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IVlll. \ llll .)! MOllM.K. - l.KilUKS A UN KVKOIK, ETH
son (tour dfssoudru le iiiniiii^o s|iiiiliii'l (l'un i^vC(|Uo avej son l-lgliso ; t'I (|tH) Hioti li'u |ins moins rt^sorvi^à son lu^i'ini'nl lu (li>.s<>hiUi>n dt< Ttiii (|uu ilo l'uutro, |iai' eu |iri''ii'|ili' ilo l'KvaM^ilo i|ue riminiiie nu sé- |iiiru |>(i!i eu (|ut) Dieu ii uni, il'nù il u conclu i|iiL> les liiiiisliitions, ilopusiliiMis vl dùniissioiis di'S évtît|iii!s (i|i|iiu'lii'nnunt l'Xilti- Mvi'iiK-nl vl (II) (li'dit divin au SduvituIii l'onlilV' , vicaiio île Jésus-llliii!»!, duiil il exerce l'aiilorité sur la teire , on |ieut ilireuvee tout le res|ie(t dd ^^ sa iiiéiimire, (jue co ruisiiiiiioiiiuiil |iùcliu en i)lu>iuui!> iiianière.s.
Il pèi'lio d'nliord dans le prinoi|)0. Le iKUiul spiriluel enlie révôipic et son K^jHso esl-il |ilu» l'ort, l'est-il iiii>iiie aulaiil i|ni' le nœud eonjujjal ? Soiil-ils l'un et l'auiie eoin|>rl$ dans ces paroles, que l'Itoinme ne sépare pas ce que Dieu u uni? Non, certaineiijent. I.o mariage ne Unit que par in mort d'un des deux conjoints. Un évoque peut, avant i|ue du mourir, laisser son Eglise veuve. Jésus-Clirist, en proMnnçant l'oracle cité par Imioi-eiil 111, a 1:6 les nuiins [xnir la dissolulion du mariage, à toute puissaiire liuiiiaine, i^ celle môme de l'Kglise. Il l'a «culeineiil autorisée ù juger si un mariage a ele valable ou nul originairement; et dans le cas île celle nullilé, que son jugenieiil déclare et ne [u-oduit pas, à ordonner que les parties renoncent l'une à l'autre ou tassent réliahililer leur mariage. C'est ce qu'lnnoceiil lll,liabile d'ailleurs, ami de l'ordreet jalouxdes règles, n'aurait p;is manque de répondre. .Mais ce pouvoir qu'il revendiiiuait pour son siège et qu'il tondait sur le droit divin, toucliant les démissions, les dépositions et les translations épiscopales, devait luilairejsenlirciu'clles ne ressemlilent j»as aui jugements que l'Eglise peut porter sur les causes niatrimoiiiaies. Car la dépo silion ne regarde pas seulement un évêque intrus ou un évoque de nom. (]ui n'en aurait (las réellement le caraclèie. Elle Irappe sur Celui qui serait caiioniqueujeiit jugé indigne de sa [>lace ; et en reconnaissant la valiuile du lien qui l'aurait jusqu'alors uni à sou Eglise, elle briserait ce lien et rendrait à celte Eglise sa liberté jiour lui proenrcr un autre époux. De même, on a beau dire qu'en acceptant une démission, ou en coopérant à une translation, l'une et l'autre légitimes, l'Eglise agil au nom et par l'autoiitéde Jésus-Cljrist : i|ui en doute? mais ce n'est i)0int ()ar une a;j|ilication de ces paroles que l'Iiomme ne sépare pas ce que Dieu a uni. Cela (nouve au conlraue qu un pouvoir ôté à toutb puissance bumaine sans exceplion, et que Dieu s'est réservé comme souverain dominateur de la nature, est très-diU'éreut décelai que l'Homme-Dieu a reçu et qu'il a communique à son Eglise dans l'ordre surnaturel.
