‹ Œuvres completesChapitre 118 sur 232 · TROISIÈME DIVISION · texte numérisé non relu

TROISIÈME DIVISION

Oui j'ai fail l'expérience

De tes divines bontés;

Ajoutes-}' la science

De les saintes volonlés.

Loin de marcher sur les traces,

J'ai provo.jué mes disgrâces,

Par U'atfreux égarements ;

Mais, grand Dieu, ton cœur de pèro

Par de nouveaux biens lempèro

La rigueur des' chàlimenls.

Les médisants avec rage Contre moi lancent leurs traits.

Ta loi dans ce triste orage Î.Ie soutient par ses allrails.

Mais quand mon âme s'y livre, Le lier mondain no s'enivre Que d'impures voh.plés

I 57 I'Iu;mii:iii r\iiiiK. — l'otsiKS

T;i jii>lifo a iU\ pnriiliio, Ml lu iii'ji|>|iroiuls ù cniifiuitru Le prix du» ailvfisilt-s.

Austère ol douce justice.

Plus |ii-écitMisc (|ui.> i'ur I

Des l)ieiil':iil!> d'un Uiuu |iro|iicu.

Je |i()Sst''di' lo liésor.

Tu liiruias mou f\isloiice,

Doniiu-inoi riiilelligoncê

Oo les (itC'Cf|ilcs paifuils;

Tes iuloiMl'.'Uts fidèles

Lortronl les boules nouvelles

Dans les biens quo lu ino lais.

Do la vengeance sévùro Je rccotniiiis l'ocjuilè ; J'iii subi lie ta colère L'urièt trop bien mérité.

Oublie à présenl mon crime; Coiisulu enfin ta victime.

Et conserve encor sus jours Je n'en prilends faiie usage (Jue pour l'aimer davantage El pour le servir toujours.

Quo le désosf)oir accable

Mes supeibes enieinis.

Pour moi plus j'étais coupable,

Plus je le serai soumis.

(Jue celui qui craint ta liaine,

QdO Cl ux que ton culte enchaîne,

i»econdeiit tous mon ardeur;

Qu'en ta loije persévère,

lit (|ue rien jamais n'allère

La pureté de mon cœur.

Trop nourri de ta promesse,

Ce cœur languit abattu.

MlS yeux te disent sans cesse,

Quand me consoleras-ln ?

Wais dans ma douleur niorlelle,

Ta sagesse me rapiielle

Ses imnjenses profondeurs.

Quel terme auront mes soulFrances?

Quand ^'armeront les vengeances

Contre mes persécuteurs?

Les méchants vers leurs abîmes Wont conduit tant qu'ils l'ont j^i ; Leurs détestables maximes M'avaient presque corrompu.

Sauve-ujoi de leur malice ; Mou amour pour la justice Les soulève coutre ujoi.

Malgré leur ligue farouche.

Les oracles de ta bouche Dissiperont mon ell'roi.

Ta vérité, ta parole Ont leur Irùne dans le ciel ; De loi-mème vrai symbole.

Leur empire est éternel.

Kien n'est créé, rien ne dure, Itien n'agit dans la nature, Grand Dieu, que pour te servir; Je te dois un juste hommage Des jours qu'au sein de l'outrage La mort allait me ravir.

Qu'un liouvoau iicn resserre Ta justice et mon amour.

SACRKLS LT PlUl.OSOl'HIUL'ES. — ODLS. 1158

Les péilieurs me l'onl la guerre, Me (nMirsuivent nuit et jour; Pour éviter leurs vcngi-ances Uempli de tes ordonnances, A toi je nie suis uni.

J'ai vu les œuvres mortelles; Tout est imparluil en elles, El Dieu seul est infini.

ytAriiii'MK i>ni5io\.

0 ipii' ta l'ii me |)htt! pai' elle iostruit sans cesse. J'ai de iiio» ennemis trompé la fausse adresse,

Elles malins regaids.

J'ai des plus grands Jucictirs 8urpas!;é la science. Et j'ai par mes conseils vaincu l'expéiience

Des plus sages vieillards.

J'ai détourné mes pas de lont sentier oblique ; Soumise à tes décrets, mon àme ne s'apjjliqiie

Qu'à tes enseigneiiRiils.

Que la parole est douce et ipie j'aime à l'entendre '. l'abhorre le mensonge, et m'aliache à comprendre

Tes divins jugenicnls.

Ta parole. Seigneur, est l'.isiie ([ui me guide; J'.ii juré de le suivre, et mon cœur moins timide

Accomplira ce vœu.

J'ai langui, j'ai souffert, que ta main me soulage. Et que mes chants nouveaux pour toi soient un

[hommage

Digne de ton aveu.

Monàme à chaque instant à me quitter s'apprête. Le piège est sous mes pas, le glaive est sur ma Icle,

Mais tu soutiens ma foi.

Elle fait mes plaisirs, elle est mon héritage, El m'annonce les biens dont je trouve le gage

Dans ton heureuse loi.

Ennemi des méchants, à tes ordres docile. J'ai cherché dans loi seul un rempart, un asile

Et l'espoir de mes jours.

Je fuis loin de l'impie, et le sers avec joie ; Fais que do mes tourmeiiis je ne sois pas la proie.

Quand j'altenJs ton secours. .

AiJe-moi, je vivrai. Foule aux pieds et dispersa Des prévaricateurs la nation perverse

Qui blasphème son roi.

Que de tes jugements la terreur m'environne; Que tout mon sang so glace et que ma chair fris-

[sonne

D'un salutaire efirol.

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