XVJII. CANTIQUE DE MARIE
Maf/tiifiral anima mea Dominum, et exsnllavil spiritus meus in Deo saltitnri meo. [Luc, I, 46.)
AlU;tMrNT. — Marie étant entrée dans la maison de Zaïlmrit; époux d'Eli/jlif'lb, eellc-ci n cul pas philôl
H79 OEUVRES RELIGIEUSES DE J.-J. LEFRA.NC, MARQUIS DE POMPIGNAN
Moment qui jusiifie Sou oracle étei'Del.
entendu la voix de Marie, que son sein tressaillit ; elle fyt remplie du Saint-Esprit qui lui inspira le compliment respectueuv et prophétique auquel la Mère de Dieu répondit par ce cantique célèbre : Mon àme glorifie le Seigneur.
Je bénis du Seigneur les œuvres éclalanles
El ses dons solennels.
Il verse dans mon sein les sources abondâmes
Du salut des mortels.
Le Créateur choisi! sou hural)!e créature
Dont ii conuait Ja foi.
Je monte en un moment de ma retraite obscure
Au trône de mon roi.
De son amour po^r nous mon triomphe est le gage ;
Quel plus sublime honneur !
Les chants de l'univers, répétés d'âge en âge.
Vanteront mon bonheur
rieu va justilier la foi de ses oracles,
Un nouveau jour nous luit.
Il accomplit en moi le plus grand des miracles.
Et j'en porte le fruit.
Tout peuple qui le craint, qui marche dans sa voie,
Sentira ses bienfaits.
Il répandra sur lui les torrents de sa joie.
Et les biens delà paix.
11 rit des vains projets des âmes insensées,
Qu'il abbat d'un coup d'oeil ; Et d'un souille il détruit jusqu'aux moindres pensées
Qu'enfante leur orgueil.
Le roi le plus puissant voit tomber sa couronne
Au seul bruil de sa voix ; El le plus faible enfant, aussitôt qu'il l'ordonne.
Prend le sceptre des rois.
.Autour de l'indigent ses largesses divines
Versent des fleuves d'or.
A son réveil le riche entouré de ruines,
Cherche en vain sou trésor
Du monarque du ciel l'amour tendre el II Jèle
Voit nos calamités.
Nos pleurs l'ont attendri, sa pitié lui rappelle
Ses antiques traités.
Ii jura de remplir jusqu'à la Un des âges
Ses serments et nos vœux.
Abraham lui promit le culte et les hommages De ses derniers neveux.