La consé(]uence a laquelle 1 inocent lil en voulait venir, n'est pas pius juste que
(!44) L'ancienne cl lu nourcUe (liscii:line de l'E^ ijliie, p.u'llu II, l.\. M, ( li.ip, 5i.
le principe d'où il la déduisait. L'on^^agenieiit <|iii résulte de la consécration é(Mscopale, on, coiiinie le niéine l'ajio le soutient, du la conliriiiation suiilu de l*é\èi|ue élu. est soumis au pouvoir do l'Eglise; el co pouvidr, nécessaire h s.i boniiu administration, lui a été diiiiiK' (lar Jésijs-Clii i-Jt. Mais les livres sainls ne disent pas qu'il ail élu exclusivement réservé parle Eils d" U:eu à saint l'ierre et 'i ses successeurs, ni niôui'.) il l'Eglise universelle, ou aucoiicile O'ciiméniipie qui la représente. D.ms les preniicrs siècles, ces soi les d'alf.iires se terminaient sur les lieux, ou par les conciles provinciaux, ou par des conciles plu> nombreux. Si les Papes 3' intervenaient riuelipii-lois, c'était comme dél'enseurs des règles, ou vengeurs des cations violés (droit que leur primauté d'inslitution divine leur a toujours assuré dans l'Eglise entière) , ou comme exerçant , par un lilre particulier, l'auloriié patriarcale dan? l'Eglise d'Occident. Ce (jue los évoques, rassemblés dans leurs provinces, faisaient alors en esprit de concorde el d'unilé, et pour l'avantage de l'Eglise, sans qu'aucune autorité supérieure réclam.ll, était censé, avec justice, se l'aire au nom el |)ar l'auloriié de Jésus- Clirisl ; on ne remontait pas plus liaul, et l'on ne croyait pas avoir besoin indisponsableuunt du Souverain l'iintile, pour disscmdre, soit ()ar une déuiission acceptée, soit par une déposition |)ronoiicée, soit par une translation approiivee, le nœud l'orme entre un évèque el son Eglise. 11 est vrai que l'usage contraire avait déjà prévalu dans l'Eglise latine iiueli[ues siècles avant Innocent 111. On y comptait ces objets parmi les causes majeures, dont la réserve au Sainl-Siége était encore jilus ancienne. Le P. Tliomassin remarque (liij que celle réserve, amenée insensiblement jiar la succession des événements et des siècles, avait sa source dans la primaulé de juiidiction, qui a()partienl de droit divin à la chaire du saint Pierre; el qu'ainsi Innocent III pouvait dire ([ue les Souverains Poiililes ont, par ce même Uroil, le pouvoir d'ai'cepter les démissions é|iisco, aies, de déposer ou de transtérer des évèques. VanEspen (lia), qui rafiporle celte observation, pense néanmoins que le discours d'innocenl III doit être modilié, ciim magna tnoderalione intel- U(ji oportet ; qu'il ne iaut [las l'entendre selon la rigueur de la lettre, mais l'adoucir par une interprétation favorable : Hwc nun ad ri(jorem expressionis sunC accipieitda, sed beniyna interprelatione vioUienda. (Juoi qu'il ensuit, l'Eglise gallicane s'en tient, sur l'article des déposiiions, au décret du concile de Sardique, qui ordonne que ces causes soient jugées par les prélats comproviiiciaux, et circoiivoisins, si les compru- Mnciaux ne soiil pas en nombre sullisant, sauf l'appel au Sainl-Siége. ijuaul aux démissions et translations, la disci|)line, qui
(115) Jus ecctesiiisiiciim universum, pais iinma, lil'jlo i-j, De con^iciiii vue ei'iscupoiuni.
ŒLVUES COMPLETES DE LEFRANC DE POMPiGNAN.
les a ri'servY'es (lepuis longtemps ;uix Papes, siihsisie parmi nous, coinnie dans les autres Eglises. Nous aurions seulement à désirer que leurs jugements sur ces matièjes, tlu moins celle des translations, au lieu d'Ctre de simples formalités qui ne rassurent pas l'Eglise sur les motifs ni sur les suites, fussent rendus avec un sérieux examen, et précédés, pour cela, d'informations locales qui retiaçassent les anciennes procédures des conciles provinciaux ou régionaux.
