CE
état naturels peuvent néanmoins être tous, dilâtés quand la même cause existe. des deux côtés; ce. qui arrive. presque-toujours lorsque Yobstacle se trouve à V'urèthre ou au col:de la: vessié, parceque Furine rétenue fait également effort : -Sur toutes. ces parties. «apte ; La’dilatation des uretères et celle de la vessie, portée à à un certain point, ‘détruit ou rend inutile’ Yobliquité “qui est- -aù passage des uretères dans la vessie ; elle ne sert plus, comme on dit, de valvule , | cé qui fait qu’alors les urines de la vessie peuvent remonter jt ju 1sques ‘aux reins. Quand, par le grande dilatation, de la vessie, cetté.c quité est détruite, les malades sentent moins de douleur à. la ie +4 és parce que les urines ont plus d ‘espace pour. s'étendre ; au lieuque, tant que Vobliquité subsiste, les urines ne pouvant montrer! dans les uretères, la vessie seule supporte effort des urines retenues. ‘, Qui observeraît bien toutes LA variations’ dans les douleurs que souffrent ces malades retonnaitrait l'instant dans lequel l'extrémité de l’uretèrene fait plus valvule à ce que la: douleur de la. vessie est plus supportable ; le même effort qui agissait sur. ellesest. partagé sur'les autres parties ; et cette douleur affaiblie semble même thanger de situation en s'étendant du côté des lombes et des reins: Cette dilatation des uretères ‘devient si ‘considérable que:, dans.le cadavre d’un homme qui avait eu une obstruction au col de la vessie ; jaipu mettre mon doigt dans les urelères , lesquels , ‘dans toute leu Jongueur, jusques el compris le bassinet des. deux: reins ,. étaient si considérablement dilatés. qu’ ils formaient , de chaque. côté, -une “vessie: beaucoup plus. grande que la yessie même : d'est ce qui me fait penser que ; dans ceux-là, l'on a putirers en les sondant ;: trois pintes d'urine à la fois; car je ne crois pas qué- la vessie: puisse:se dilater assez pour contenir: seule’ une si grande quantité d'urine. - Onnes ’étonnera poi t de la dilatation. excessive des uretères, ni du bassinet du rein, : dont je. donnerai duelqies observations ciaprès 4 larsqu’ ON saura, que … +...
à + fre ue ÉTÉ ANNE ? 3
| Un jeune & garcon ‘de dix-sept à ‘dix-huit ans me fut envoyé ‘de. province pour le guérir d’une rétention d'urine qui durait ‘depuis sept-où. huit mois,
auquel je: vis. une tumeur. grosse comme le poing, placée au . dévant ‘du rectum, ets ‘étendant en devant jusqu’au scrotum, qui. la recouvrait en partie; en pressant : cette tumeur il sor tit. par: : l'urèthre. une assez. grande quantité -d’urine pour:me faire croire que-c’était une, hernie de vessie. Cette prémière idée fut détruite dans l'instant, parce que |] la tumeur .que je venais de, vider fut. dans l'instant remplie. ‘d'une. pareille. quantité d'urine, que j'évacuai, de même ‘en pressant la tumeur; mais , s'étant remplie de nouveau, Je. poxtai l’algalie.dans le canal, et je sentis, un peu plus loin que la fosse naviculaire ;: une pierre qui ne me parut pas extr émement dure , et qui, étant poussée plus loin, me donna la facilité .de la surpasser; et de porter ma sonde dans une cavité assez vaste, et dans laquelle, s’il eût été nécessaire, j'auxaispu retourner mon algalie. ‘Je tirai une pinte d'urine ; sans compter celle qui s'était ati évacuée dans les deux premiers attonchemens de là tumeur.
