‹ Œuvres completesChapitre 112 sur 232 · ODE VIII · texte numérisé non relu

ODE VIII

Tirée du ijsaume lxxvi : T'oce Hieo ad Doniinum clainavi. ■

AUr.l MENT. — Lp Psalmisle en racoiUam la fuilP mirai uleuse du peiiple de llieii hors de l'Egvple, semble ïiiiKiiieer la (in de la raplivilé de Babyloiie, diiraiil laquelle on a lieu de croire (|ue ce psaume fut composj. ij \ exprime aussi les seiitimeiils d'une âme aflligoe, et la cuusutc par de salutaires iuslructiuns.

Le Seigneur écuule ma plainte.

Mes cris ont atiié ses regards paternels.

J'ai percé la majosté sainte Doiiil'éctut l'eiivironiie et le cache aux mortels.

, Mes regrets, mes clameurs funèbres.

Au lever de l'aurore imploraient son appui ;

Je l'invoquais lians les ténèbres, El mes Ireniblanies mains s'élevaient jusqu'à lui.

Dans les plus cruelles alarmes, Auv douleurs, aux remords, à la crainte immolé.

Je m'excitais moi-même aux larmes, Hais Dieu se lit entendre, et je fus consolé.

Je suivais jusqu'aux premiers l'iges Ses soins pour nos aïeux, son amour, ses bienfaits;

Partout s'oflfraienl des témoignages De ce qu'il fil pour eux, sans se lasser jamais.

Quoi! m'écriai-je, il fut leur père, Leur cbef, leur conducleur en tout temps , en tout

[lieu.

Oubliera-t-il dans sa colère Que nous sommes son peuple , et qu'il est noire

[Dieu ?

Non, l'espé.ance m'est rendue.

Je Sfns fuir loin de moi les périls que je crains.

Dieu soutient mon âme abattue.

Et ce prompt changement est l'œuvredeses mains.

J'ai rappi-lé il»n» ma niénioire l)>-s bontés lin Sei',;n-ur l'jnalléralile cours.

Mon l'd'ur iniiditera ^a gloire.

Va ma bouche aux mortels l'aniioïK-er» loujoiiR.

Kb I i|url Dieu pins );rariil qn.' le iiiSire? Quel l).eu peut e^'aler sa force et son 'jionvoii 'f

Israël n'en aura point d'autre.

Lui seul de nos tyrans n confondu l'espoir.

Dieu puissent, du sein de la nue Ta n ain «uidait Jacob par l'Kgypte invcsii :

Ia's (lois lionbîés l'ont icoonnue, Kt du sen de ta voix leur goulfre a retenti.

Tes cris, semblables an tonnerre.

Jusqu'au fond de l'abime ont porté la terreur :

Kt les l'omleinents de la terre.

Parla course ébranlés, ojil tressailli d'horreur.

' Le tourbillon qui t'environne * Vomit des Iralis brillants (|ui répandent l'effroi :

Les éclairs brillent, le ciel tonne, La mer frémit, recule, et s'ouvre devant toi.

Ton char, dans ces routes profondes Ne laisse point de trace et court à l'autre bord.

Pharaon te suit dans les ond s.

Il y cherche ton peuple, il y trouve la mort.

Israël fiprès mille obstacles Va remplir le désert de ses cris triomphants

Seigneur, un seul de tes miracles Anéantit l'Egypte et sauve tes enfants.

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