Malgré les diiïérences incontestables entre le lien conjugal et celui de l'épiscopat, il demeure constant qu'un évéque engage sa foi à l'Eglise pour laquelle il est consacré, et que cette Eglise lui engage la sienne. Toutefois cet engagement n'est coutracté qu'avec des conditions qui ne peuvent en être séjiarées, (juoiqu'elles ne s'expriment pas. Il y en a de communes aux parties contractantes ; il y en a de particulières à l'une lies deux. Ne parlons [)lus de la déposition, étrangère à notre sujet : elle ne «légage pas seulement l'Eglise, dont l'évoque a mérité et subi ce châtiment; elle lui uéfend de le reconnaître, et transporte son obéissance au successeur qui le remplace canoniquement. Ne parlons pas encore des démissions volontaires ; nous verrons qu'elles peuvent avoir des causes légitimes. En ce cas, l'évèque qui se retire avec l'approbation qu'il doit obtenir, n'est pas infidèle à son Eglise; il use d'un droit auquel il n'avait pas renoncé en s'at'.acbanl à elle. La question jirésente concerne les translations; or, je prétends qu 'elles n'atta(iucnt pas, si les motifs en sont justes, l'essence de l'engat;ement qui lie un évêque à son Eglise, iju'esl-ce en effet que cet engagement"? >e teniiine-t-il à une église individuelle? Non, il embrasse l'Eglise universelle; on peut même dire qu'il lui dévoue plus étroitement lin évêque qu'à l'église particulière dont il (levionl titulaire (lïo). En ci;la, comme en d'autres points, les évoques ont vérilablein«nt succédé aux apôtres. Circonscrits à la vérité, pour l'exercice de leur juridiction ordinaire, dans les limites d'un seul diocèse, ce que leurs prédécesseurs n'étaieni pas, ils n'en ont pas moins liérité d'eux l'oblit^ation et le droit de concourir au bien général de la religion. C'est l'un îles sens Ue l'ette ))arole de saint Cjprien, laiit de fois lépélée, l'épiscopat est un, et cluique évéque en possède solidairement une partie. De sorte ([u'un évêque, appelé par l'intérêt de l'Eglise et par une autorité compétente, à un autre siège, ne s'écarte pas de la carrière qui lui était ouverte, il lu continue avec plus de mérite et de fruit; ne fausse pas la loi qu'il avait donnée à sou Eglise, il la garde mieux eu servant la mère-commune
(1 IG) CliiKiiie évê(iiie esl, en «pieliiiie in;iiiière, ri'()<Mix, le [jeie, le lils, cl le seiviieiir de l'Kijlibe uiiiveiselle. Ainsi, qurlipie ii;irl iju'il s'jlUiclie à l'Ile seliiM les (iivei!> beMiiiis niiVlle peut a\(iir, il e.-,l loujoiirs le iiie:iic é|»>ii\ de celle ilivine c|)(iiiM', m livibiljle duiis bun éUiidue, cl incDi iiiplil>le dans
des fidèles; ne sépare pas ce que Dieu a uni ; il obéit à la voix de Dieu qui dispci>e de sa personne, n'enfreint pas les canons; nous allons voir qu'il les exécute dans leur intégrité.
Les translations ne répugnent donc point par elles-mêmes à l'institution de l'épiscopat. Voici cependant les inconvénienls qui s'j présentent : Elles interrompent, daii> un diocèse, le cours et la siiile des bonnes œuvres; elles en font avorter plusieurs; | elles en exposent d'aulres déjà formées, au danger de rester imparfaites, ou même d'elle anéanties. Si l'évêque avait gagné lu confiance et l'affection de ses diocésains, il leur laisse des regrets; il en emporte luimême, sans quoi il ne mériterait pas ceux qu'il laisse: c'est une séparation violente entre le pasleiir et le troupe.iu ; elle le serait moins, si elle n'était causée que [lar la mort. C'est une loi commune et inévitable, dont l'exécution déjiend uniquement de Dieu. Le trou|)eau serait alors bien convaincu que son pasieiir ne l'abandonne pas voloniairement. Le pasteur n'aurait pas à craindie que son changement soit l'ouvrage des liomraes plutôt qu'* celui de Diiîu, et iiue Dieu ne lui demande comple des effets que ce changement occasionnera dans le diocèse dont il l'avait chargé. Les Iranslaiions ouvrent la porte aux caprices de l'inconstance, aux dégoûts de l'humeur et de l'ennui, et, ce qui est bien [iire, aux projels et aux manœuvres de l'ambition et de la cupidité : envisagées sous ces différents points de vue, elles ont plus d'une fois alarmé l'Eglise; et les décrets insjiirés par ces alarmes, sulisistent encore. D'un autre côté, comment se refuser à la nécessité, qui les exige quelquefois, aune utilité maiiilesle qui les sollicite? Faut-il soumettre à une même censure une humble obéissance et une hardiesse présomptueuse? repousser avec la même sévérité, le zèle sincère, ardent, désintéressé, et le désir pervers de croître en richesses et en dignité? De ces considérations opposées et mises dans la balance, il résulte qu'il a dû | araitre dangereux à l'Eglise de faciliter les translations, surtout lorsque les biens et les honneurs du siècle sont venus chercher l'épiscopat ; que si des motifs et des moyens vicieux y pré^idenl, ou y concourent, e.le a dû les regarder avec horreur; (lermetlre néanmoins et approuver celles dont lu religion aurait lieu de s'applaudir, et prendre en conséquence de justes mesures pour distinguer les unes des autres. Une sagesse divine, ennemie de tout excès, et sachant séparercequi esl précieux de ce qui estvi^ik-l), lui prescrivait cette conduite. Telle a clé la sienne à l'égard des translations.