Je ponssai mon algalié plus loin. L entrai ‘dans! la ‘vessie âvec beaucoup de facilité , ce qui n’est pas étonnant, püisque. toutes ces voies étaient extrêmement dilatées.' Ce jour-là ne’ fis rien de plus au malade, mais je l’interrogeai pour m'instruire, et j'appris que cette rétention: d'urine: l’avait attaqué, tout à coup; qu’élle. noi été précédée. que de quelque: ‘douleur de rein “qui; <hangeant de situation, depuis, le dessous des fausses. côtes, descendit par degréjusque vers le bassin, où elle se fixa : elle exista. quelque temps, et. ensuite cessa entièrement. sl fat trois | ou quatre jours qui sé croyait entiè rement guéri; mais Ja nuit il lui prit. envie d’uriner , é£, s'étant présenté pour satisfaire ace besoin , à peine eut-il commencé de rendre som uriné. qu’elle -S’arrêta tout à coup : At en avait'cependant. renda assez pour le sonlager; mais ‘ilsentait bien qu'il n'avait: pas rendu toute/lurine que contenait sa yessie : ilfit inutilement des efforts pour en rendre davantage. Deux’heures après; il fut réveillé par une envie d’uriner plus pressante que la première silse représenta de, nouveau pour uriner, et tous ses: efforts furent inutiles. On alla chercher du secours ; il fut saigné plusieurs fois, fut mis dans le bain, mais ne put uriner : il mavait plus d'autre: secours à attendre de l'art que ‘cèla ui ‘d’être “sopdé, mais ‘malheureusement : son chirur: gien n avait point de sonde. Il passa “trois jours dans cette ‘Situation ‘douloureuse, ürinant d'heure en heure j jour : et nuit, : tantôt plus, ‘tantôt moins, “étant sôulagé chaque fois. La fièvre. ‘devint “considérable ; il fut saigné “deux fois , il üurina moins souvent, et: beaucoup ‘plus chaque fois. Unchirurgien d’une Tr voisine fut mandé - il apporta! ‘des sondes’; mais le malade, qui se’sentait mieux, refusa ce secours, espérant toujours que la nature le guérirait. Ayant pisse un mois dans cette situation, il eut nne envie d'uriner plus pressante qu'à ordinaire : il una uné chopine toute’ de suite, par jet et presqné à plein canal ; ‘mais le cours fac brusqueshént'arrété envi on à un pouce prés | ‘du gland, où s'arrêta sans doute Ja pierre “dont j” ai par lé ci-dessus : ellear esté en ce lieu ‘six à sept mois, “empêchant le passage des urines. pendant ‘douze ‘où quinze heures ; ét quélquefois um jour entiers et, | malgré cela, il ne voulut point ‘se Jaisser sonder. Trois mois se passèrent sans qu’il s’apereütide la tumeur au périnée ‘dont j'ai parlé ci-dessus; mais il commença à sentir, dans cétte partie, une. douleur de la même nature que celle qu'il avait sentie aûx : reins , à la vessie et à l’ombilic; douleur qu il ‘sentait encore lorsqu? il était long-temps Sans uriner: Il s'aperent d’une’ grosseur au périnée qui augmentait peu à peu de jouf en jour, qui Jui semblait être | moins grosse et plus molle toutes les fois’ qu'il avait uriné, maïs qui, malgré touë cela, augmentait insensiblement , et parvint à fa grosseur qu ‘ee ri 0 Jorsque j je la touchai la première i 8 Re PE | ? Be fi 1 UE ‘De ce récit on d peut ‘conclure qu? tie pierre ‘assez médiobte a causé: les “différèns changemens qu’on vient de rapporter. On voit clairement que c’ést hé qui, épuis le rein jusqu’à la verge près du gland, où ‘elle s’est arrêtée, a retent l’ufiné dans tous ses réservoirs et. éortdnit et que c’est: cette