‹ Œuvres completesChapitre 106 sur 232 · ODE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

ODE PREMIÈRE

Tirée du psSumepren.ier : ^cfUiis virquinon abiit,

ARGUMENT. — Ce psaume csl puremeni moral. Los auleiirs du sens figuré .v Irouvciil m'amoiiis îles alliisious ipi'ils expliquent ingén-eusenienl, mais qui paraissent' un peu vagues. On ne voit pas trop que la justice d'Osias, la pieté de Joseph d'Arimathie, la sainteté de Jésus-Oirist honinie, y soient clairement désignées. Il est plus simple de s'en tenir au sens liltéral, et de ne chercher dans ce psaume qu'une inslruclioTi précieuse, qui apprend à l'homme ses principaux devoirs, et lui lait envisager la récompense ou la puniliou qu'il sura méritée par sa conduite et par ses œuvres.

lUureux l'homme que dan^ l''iir piège Lfs luéfliaiUs ii'onl poiiilfiit lorriber, i,)iii souffre en paix, sans surcombor An conseil riervcrs qui l'assiège ; l'^t qui fiJèle à son devoir, Dahs la cliaire où le crime siéj;e Eut toujours horreur de s'asseoir.

Plein du zèle qui le dévore

liiéhraiilahle dans sa foi.

Sans cesse il médite la l(ji

Du Dieu hicnfaisanl qu'il adore;

De ctt objet dèlicinuï

La nuit sombre, l'Iiumide aurore

Ne détournent jauiais ses yeux.

Tel un arbre que la nature Plaça sur le courant des eaux, Ne redoute pour ses rameaux Ni l'aquilon ni la froidure ; Dans son temps il donne des fruits, Sous une éternelle verdure l'aria main de Dieu reproduits.

Tes jours, race impie et pcrlide, Tis jours ne coulent point ainsi ; Leur éclat bientôt obscurci S'éteint dans leur course rapide :

Comme on voit en un jour brillant, Les vils débris du chaume aride S'évanouir au gré du vent.

Mais le juste dans sa carrière Se prépare un bonheur sans fin.

Le pécheur du séjour divin Ne verra jamais la biniièio; El mil'e foudres allumés 15rûleront justpj'à la poussière Où ses pas furent imprimés.

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