‹ Œuvres completesChapitre 147 sur 232 · HYMNE PREMIERE · texte numérisé non relu

HYMNE PREMIERE

PODR Là FÊTE DE l'aNNONCIATION

Ne viendra-t-il jamais Le Dieu que nos cœurs appellent?

Les siècles se renouvellent Sans accomplir ses décrets.

Le Dieu que nos cœurs appellent

Ne viendra-t-il jamais.

Prétend-il nous laisser encore Dans les fers de l'antique loi?

Quand verrons-nous briller l'aurore Du jour promis à notre foi ?

C'en est fait : il rompt le nuage Dont nos yeux étaient couverts.

Il commence son ouvrage; 11 va Qnir l'esclavage.

Et le deuil do l'univers.

Fille des rois, ô Vierge aimaoïe, Parais, sors de l'obscurité.

Reçois le prix inestimable Que tes vertus ont mérilé.

Reçois cette palme éternelle ; Des promesses qu'on te révèle

C'est le gage en les mains rem. s.

Quel bonheur pour une morlellel Ton Dieu va devenir ton fils.

Déjà le signal salutaire \

Du haut des airs est aperçu.' L'ange remplit son ministère :

O grâce ! ô prodige ! ô mystère I Dieu parle, rEsx)rit vole et le Verbo est

[conçu.

Terre, élève la voix , mer, fais parler tes ondes : Cieux, tonnez d'allégresse : esprits saints, ciianlcz

Dans vos prisons profondes [tous.

Noirs démons, taisez-vous.

Que tout s'empresse et se rassemble .

Pour célébrer de Dieu l'éclaianle faveur.

Terre, mers, cieux, esprits, prosiernez-vous en- Devant la mère du Sauveur. [semble

Et vous d'une lige coupable Rejetons en naissant flétris, Mortels, Dieu brise enlin le joug insupportable Où vivaient vos aicux proscrits.

mi

l'UKMlKnF, l'ARTIE. - l'OESIES SACRtLS Li l'Illl.OSOI'IlIgLES. IIV.MMIS.

Il i-ii|iuiiJ dos grâces nouvelles, Et lie sus boiittS |i;ilerMt.'lles Coiisoiniuo li's cn^a^einûtils.

A ses lois snyt'Z liJèles, Comme il IVbt h su.v sermonis.

Duiis le sein de la créature l.e Créairur du monde aujourd'hui s'est caché. Il y dcvii'iil la lumiriiiiro, Uoiil la douieiir ailivcet pure Chassera de nos cu-urs le venin du péché.

Son aniniir nous ritul lonl facile, Ne l'ouibaitons plus ses desseins.

Parmi nous lui-même il s'exile Pour finir l'evil des humains.

Que le cri de l'ahyme et la voix du tonnerre

Epouvantent ses ennemis; Que les concerts du ciel, que les cbants de la terre

Bendenl l'espoir aux cœurs soumis.

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