‹ Œuvres completesChapitre 133 sur 232 · XII. CANTiQLi: uisail · texte numérisé non relu

XII. CANTiQLi: uisail

Confittbor lilii. Domine, //iinniain irulm «■•i «ii7ii. (/jt.'i. \ii, 1.)

AHGl MI:N T. — Ce sont Ici île» atlimis île yrAfos (|iie li' lirojihi-le oH're au Sei;;iieur au ii»ui de loul Israël. Il avait aiiUDUcé ilaiis le rliapilre priV-éJeill la venue ilu S.iuveur, et le reiinir des Juifs. (!es deux événeiuenls inéritileut bleu un canliiiuc do reiucrcienieul ut de iole.

Je remis f?idce h t.i colère Doiil les elluts sont liiiis.

Seigneur, imi f(Miii-iiu\ sovèro l'iKiil liii fournit) X ilo pî'ie (Jui chorclie à sutiver un tils.

Dieu me guérit, me console Après lu'iivoir accablé.

Plein d'espoir en sa (laroie, Jamais triinc peur frivole Mon cœur ne sera troublé.

Il est mon bras tulélaire, Mon salut et mou boiilieur.' Vous qui désirez lui plaire, Puise/ un(i eau salutaire Dans les sources du Seisjneur.

Annoncez do sa puissance Les signes prodigieux.

Son nom seul rend l'espérance, Sert d'asile et de défense Aux mortels religieux.

Joignez ?ux dons qu'il demande

Un cantique solennel.

Qu'au loin le bruit s'en répand-.-,

El que l'univers entende

Ce qu'il lit pour Israël.

O Sion, dans ton enceinte Il mit son teuiple et sa loi.

0 Sion, bannis ta ciainte; l'un Dieu de ta cité sainte list le pontife et le roi.

Xiil. CANTK^UE DU MEME,

Domine, Deus meus es tu, exaltabo te et confUebor nomini tuo. (Isa. xxv, 1.)

i.RGLME.\T. — (Juand les prophètes avaient prédit les événements avantageux, Us Unissaient coniniunément leurs prophéties par un poënie d'actions de grâces. Dans ie dernier verset du chapitre précédent, Isate semble rappeler au per.ple juif qu'après le passage de la mer Rouge, il célébra sa reconnaissance par un cantique. De même, les [sraéiiles qui seront échappes des mains des À&syrivtis, trouveront un passage pour s'en retourtier, et eh ce jour-là cluuUeront it:t caiilique au Sei'jneur.

'ieii^neur, je bénirai la gloirti Jusqu'au dernier do mes inslanls.

fout retrace à mes yeux l'iiislrire De les prodiges ëckaaiils.

Avant la naissance thi monde, Dans ton élernilé (irofonde Tu produisis tes volontés; Et les décrets de tu puissance Dans ta mystérieuse essence Furent dès lors exécutés.

D'une cité forte et superbe Tu fais un amas de tombeaux;

KT fini OSOI'IIIULKS. — CANTliilKS lITt)

De.s marais, des buissons, do riieil>> Itemplis'tont si'S jardins si beaux.

Dis seuls monuments (|ui lui resleii'l.i'S débris épais nous allosteni, l.e ravage (|u'elle a souiferl; l'^t dans son enreinto inutile, Des nations ce vaste asilu N'e.st plus tiu'un lugubre désert.

l.e vainqueur, objet do tes grûces,

.\ Ion tri:<mplie applaudira.

.Mais l'orgueilleux que lu menaces,

\n bruit de ton nom frémira.

Ton secours puissant forlilie

Les morti'ls(|ui trainaienl leur vie

Dans l'indigence et le malheur.

Ta pitié tendre leur apprête

Un refuge dans la losnpôte,

Un lieu frais durant la chaleur.

Tout cède à la funeste rage,

A la colère des méchants';

C'est un tourbillon ([ui ravage.

Un feu (|ui dévore les champs.

Mais Dieu [luiiit dans sa vengeance

l.a tuinulltieuse in.solenco

De ces étrangers furieux.

Ueurs enfants, leurs neveux périssent

Comme des plantes que flétrissen'

Les brûlantes vapeurs des cieux.

La montagne oii sa gloire brille.

Ilassemblera les nations :

Il n'en fera qu'une famille.

Sans (rouble et sans dissensions.

C'est là que nos maux se réparent,

C'est là que ses mains nous prép;-" —'

Le plus somptueux des festins.

Il y romiua la chaîne impure,

Et finira la nuit obscure

Oà languissaient tous les humain'

La mort par ses coups terrassée

S'abîmera dans les enf.rs.

Notre ignominie elfacée

Ne remplira [ilus l'univers

Que cet avenir nous console;

Dieu nous l'annonce : à sa parole

Les événements sont liés.

Nos cœurs seront exempts de craintes,

Le ciel n'entendra point de plaintes :

Tous les pleurs seront essuyés.

Alors son peuple osera dire :

Oui, le voilà, c'est notre Dieu; Vers nous sa clémence l'attire, Il reparaît dans le saint lieu.

Nous l'atlendioris : quelle allégresse Succède aux pleurs de la tristesse.

Aux ciis de la dispersion 1 D'Israël il soulieiit la cause, Et sa |iuissance se repose Sur la nionlague de Sion.

Fier Moab, ton peuple indocile, Sera sous sa verge écrasé.

Comme l'épi sec el fragile Sous le poids des chars est brisé.

O Moab, sa main te foudroie; Sur ton emjiire elle déploie La rigueur de S(;s châtimcnls.

1171 ŒUVRES RELIGIEUSES DE J.-J. LEFRANC, SURQUIS DE POMPIGNAN. H72

Ils oni dans leur disgrâce, ils ont dans leur misère Imploré tendreraenl le Dieu qui les poursuit. Ils ont béni, Seigneur, le châlinient sévère Qui les accable ei les instruit.

Tes murailles seront détruites, Et leur tours en cendre réduites Périront jusqu'aux fondements.

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