liqueur reténte qui a fait effort contre leurs parois, et les a dilatées ; ce qu’elle fait oidinairemeént à la vessie , -à l’uretèré et aux reins * mais ik ést étonnant qu’elle ait produit le même effet Purèthre, et y ait causé une tumeur si-considérable : il'est vrai. que c’est à: la partie membraneuse que s’est: faite cette dilatation, laquelle partie , ‘quoique couverte de muscles ; ne résiste pas autant que la païtie de l’urèthre qui parcourt NE: Er RAR TAr US ein T1 me-semblé qu’on peut avoir une idée claire des faits que je viens dé réciter ; il s’agit PRÉSEENE de passer à la cute dé cette maladie: ‘Ayant soulagé
le malade , je crus que ‘je devais lui laisser une sonde en $ pendant quelque temps. Je. té is à un régime ‘doux ,! point trop sévère; et, conime, avec’cette “espèce de‘soride, ‘on peut se lever, je ne Tobligeai point à féstet: assiduméitt: au lit; il se lévait, ôtait le bouchon: de sa sonde, “et pissait dans un pot de chamruse Je le vis le Jendemain d’assez bonne: heures il'avait passé une très*bonne nuit, et je l’aurais cru entièrement guéri si la pierre eût plus été’dans l’urè- | bre. Il s'agissait donc de prendre un parti. Le malade, quine souffrait plus, me prévint qu’il ne consentirait jamais à l'opération; cependant, ai ayant fait sentir le danger auquel il s’exposait ; je'le fis consentir à me laisser faire * quelques tentatives avec la curette pour lui tirer ce corps: étranger par l’ouverture du gland ; cé qu’il remit au lendemain. Je l’examinai, je débouchai la sonde, et le fis pisser. Je tournai la sonde de tous côtés, et je sentis sourdement la pierre dans la dilatation de l’urêthre, sans pouvoir déterminer pré- -cisément le lieu qu’elle occupait, quoiqueles parois. de cette dilatation fussent infiniment rapprochées depuis l’évacuation des urines. :Sansvôter. la. sonde, je fis une. exacte pérquisition dans la vessie, et n’y trouvai aucune pierre. Le lendemain j je fis l'opération: ce ne fut pas atssi promptement que je l’espé rais : j'éus beaucoup de peine à placer la pierre dans la cavité de la eurette; elle & sortit plusieurs fois, .êt je ne pus, la bien charger qu'après l'avoir peu à peu | approchée du gland , où l’urèthre n’était point dilaté, Cet endroit de Purêthre, -étant plus étroit, meservit À fixer la pierre dans la curette,:et je suis sûr que. j'aurais fait plus: facilement cette: opération sije l'avais retardée jusqu’à a ce que Varèthre eût repris son diamètre naturel: Le corps étranger étant dehors, et ayant laissé le: malade: en liberté, ilse trouva, au bout de. sept à huit jours, en même état que s ’jL n'avait pas eu cette fâcheuse thaladies afin Las FAÉ, v - Cette pierre, comme: j'ai dit d’abord, était. tendre ;'et n’excédait pas, la grosseur d’an-pois. Il n’est pas ordinaire qu’une pierre; arrêtée comme ‘celle-là pendant l’espace: de huit mois, pait point. grossi : nous avons plusieurs éxemples de pierres arrêtées dans le milieu de l’urèthre et même au périnée, qui, de la grosseur d’un pois, sont parventtes à celle d’une noix; et, si elles n’ont point € causé de rétention pareille à telle. que nous venons-de traiter: c’est parce que l'urine's’y était conservé un aestie ‘en forme de rigole ou de gouttiére. La pierre: que j'ai tirée-de. T'ürêthre n’en. avait aucun. “vestige, parce, que; selon toute apparence, elle ne résidait pas: ‘assidument dans lé même lieu : elle changeait de place quand lé malade faisait-des efforts “pour uriner ; il avait remarquémèême, dans ses plus fortes rétentions, que de se coucher sur le dos lui était favorable; ce Qui arrivait peut-être de ce que la pierre; se trouvant plus élevée, changeait de place, ét retombait dans la dilatation. »" : Lo Rare Cette pierre aurait pu rentrer dans la vessie, car: le col dé la vessie devait être considérablement dilaté; et alors: elle aurait subi le sort ordinaire. des pierres qui, venant des reins , réstent dans lavessie: Sije ne l’eusse point tirée, et-qu’elle fût restée dans la dilatation dé l’urèthre, elle aurait pu devenir assez grosse pour en remplir! toute la cavité, et l’augmenter même par son accroissement : ce que j'ai vu à un paysan à qui une’ pierre élait-restée dans l'urèthre, et Jai avait causé pendant dû temps des difficultés d’uriner qui ne duraientpas, parce que l'urine poussée avec effort. passait entre, la pierrevet les parois de l’urèthre. Après un certain temps les douleurs enurinant diminuérent beaucoup, üoique la pierre restât à sa place’, ‘éteût grossi de plus de: moitié. Au bout de trois aus le malade revint me trouver; saipier te était grosse comme un gros œuf, et lui causait de! la douleur; la-peau était.rouge et. enfläammée; la difficulté d'ariner, dont: il n’avaitseu aucun réssentiment depuis plus de deux
auto
par VC
+S'il:fût resté: sans: secours dans son village; sa maladie se/serait peut-être terminée comme une maladie semblable qui-affligeait un habitant d’ane:ville de province, qui, depuis quatre années, portait une-pierre: placée et accrue dans le même lieu; et-sur laquelle-les urines .s’étaient: pratiqué: une route. Cette pierre; qui jusqu'alors ne l’avait pas consi dérablement incommodé,.commençæ à lui:causer quelqués douleurs; les urines coulèrent ‘avec: moins de facilité qu’à l'ordinaire; le périnée, la:marge.de. anus, tou t le scrotum et.la peau de la: verge se gonflèrent.'Les urines s’arrêtèrent tout-à- fait, et en-trente heures une: suppuration-gangréneuse Surv int;, et parut se borner -dans:une étendue longue et: large comme la main: La pierre était au centre, et ceux qui le traitaient furent bien -étonnés de:ce que, au bout.de sept jours, le malade ‘allant à la selle; l’escharre gangréneuse et la pi erre tombèrent dans:son. pot : de chambre.»Si le malade ne mourut point, c’est que la-rétention d'urine cessas ‘les parties-gangrenées se relichérent, et la su ppuration putride..fit l'office du chirurgien, s'étant fait jour sur le sommet de:la:tumeur ,: par où
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&ortirenten même temps et le pus et les urines... :. :
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montre ce que peut la nature, ‘quoique-abandonnée à elle-même :
ce que j'ai à dire sur Jés pierres, je ferairessouvenir de celles qui , dans les enfans, s’arrêtent à l'ouverture du prépuce :.elles arrédans la cavité du-prépuce. Voyez le chapitre du Phimosis naturel ; je ne parle ici que des pierres qui, en bouchant Vouverture du
«Cette observation ne présente-pas unmodèle à imiter; mais elle que n’eûñt-elle pas fait si elle avait été secondée ? Avant que de finir tent. les;urines, et. font une, cinquième, espèce de rétention d'urine prépuce, causent des accidens presque sembl ables.