L'historien Socrate a prétendu (148) qu'il
sa cliarilé. (Le P. Tiiomassin, Dhcipliue unciemit cl iiuuveiU Ue l'Eytue, loii.e tl, pailie n, livre n , cliapuje (jl, 11° 7.)
(.4/) il sejiaraver'is preliostuii u vili , quusi vs uuitin fiis. {.leieiit. w, l'J.;
\l .ij Lili. Ml, laii. 5 .
IMUT. V. TIILOI.. MOIlM.i:.
était iiiililTiTi-nl iliins l.-s trois inciiik'rs sirclos, ret erat ptanf iiulijj'frins nputi vrlerm, •lu'mi évt^|iio |itis!idt, st'lmi les iiccmi-iiris, u'iiiii) vil'u à unu iiutrc. Il »'est troiiipô, l'I l't'tli) erreur a lUé ri'IovtSu. Tout eu i|u'iiii |ieiil iiilOriT lie .son lécit, u'nst (|uo les persi^i-ulioiis ilii |i;ig.iiiisiiiu avjiieiil pu ruiidio ilaiis ffS siùilfS li's traiisl.\tiuiis moins rariS. Il >■ en avait do nécessaires et de lou.ililrs. d'aiilrj's lit! I Liaient |ias. L'Kgliso se mit bienlAt on devoir do iirévunir les ito- (;n>s de l'aiius. Jo ne dirai pas, conlre I opinion des savants, ([iie lo lanoniiuatorziémr, parmi ceux ipii poitent le nonj de canons apnsloli(|ues, siiil, avec tout lu reste des canons, l'ouvrage des apiMres. Il est du moins d'une assfz grande anlii]uité pour le im'tlio à la tflii! des décrets do l'Eglise sur cello malu'ir. Los siècles suivants n'ont rien dit de inn'ux, et l'on y trouve, av(;c la condamnation du désordre, le juste corrcctil' i|ui laisse subsister les avantages.
Il commenci' par défendre les translations, en supposant (jue la volonté en existe dans r('vi>qiie [n.}ini' qui [)enso à quitter son Eglise pour passer dans une autre. De manière que c'est à lui qu'il est déi'undu do le vouloii et d'.v travailler, non pas à d'autres qui, sans égard à ses intérêts personnels, n'y chercheraient i]uo ceux de l'Eglise : l-'ltiscopo non liceat,sua relictu parocltia, ad alinm transire. Le canon rejL-tle eusuilo l'exception d'une violence simulée , i|uel- (|uel'ois môme adroitement ménagée, ou entin imprudemment em|iloyée (par des personnes cpii ne connaissent jias assez les règles de l'Eglise , et consultent moins ses intérêts que leurs all'eciions particulières : litinmsi a plurihiis coijatur. Il demande une cause raisonnable qui force un évéquu à consentir à sa translatio:i : i\isi sit aliqua causa rationi consentanea, quœ eum cogat hoc faccre. Comme, par exemple, le plus grand bien qu'il est capable de faire par ses préiiicalioos dans le lieu où l'on veut le transférer : Ulpote majus lucrum, cum possit iilis , qui illtic habilanl , pielatis verbo conferre. Mais personne ne devant se juiJ,er soi-même, ni jugi r danssa pro])ie cause, on lie permet jiasahjis à cet évèipie de prononcer sur le mérite de sa translation, idque non ex se; on le renvoie au jugement de plusieurs évèques , et on lui ordonne d'obéir à leurs pressantes exliorlations. Sed ex multorum episcuporum judtcio et maxima exhorlatiune. Voilà le fond et le précis de toute la doctrine de l'Eglise sur les translalions.
