‹ Œuvres completesChapitre 136 sur 232 · I .j tiiiir eli'iiîl sf!> l'i-iiv · texte numérisé non relu

I .j tiiiir eli'iiîl sf!> l'i-iiv

A ce iiiMivi-uu kiift-tiit le «luletbiis 1rs iiufs, Uejjdo» nilioii» <|ue lu n'as pas eiuiiiue», l'lai;:iieiil Ion sorl ulTieux.

I.< f p«ii|i|cs l'I les n)i> froriiiroiit (IV|iiiu\uiile, Qiiuiid mon glaive uinlirasê, (|uaiul ma Tunilre bvù-

[laiiic

Devani eux passera.

Fir axéi lies lioM'vurs duiii la pcile csi suivie, Ils vcrioiil la ruine el (lour sa propre vie

Chacun d'eux Ireniblura.

Le Seigneur aii\ inorlels parle assis sur soo IrAne : Vuici le for sanglant du roi de HaLivlone

Dont je guide les coups.

0 hraves de TKgypie, uin' plus forio armée Pélruira vnne audace à vaincre accouiiimée,

El vous périrez tous.

J-- frapperai de mort sur ses rives lleuries, Les aniiiiaux divers nourris dans ses prairies,

Abreuvés de ses eaux.

Sis fleuves loujours purs, ses rivières profondes. Ne verroni désormais se jouer dans leurs ondes

Ni mortels ni troupeaux.

Toute l'Egyple alors solitaire, éferiue De mon divin pouvoir connaîtra Tétendje,

Sentira ses niallieiirs.

0 compagnes du Ml, à ma haine immolées, Partout des nations les filles désolées

Vous donneront des pleurs!

Chantez donc, fils de l'homme, un cantique funèbre; llàtez-vous, annoncez à ce peuple célèbre

L'arrêt de son liépas.

Ouvrez le précipice où l'enlrainent ses crimes ; Les plus lameux guerriers dans ces profonds abiraes

Ont précédé ses pas.

Eh! pourquoi seriez -vous plus heureux que tant

[d'autres?

Ingrats Egyptiens, leurs cœurs plus que les vôtres

Etaient-ils endurcis?

Nation trop superbe, il est temps que tu meures; Cours aux lieux souterrains partager les demeures

Du peuple incirconcis.

L'Egypte descendra dans la nuit infernale ; Elle y verra les chefs qu'une amitié fatale

Unit avec ses rois; Et tout souillés encor du sang versé pour elle, Ces spectres malheureux à son oaibre cruelle

Adresseront leur voix.

C'est là qu'.\ssur habite, et que d'un peuple im-

[meiise, Il voit autour de lui dans un affreux silence.

Les sépulcres rangés.

De crainte à son aspect la terre fut frappée Il périt. Les soldats et leur roi sous l'éjiée

Tombèrent é/orgés.

rOLSIES S.\CIIEES ET l'UlLUSOl'HiyiES. — C.\NTigEES. «ITH

Elam est en ce lieu : ses JKUiiieuf.H raliar'dMnneut, De ses guerriers vaincus les luiiibeaux renviroiinent

Do lénèbres couvert!».

Li'g pays (|u'il troubla détestent sa mémoire; Du milieu dos conibalj il fut jeié sans gluirc

Dans le fond des enfers.

Ils en ont occupé les innombrables roules. Surdos lits que la nioit sous tes obscures vnâtei

Elle-iiiémc a drossés ; Siiji'ls incirconcis, souverains infidèles, Qui tous dans le séjour des ombres éternelles

Sans ordre soni placés.

Asseyez-vous, dormez parmi ces âmes (ières. Parmi ces combattants dont les mains iueurt;icies

Ont semé la terreur.

Vaiiior ei.t dans la tondie ils emportent leurs armes , L:i terre à leur trépas ne donne au lieu do larmes.

Que dos signes d'horreur.

Voilà pour l'avenir Ion siège el la patrie. Nation que le ci insc a si souvent Oélne

Et ([ui bravais la loi.

M'eiitends-lu pas les cris des rois de l'Idumée? D.ins des torrents de sang, de llamniu cl de fuinfa

Us s'avancent vers toi.

To'S ces princes du Nord dont la gloire s'efface, Vois ces bras sans vigueur, et tes fronts sans audace,

El ces yeux sans regards :

Fantômes que la mort en esclaves chàlie. Eux dont jadis la main sur nous appesantie

Brisait tous nos remparts.

0 monarques du Nord, où sont vos diailémes? El vous, bomnies puissants, dont les fureurs cx-

[trémes

Tourraeniaienl l'univers.

Où sont lous vos projets, vos grandeurs redoutables ? Les cachots du sommeil au jour impénétrables.

Vous tiennent dans les fers.

Pharaon les a vus, Pharaon qui soupire Des fléaux inouïs, des maux dont son empire

Fut longtemps accablé.

Pharaon les a vus, cet objet le console ; Et son peuple avec lui, qu'un Dieu terrible imraoie,

S'est aussi consolé.

Je suis donc satisfait, dit le Dieu des vengeances : Des pères, des aïeux j'ai puni les offenses

Jusque sur leurs enfants.

J'ai détruit d'un clin d'œil leur race passagère. Et j'ai rempli de morts au gré de ma colère,

La lerre des vivants.

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