SUR LA MORT DE SON FILS
Il n'est donc plus, et sa tendn.'sse Aux derniers jours de ta vieillesse.
N'aidera point tes faibles pas I Ami, ses vertus, ni les tiennes, Ni ses mœurs douces et chréiiennes, N'ont pu le sauver du trépas.
Cet objet des vœux les plus tendres, N'ira point déposer tes cendres Sous ce maibro rongé des ans.
Où son aièul et ton modèle Attend la dépouille [-nortello De l'héritier de ses talents.
Loin de les yeux, loin de sa mère, Au sein d'une plage étrangère, Son corps est le jouet des Ilots; Moisson âme du ciel chéiie, N'en doute point, dans sa patrie Jouit d'un éternel repos.
0 lois saintes! ô Providence 1 C'est bien souvent sur l'innorencc Que tombent tes cou|)S redoutés.
Un enfant du siècle prospère; L'homme qui n'a ()ue Dieu pour père, Gémil dans les adversités.
Cher Racine, sa main te frappe.
Tandis que le cou|)ablc écha[)pe Au déluge ardent de ses traits.
Quel cœur vertueux et sensible.
Ou quelle âme assez inflexible Te refusera des regrets?
Quand l'infortune suit tes traces, Autant que mes propres disgrâces.
Mon amitié sent tes malheurs.
.Alais que pourrait son assistance?
Dieu le donnera la constance, Tu n'auras de moi que des pleurs.
Tu sais qu'un chrétien fidèle.
Du sang et de la chair rebelle Rrave en héros l'assaut ciuel.
Il éloulfe leur Irisle guerre, El tout ce qu'il perd sur la terre; Il le regagne pour le ciel.
Mais vous, dont l'orgueilleuse vie, De l'humaine pliilosopliie Tire sa force et son secours;
trouve en termes bien clairs la celéliruinn de la messe, rinvucatiou des saints, le' purgatoire, les prières pour les morts.
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hl'.lMLMK I'aUTII:
Si uaiis ce monilo |ioii»siil)lo Un rovers snuii.'iiii vous )iccnl)lo, l'uiluz, quel tsl volic itcouis?
Odi vous souliotulia (l;iiis vos perles?
Oui'lli^s icssiiurros sinit.oircilcs
A volie auil.'ii'L- ilo géaiil?
l'uiiii (l'avi'iiir <|tii vous console,)
l'ti svslùiuu iiiipio ol Irivole,
lit l'esiitJrancc du ncimU
Jo les vois déjà ces grands liomnies,|
(Jui pour nous, |>eu|ilo ipiu nous som-
[ines. Parmi leurs ilisciplcs ravis, l'Apli()uenl les eausos sensibles De ces phénomènes terribles Qui lo font retjrcller Ion lils.
Des vents resserrés dans leurs chaînes,
l'it (les fournaises souterraines
Ils nous aliestent les ellets;
Va pas un seul d'enlr'eux ne pense,
(Jue c'est peul-ùtre la vengeance
D'un Dieu qu'irritent nos lorl'ails.
Ils écartent ses lois suprômcs, Kî s'ellorcent par leurs problèmes] D'anéantir le vrai moteur ; Ueeherelios [ijeines d'im|)0sturc, Qui trouvent tout dans la nature, llois le pouvoir de son Auteur.
Tels, en leur école proscrite.
Le* élèves de Démocrito Forgeaient des dieux, fantômes vains, Qui, dans une langueur |irot'onde, Après avoir créé le monde.
Oubliaient l'œuvre de leurs mains.
Laissons-les ces'mortels sublimes.
Traiter d'essais pusillanimes Les traits de nos humbles crayons.
Qu'à leur essor ils s'abandonnent.
Ce sont des sages, qu'ils raisonnent Nous, esprits vulgaires.'croyons.
Croyons, c'est là noire partage. '
Que la foi dissi[)eou soulage
Nos chagrins, nos ennuis mortels;
Et n'attendons dans cette vie,
Qu'une tin qui sera suivie
De biens ou de maux éternels.*