‹ Œuvres completesChapitre 128 sur 232 · V. CANTIQUE DE DAVID · texte numérisé non relu

V. CANTIQUE DE DAVID

Considéra, Israël, pru his qui mortui suiit super cxcelsa tua vulnerali. [Il Rcg. i, 18.)

AllGlMENT. — David avait ù\.& contraint de quiUer la cour de Saul. tl servait même cnntre ce prince dans

l'ariiii'-c il'Aclils, roi lit! Colli; ni.ils il ne v Iroiira fiolnl à la tnlallli' de tW-llioi^, ml Saul fut liii^ avi>c Iroltdii ^l'H cnraiils, Jonallias, Aljlliadali i-t MrlcIiJKiia. Li-s l'Iillisliiis traili'rriit indiKiii-iiicnl li-ncalaircs lU-tcs qiialrn (irliicis. David Tiil accaldé ili* dnnlior à la li'iiivt'lk' ilili-iir mort. Ou sait le rcspfcl cjn'll avait loiijoiir» roii- •.rrvé (lOiirSaiil, it raiiiilié Iviidrr (|ul l'altacliaU !■ Jiiiialli iH. il cliaiila en leur honneur le ranti>iiio ruiièliro i|m suit.

.Considère les disgr.lces.

Peuide abandonné des ciMi\ ; La moit M souillé les traces Du sang le plus jirécieux.

Elle a tiaiipé tes collines, Tes cliauijis sont pleins ilo ruines, L'apjiui du Irûne est tombé:

Ces chefs longtemps invincililes, Ces chefs si forts, si terribles.

Comment ont-ils suci;onibé ?

Légions israéliles.

Dissimulez vos douleurs; Aux cruels Ascaloniles N'annoncez [las nos malheurs.

O Juda, que ta tristesse Se dérobe h l'allégresse Des feiiiines des Philistins; Kt n'augmentons pas la joie.

Où ce peuple impur se iiwie Dans les jeux et les festins.

De sang, montagne arrosée,

Séjour de trouble et d'etfroi,

(lelboé, que la rosée

Ne toml)e jamais sur toi

Que dans les flancs l'eau tarisse,

Que tout germe s'y fléirisso,

Que tout frtiit sèche en sa Heur;

Monument triste et durable

De l'outrage irré|)arable

Qu'a souflert l'oint du Seigneur.

La mort attachait ses ailes Aux flèches deJonatlias; Saiil des rois inlidèles Exterminait les sold.-its.

Fils aimable, père illustre' Que vous répandiez de lustre Sur nos jours les moins brillatils Que d'exploits sous de tels guides I Les aigles sont moins rapides, Et les lions moins vaillants.

Toujours unis, la mort mémo Ne les a point séparés.

Objets do ma crainte exlrêiun, Filles d'Israël, pleurez :

Pleurez des maîtres si justes.

Qui dans nos fûtes augustes ^'ersaienl leurs dons sut vos pas ; El dont les mains triomphantes De parures éclatantes Ornaient vos jeunes apoas.

Vous adoriez leur empire.

C'en esl fait, ils ont vécu.

Dieu loin de nous se relire ,

Et l'idoltltre a vaincu.

Quels nouveaux gtierriers s'avanccatî

Quels vils ennemis s'élancent

Des vallons de Jesraèl ?

Tardes aimes mé[)iisées,

Comment ont élé brisées Les colonnes d'Israël

Héros du peuple fidèle.

Prince tendre et généreux , Tu meurs : ft douleur morielle Pour ton «rai malheureux 1 O JonalhasI ô mon frère 1 Je t'aimais comme une mèra Aime son unique enfant; Avec loi notre courage Disparaît comme un nuage Qu'emporte un souffle de vent.

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