J'ai dit que dans les [iremiers siècles il y avaiteudes transbition^.qiprouvées.Je m'arrête à celle de saint Eustbate , cet excellent défenseur de la divinité du Verbe contre l'arianisme naissant, et l'une des plus illustres victimes de la haine furieuse de celte secle. il avait passé du s;ége épisconal de Jiérée au patriarcliat d'Anlioche, et c csl en celle qualité qu il assista au pi emier concile
li-:tiiii;s A in evi:uue. ktc, 570
(!•. iiméniquo do Nicée. Il y vola, avec les aulris Péits, piiur le canon sur les translations, t'I il le (cnferina dans sa souscriptio.. h tous les actes de ce c:on(;ile. H ne crul pas , sans doute, signer sa propre condaiimation ; il n'y essuya pas le reproi ho de contradiction entre sa conduite et sa iloctriiie. Sa mémoire n'en est pas moins honorée duis l'Eglise.
Lo concile de Nicée n'a donc pas condamné toutes sortes de translations. Il leur oppose (IV'Jj le canon, ap|iarcnimeiil celui (lue nous venons do citiT, le qualoi /.ièino des canons nommés apostoliques, (;t où l'on 'v(Ht lo discernement des translations loual)les et lie ccdles (pii ne le sont pas ; il blAmo /<! coutume introduite , au préjudice de ce canon, en p usieurs endroits. C'est (pie les excejitions les plus légitimes dégénèrent eti abus quand on les tourne en coutume, et que celles dont il désa|iprouvait la multiplicité, n'étaient pas du nombre des légitimes. Il so plaint des émeutes et des séditions excitées à cette occasion. La chose est facile à com()rendre. Il était alors d'usage et de règle, comme je l'ai remarqué dans une des précédentes lettres, que les ministres des Eglises, b commencer par leur chef, fussent tirés de ces Eglises mômes. Il n'y avait iju'un mérite supérieur et universellement reconnu qui pût déroger à cette règle ; et si cela n'était pas, on seul quels troubles devaieiu naiire ae l'établissement d'un évêiiue étranger dans une Eglise vacante. Après ce préambule, le concile détend te passage d'une villa dans une autre, non-seuleiuent à tout écégue, mais encore h tout prêtre, ;i tout diacre. Cette défense |ioite évideinment sa limitalion : car, de môme qu'elle laisse à un prêtre, à un diacre, la faculté d'être admis et incorporé dans une autre église que la sienne, pourvu qu'il y Soit jugé utile, que la légèreté, le dé()il, ou de plus mauvais motils ne l'aient jkis engagé à désirer ce changement, et que son évoque y donne les mains; ainsi, elle conserve à une Eglise vacante le droit d'afipeler, pour la gou'veriier, un évoque attaché à une autre, pourvu que la brigue et la protection n'aient pas présidé à ce choix, que la cupidité ne l'ait pas recherché, et que les évoques comproviuciaux l'approuvent. La peine décerneo contre l'évèque, le [iretre ou le diacre jj: évancateur de cette loi, est de perdre l'elfel de sa translation, et d'être renvoyé à sa première Eglise.
Le concile de Sardique, dont les canons sur la discipline ont été autrefois confondus [lar quel(iues églises avec le concile de Nicée, a puni plus sévèrement les translations dictées par lambition ou par l'avarice. Il ordonna (150), sur la jiroposition du célèbre 0>ius, évoque deConioue, que tout évêqiie ainsi transféré d'une Eglise à une auln; fût privé, même, à la fui de sa vie, de la communion laïque. Usius apportait en preuve des vues criminelles dont ces translations étaient inleciées, le fait constant ipi'on ii'avail pas
(U9l Conc, Xicœinim jnimum, taii. 15,
(i:.t)) Cunc. <(ir(li,
liii 1.
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