k è CES RAC SG } ‘2 SERA 261 PavEs Æ L mi" M UN: à Un enfant dé cinq ousix mois me fut apporté par sa. mère*: cette: femme
était très-pauvre, et, pour cela, d'autant plus attachée à son enfant qu’il était son unique bien. Dépuis plus d’ün mois que son enfant souffrait, elle n'avait osé le, faire voir, dans a crainte qu’on ne lui fit quelque opération : je lui trouvai la cavité (du prépuce pleine d'urine, formant une tumeur de. lagrosseur d’un œuf. Dans les premiers mois.de sa naissance la:mère ne était point ‘aperçue que son énfant eût quelques difficultés d’üriner : ce fut unjour que ; en ui changeant de linge , elle vitqu’en pissant le bout de. la .verge.se sonflait, et que le-jet des nrines qu'il rendait m'était pas plus gros qu’un. fil. Elle en fut alamée, mais elle. setranquillisa, voyant que-d’ailleurs son fils. se portait bien : elle fut plusieurs jours qué, son énfant ne criant point, et mouillant bien-ses linges , elle le crut guéri; mais un jour qu’il criait étonmamment', elle:le développa’; trouva le bont de la verge dans la même situation-que ci-devant; ‘eélle:tepressa avec douceur, et. les-gmfhes:sortirent de Ja même manière:qu’élles étaient sorties la: première: fois que cet, acciderit avait paru Ges deux épreuves la-déteñminant-à.démail loter:son:fils toutes.les fois. qu'il criait, et, chaque foistayant trouvé à peu prés la même: chose, elle. G£
184 TRAÏTÉ DES MALADIES CHIRURGIGALES.
aussi de son côté ce qu’elle avaitdéjà fait. pour. Je soulager, ets comme la nature.est: le premier médecin: des pauvres, elle attendait tout ‘d'elle lorsque ; s'aperceyant.que la tumeur grossissait , ‘et que es préssions légères qu’elle y faisait ne réussissaient pas, elle se: détermina enfin à m ’apporter son fils. Il y avait deux heures qu’ criait sans qu’elle eût pa Pappaiser ; , ni par le téton , ni par la bouillie : après le récit de ce qui s ’était passé , elle développa encore une fois son fils; je trouvai.une tumeur grosse comme. ‘une pomme ‘de reinette, et, à l° ‘embouchure du prépuce, je sentis au toucher un corps dur : c'était une pierre que je: repoussai en dedans avec la tête d'une grosse épingle, n’osant pas ‘prendre une sonde. pour. ne point effr rayer cette mère éplorée, qui, comme j'ai déjà dit , craignait. quelque opération. Ex: pierre : étant ren trée, les urines s'éyacnérent. , comme elles faisaienf". or dinairement ai ‘et d'enfant fut soulagé. Je proposai à la mére l'opération du phimosis, quoique persuadé qu'elle ne l'accepterait pas : en effet, aÿant appris mon secret, et l’imstrument dont je m'étais servi étant fort commun et fort connu des femmes, elles’en servit toutesles fois que la pierre, se présentant au passage, interrompait: le Cours des urines. L'accident n arrivait plus que tous les, huit jours, tous les quinze jours, puis tous les mois ;.et enfin la mère, qui venait, mé “rendre compte quelquefois de l’état de son fils, me dit que la pierre était devenue fort grosse : je la pressai de me.le rapporter. Je trouyai Ja pierre aussi grosse qu’une noix, un peu plus alongée ; mais, malgré tout ce que je pus dire à la mère; elle je consentipeine à Topération; de sorte que l’enfant, qui alors avait deux. ans, porta jusqu’à l’âge de cinq cette incommodité, gui, augmentant toujours, et lui. causant des accidens fâcheux , fit consentir. læ : mère et l'enfant à une opération qui n ne fut ni difficile ni douloureuse, p puisqu’ ‘il ne s’agissait que.de fendre le prépuce à peu prés. de la même manière que l’on fait au.phimosis : l'enfant fut plus long. temps. à guérir, que ne le sont ordinairement ceux à qui. lon fait l'opération dans d’autres circonstances. “Ka principale cause qui retarda cette: guérison fut l'écoulement involontaire dés urines. Cette maladie est souvent la suite des rétentions d'urine causées par le rétrécissement du prépuce, ou par toute autré cause capable de. s’op- -poser au passage des urines. Ce fut donc l'écoulement continuel, des urines qui retarda la réunion; mais, le, sphincter de la vessie ayant repris son ressort, l'enfant commença.de retenir ses urines , et peu pps 3 se trouva guéri de l'une et l’autre maladie, . -. : x |
