dans le bréviaire Uuniain, mais fort abrégées, et avec des changements notables. Ce lut le Iruit de la conveis.on de Piudence. Ses contemporains les estima eut iminiment; elles sont en ell'et tort belles pour le siècle où il vivait. Les lettres avaient alors éprouvé tout ce qui annonce ordinairement leur décadence et leur ruine. Le faux goût, les o,iinions bizaï'res, le mépris des grands mouèlea s'étaient accrusdespréjugésdel'ignoranco ctde
(ii) M. de Till.uioiU il'a;)rc5 G-jimaJe,