ÂPHÈS LE PASSAGE DE LA MEK UOLGE
Canlemus Domino, r/lnriosc rnim magniftcatus est, [kxod. XV, 1.)
ARGUMENT. ^ Ce eanlicuie ;ip|irirlient de droit K la poésie. Il est en vers il.ms le lexlc liùbreu ; et ce sonl les p!us aiici:'ns que l'on eouu.ils e. .loscp'i, sur la Un
du livre second de ses Antiquités, assure que ce sont (les vers hexamètres; ce qui semble confirmé par l'auliirlté de saint Jérôme, juge compétent dans celte matière. M. Hersan, professeur au collège du l'iessis, a expliqué ce poëmc selon les règles de la rhélorique. On peut consulter sa version el son commerlaire dans le second tome du Irailé des éludes, par M. Rollin.
Je chanterai le Seigneur, Je cliaiilci.'"ai sa puissance;
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l'.tr ont' illuslro vonucntutf Il si;;iKilcsa (n-andoiir.
Toulrc son (inlic mi|>i(^iiii', (Itmlro II' |ii'ii|'k' (Hi'il ;iiiin!
l.'l':>;V|>lo i-ii >a!ii r.JiiilKill.'iil : Il en tri<>iii|>lif, il riiii>lioie Lu c.'ivaluT i|iii si> tuiii; Sous le i-iiur>ii'ri|u'il inoiilnil.
Son bras iinaml la niorl in'assii^go
Kst ni.i l'orce el mon i^alnt ;
JaiiKiis sur ceux (lu'ii imoIc^o
l.'oiiiiiMui ne |iiévalul.
Seul olijet (le sa tendresse,
Je ct'lt^ijicrai sans cesso
Mon Mivinciblo soulien.
Avec lui loul mu iiros| ère,
il l'ut le Dieu do mon père,
Il Sera toujours le mien.
Jéliovidi s'csi nioniré comme un gueuler lerrible. Il ouNre dans les flois une roule paisible
Aux piMiples dont il est ser\i; Et dans ces iiicnies 11 is, (iu\erls ptiur noire fuite,
Si voix reiiv, rse ci piccipilc Le char île l'Iiaraun, les chefs qui l'ont suivi.
La mer alors, la mer qui baigne lour empire.
De loulcs paris les inveslit;
S n propre roi qu'elle englouilt, D spar.-iii dans l'abîme où sa fureur e\pire. J'ai vu cliels et soldais, coursiers, armes, drapeaax
Au liruil des vcnis et du li iuie:ro.
Comme le métal ou la pierre, Tomber, s'ensevelir dans le gouffre des eaux.
Ta droite a signalé sa force inépuisable. Seigneur, où snnl ces rois, contre ta loi durable
Follement conjurés?
I)c leur impiété quel sera le salaire ? Je les cherche : où sont-ils? le feu de ta colère
Les a tous dévorés.
Ton sondl;; impéiueux a soulevé les ondes; 11 ouvre de la m.er les entrailles profondes
De l'un à l'autre bord :
So'jdain les Ilots durcis au milieu des abîmes, Fornunl l'affreux chemin qui conduit tes victimes
Aux portes de la mort.
Ni>ire enr.enii disait : Je poursuivrai ma proie; Leur sang, leur propre sang inondera leur voie
Jusqu'au fond des déseris.
Je les dépouillerai, j'assouvirai ma baine: lU étaient sous le joug, ils ont btisé leur cliaiue.
Qu'ils renirenl dans mes fers-
II le disait. Et leurs biaspiiènies Sont éloutfésau sein des Unis.
Dieu fuit retomber sur eux-mêmes •^ L'audace de leurs vains coin|ilùts.
Grand Dieu, que tu tais de prodiges !
Ces dieux d'erreurs et :lo pt estimes, Onl-ils pu s'é,^aler à loi '!
Terrible niutlrc des cmi)ires,
l.fS cliniils iii6mo ((ue tu lh'inspirc^, Mtt péniMrunt d'un saint otHoi.
T'u ('liasses la mort et la guerre Loin des l'oiur.s rpii ti! sont soumis : T'u romps les voiries de la terre Sous les pas do tes emieinis.
i'!n tous lieux ta main (latcriielle Soutient la nation lidèlu (Jiie ton bras vient de lacheter ; Va |)(jur couronner Ion ouvrage, Tu la conduis dans i'Iiéritago Que toi-iuôiue veux habiter.
De la Palestine alarmée
Jo vois la rage et la douleur.
Tous les |iriiicesde l'idumée
Sont dans le trouble cl dans l'horreur-
Moab i|uille ses champs fertiles;
Ses soldais restent immobiles
Sous ton glaive viclorieux :
Dans l'eU'roi mortel (jui les glace.
Seigneur, sur Ion peuple qui passe.
Ils n'oseraieul lever les yeux.
Tes soins l'établiront sur la montagne sainte Où tu veux élever le noue de ta loi.
Dans ces lieux lant promis, législateur et roi. De ton ricbe palais lu fonderas l'enceinte. L'univers l'y rendra des honneurs éclatants; Ton règne est élernel. Seigneur, et sa durée.
Par les âges ni par les temps
Ne saurait être mesurée.
Pharaon sur son char est entré dans la mer : Il portait dans ses mains et la flanmie et le fer; Tout un peuple a suivi ce monarque inflexible. Il s'avance; Dieu tonne, et dans leur i luiie borribla Ces flots se sont rejoints sur ce peuple cruel. Mais ils sont devenus une plaine solide
Sous la marche rapide
Des enfants d'Israël.