Jai ouvert plusieurs cadavres morts éé là SÉATER d'urine que cause, le. gonflement de la: prostate. Sans avoir égard. aux causes capables de gonfler. cette glande, il suffit de savoir: sa situation pour ‘concevoir qu’elle ne peut se gonfler considérablement sans rétrécir lepassage des urines : or c’est la même. chose. ‘que: l'urèthre soit ‘bouché par un corps étranger qui ‘remplit sa cavité , ou qu’il soit Comprimé ‘au dehors par un corps qui, “rapprochant ses. parois, ‘bouche ou oblitère son ouverture : c’est ce que fait Ta prostate , ce .que: font les hémorrhoïdes, le gonflement des prostates secondaires 4 toutes les inflammations et les abcés qui arrivent au col de la vessie , à Vuréthre, auaisinage de l'anus dans l’un et l’autre sexe ;.et. de la matrice et du vagin dans les fernmes. Si les pierres causent des “rétentiôns d'urine fâcheuses ; celles qui sont causées par les maladies que je viens de nommer le sont bien davantage, parce que , quand
où péut'extraife la” plerré qui fait l'obétaële » l'on a tout fait. La
solution de continuité qui reste. après l'opération “exige quelques RON AE ESS US Re Ke Le éaté D SLR ST Er ET OA SE URI $ ii. Hdi SEE
soins pour en procurer la réunion , mais la nature fait le principal dé
cet ouvrage; .au lieu que, dans les autres, après l'accident passé il reste-encore à détruire la cause... 5e mont dcte
“Un homme mourut de la rétention d'urine pour s’étré fié 4 ün charlatan qui
l'avait traité pendant six mois avéc des tisanes diurétiques ét dés bougies, lui ayant fait croire qu’il avait des carnosités : il est vrai que, après avoir fait usage de ses bougies pendant cinq ou six jours, lé malade commença d’uriner mieux ; mais cé mieux ne dura pas long-temps, parce que le charlatan changea là première espèce de bougie, qu’il appelait adoucissante, et en employa une autre qu’il nommait caustique. La premièye application de celle-ci causa une suppréssion totale. Un chirurgien du voisinage füt appelé, qui fit plusieurs saignées , lui donna des boissons adoucissantes, et le mit à un régime sévère, circonstance que le charlatan n'avait point observée. Naturellement le malade aurait dû lui ôter sa confiance; mais c’est l’ordinairé des esptits faibles, et quelquefois même des forts, de se livrer aux.charlatans, prévenus qu'ils sont que ces gens-là possèdent des secrets particuliers. Lé voilà donc de nouveau dans l'usage des bougies; il s’y détermina d’autant plus volontiers qu’il jui promit de ne se servir que des bougies adoucissantes, lui assurant que les autres aÿaient fait tout ce qu’il fallait faire ét que, sitôt que les escharres qu’elles avaient produites seraient séparées, les’ urines sortiraient. à plein
canal, et pour toujours. Pendant huit jours qu'il usa de ces bougies il réndit beau
