‹ Œuvres completesChapitre 129 sur 232 · TI. CANTIQUE DU MÊME · texte numérisé non relu

TI. CANTIQUE DU MÊME

Confitcmini Domino et invocale nomen ejus. {l Parai. XVI, 8.)

AUGL'MRNT —David .ivant embelli el forlifié la ville ce Jérusalem, prépara lin lieu pour y placer l'arche du Seigneur. Elle y fut transportée de Cariatliiarmi. On célébra cette auguste cérémonie avec beaucoup d appareil. On offrit des sacrifices et des holocaustes , David donna des festins au peuple, le bénit, et 01 chanter par différents chœurs, sous la direction d Asaph, un cantique qu'il avait composé exprès, ou qu il tira des psaumes faits auparavant. On trouve en effet dans ce poème le commencement du psaume civ el tout le xcv, excepté quelques versets.

A chanter le Seigneur invitez tous les âges Parmi les nations publiez ses ouvrages, Publiez ce qu'ils ont de merveille et d'appas. 0 vous qui le cherchez, que des lorrciils de joie

Fertilisent la ^oie

Où s'impriment vos pas.

Ckerchez ce Dieu si juste, accourez sur ses traces. Son regard est pour vous l'avant-coureur des grâces Qu'il accorde au» mortels de sa crainte remplis. Demandez-lui la force, exaltez ses miracles,

Et ses divers oracles

Sur la terre accomplis.

Ne puisez votre honneur qu'en sa gloire immortelle, Vous race d'Abraham son serviteur fidèle, Vous entants de Jacob, qu'il nomma ses élus : Il faut que tout pouvoir devant le sien Céchisse;

Partout de sa justice

Les droits sont absolus.

A ton maître éternel parle avec confiance, Peuple heureuîi, souviens-loi que dans soa alliance Il reçut pour toujours Abraham et son fils; Que Ja ob, Israël, de ce traité suprême,

Par son amour eïtrême

Furent encore admis.

Vous aurez, leur dit-il, un fertile héritage; Et dans ce même temps, privés de tout partage. Us étaient peu nombreux, sur la tirre étrangers. De royaume en royaume, errants et sans patrie. Ils promenaient leur vie Au milieu des dangers.

Mais Dieu ne souff. il pas que l'orguuil ni l'audace De son peuple eucoie faible insultât la disg â.e ;

.EFR.\NC, MARQUIS DE POMPIGN.\N. U60

Souvent pour le venger il châtia des rois.

Et leur dit : gardez vous d'offenser mes prophètes,

Ces sacrés interprètes

De mes divines lois.

Chantez doue le Seigneur, racontez ses prodiges, Habitants de Ja terre où .brillent ses vestiges ; Il vous sauve, vous garde, il vous fuit en tous lieux : Equitable en ses lois, grand dans ses récompenses.

Terrible en ses vengeances

Par-dessus tous Us dieux.

El qui sont-ils ces dieux qu'un peuple esclave adore? D'insensibles métaux que lignorante implore; Le nôtre a tout créé, l'univers esta lui. Il mène sur ses pas la force et l'allégresse.

Et sa gloire est sans cesse

Où ses regards ont lui.

P.'uples et nations, venez sous ses auspices, Venez dans sa demeure offrir des sacrifices Offrez-lui des tributs d'amour et de respect. Sur son axe immuable à jamais suspendue,

Que la terre éperdue

S'incline à son respect.

Que des flots étonnés les gouffres retentissent. Que les plaines, les airs, les cieux se réjouisse..!, Et d'une sainte horreur que tout soit pénétré. Qu'après nous mille voix s'empressent de redire :

Enfin dans son empire

Le Seigneur est entré.

Les forêts chanteront, et leur concert sonore Du soleil de justice annoncera l'aurore ; Dieu va juger la terre et lui rendre la paix Célébrez sa bonté, rendez-lui témoignage,

0 vous qui d'âge en âge

Vivez de ses bienfaits.

Dites-lui : sauve-nous, toi qui sauvas nos pères. Daigne nous rassembler des rives étrangères Sur ces bords fortunés, séjour de ta grandeur ; Et que de siècle en siècle, Israël que tu venges,

Consacre à tes louanges

Et sa Louche el son cœur.

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