oup de matières purulentes, qui n'étaient cependant, selon toute apparence, fournies que par la suppuration du'canal, que la bougie-avait agacé ; car, l'ayant fait uriner dans dés verres, les urines ne déposaient aucun pus. ® Cépendant il ürinait un peu mieux, quoique toujours avec peine; les urines, ‘ayant conimencé de couler, né continuaient de sortir que goutte à goutté; et, “Lorsqu'il faisait des efforts comme pour les faire couler plus vite, elles s’arrétaient tout-xfait. C’est un fait que j'expliquerai dans son-lieu. Le charlatan ne se rebütait point; mais le malade s’impatientait fort. Après l'avoir amusé pendänt six semaines ou deux mois , ‘il conseilla au mälade de discontinuer pendant quelques jours l’usage des bougies, et lui fit prendre des tisanes qu'il faisait lui-même, et qu’il appélait apéritives el divrétiques. Il en prenait deux pintes par jour, qui, bien loin de faciliter l’éconlement des urines, augmen-
taient encore de beaucoup la difficulté qu’il avait de les rendre. Un-de ses amis m'engagea de le voir; ce que je fis par rapport à cet ami, car je ne trouve rien de plus désagréable que d’avoir à réparer les fautes que sont eapables de com. méttre ceux qui ne sont point méthodiques; ils ont ordinairement tout gâté, et l’on ne sait par où s’y prendre. Moby etin: PRE Re tEre ER MREEr
Après m'avoir fait ke ré&it de tout ce queje-viens de dire , j’assuraî le malade qu’il n'avait point de.carnosité, que le gonflement des prostates interrompait le cours des urines, et qu'il fallait découvrir la causé de ce gonflement, et la détrüire, si lon yomait guérir la difficulté d’uriner : pour cet effet je l’interrogeai sur les maladies vénériennes qu’il pouvait avoir eués, j'appris qu'il avait éü une seule chaude-pisse, et qu’un charlatan aussi ignorant que celui entre les mains duquel'il était l'avait traité par dés injections, dés tisanes sudorifiques, dé ld/panacée’et des pilules’ mercuriélles , et que, au bout de quinze jours, il s'était cru parfaitement guéri. Le seal récit de ce traitément suffisait pour laceuser de vérole, et le condamner à passer par les grands remèdes : comime il
756 TRAITÉ: DES MALADIES CHERURG ICALES.
avait déjà consulté queiqu’an,.il croyait bien avoir. un peu de vérole, parce que, depuis, cette, chaude-pisse mal traitée, il ava ait toujours été inquiété par quelque indisposition;, mais il ne croyait pas : avoir besoin de pr endre le remède: dans toutes les formes. Un prétendu médecin entreprit de leguérir par extinction; mais il fitComme-ceux qui se contentent de’soufilér ‘sûr a bougie pour l’éteindres ils n’en éLeiangnt que la flamme ; ét la mèche ardente se consume insensiblement jusqu’à lascire; il fnt trompé dans ses espérances, el, le malade n "eut pas lieu d’être content de ce traitement, quoiqu'il Peût. sonlagé, car il urinait mieux ; il sentait que le col de Sa véssie était toujours embarragsé, et. que souvent ilne Jui était pas possible d'évacuer toute Parine qu'il sentait dans la-vessie, surtout le matin, qu’il la rendait en. quatre où “cinq fois. à demiquart d'heure de distance Püne de l’autré. Cette fâcheuse disposition angmenta après lui avoir été supportablé pendant près d’un an; ses besoins d’uriner. de= vinrent si fréquens que la plus grae distance entre un besoin et l’autre était d’une heure et demie ou deux heures. N'ayant pas suivi mes avis sil n'osait point me revoir, mais l'ami commun le détermina à me mander.,.et je consentis de le revoir. à condition qu'il manderait deux ou trois confrères, dé, réputation avec moi; ce qu’il fit. Quelqu” un de nous soupçonna qu? il ayait la Pierres il. fut sondé, et, ne l'ayant point, il fut décidé qu’il repasserait par les remèdes de. Ja manière convenable et telle que je l’avais proposé la première fois : il convint de se soumettre à ee traitement, et me choisit pour l’exécuter;. mais quelques affaires supposées ou véritables firent différer d’un mois: Avant l'expiration de ce délai, il fat âttaqué d’une inflammation du bas-ventre avec nne rétention d'urine si violente qu'il mourut, malgré tous les soins dela médecine Ja plus vigilante et la plus éclairée. Je fs l'ouverture du cadavre : Ja gangrène attaquait | presque : toutes les parties du bas-ventre, mais particulièrement toutes. celles. qui servent à la filtration et à l'écoulement des urines; les reins, les uretères et la: vessie étaient gorgés d'urine. Pour examiner exactement et sans confu— sion toutes les parties affectées je coupai | le cartilage des os pubis, et je conservai. soigneusement. l'intégrité de la vessié, m’étant procuré tout Vespace nécessaire . our l'ouvrir dans sa partie inférieure. Cette ouverture: Faite, il ‘ sortit.en. a ondance. une urine, purulente et sanieuse, et.en. même temps , les uretères et les reins, se yidèrent , quoique le malade.eñût été sondé deux heures avant sa mort. J’0 ouÿris ensuite les deux uretéres, et dans chacune de:ces deux ouvertures , ;je passai un stylet que je conduisis, dans. la vessie. Ces tuyaux et leurs. ouvertures dans Ja vessié étaient considér ablement dilatés, ce. qui, comme je l'ai déjà rémarqué, arr ive plus ou moins dans toutes les rétentions, et surtout dans l'espèce de rétention dont il s'agit : la prostate faisait, -dans lintérienr de la vessie, une saillie anssi grosse qu ini œuf, plus éminente dans sa partie, supérieure que dans. l’inférieure. Le bassinet. des reins“était anssi considérablement dilaté, leur snbstance corticale on, glanduleuse était fort mince, et toutes: ces parties. presque pourries n'avaient aucune consistance. d'ittrodutsts par le col de la vessie une ‘sonde capnelée que je conduisis dans toute l'étendue de. larèthre, puis, passant LE bistouri däns la cannelure.de:la sonde, d’un bout à l’autre jusgn”au gland, j'ouvris entièrement l’urèthre, dans lequel je ne: rémargrai aucune: carnosilé ni apparence qu'il y en eût eu, ce qui me confirme dans l'opinion où je suis que ces marchands dé bougies Font un cruel, abns, de la crédulité du peuple: Pour moi, qui: ai ouvert ün trés-grand nogpbre de cadavres soupçonnés d’avoir des: carnosités, c’est-à-dire: des ex= croissances de chairs dans l’urèthre, jen ’en ai trouvé qu’une seule bordant la circonférence d’un trou fstuleux nie à, un pouce en deçà du VErUMONnÉANUM
et qui communiquait. à quatre où €inq fistules extérieures placées les uñes au périnée jusqu’au ser otum, et les autres dans le scrotum même ; ‘et, dans plus da trente cadaÿri esque j'ai ouférts ad hoc ie w en ai point: (3 ouvé d'autres.
“ De tout cela j je conclus que Ja cause la plus ordinaire des étôte tions ue dd ir l'urèthré est oblitéré est le te
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| remarques que EU crois Ah à nets à
‘40 Presque tous ont. été attaqués de a et % és-peu en avaient été mélhodiquement traités. 2° Presque {ous ceux: qui ont été dans ce cas ont perdu la faculté de faire jaïllir ou “exprimer avec-force la derniére goutte de leur urine, parce que la prostäte : qui est restée plus gonflée et même dure, ne permet pas au. ‘sphincter de la vessie de se resserrer exactement. ‘3° Ils sont obligés de: se présenter plus promptément | pour u uriner au premier avertissement du besoin, ne pouvant garder leur urine aussi long-temps que d'autres. 4° Les dernières urines tombent : perpendiculairement en assez grande quantité, mais goutte à goutte ; ; ils sont autant de temps à rendre ce peu d'urine qu'ils ont été. à vider leur vessie, et, s'ils se retirent avant l'écoulement parfait, ils achévent de pisser da leur culotte. 3° Il est rare qu'ils ne sentent de temps en temps quelques pesanteuré au fondement , ‘accompagnées ‘d'une douleur. sour ‘de. 6° Lorsqu'ils vont à Ja selle , êt qu'ils rendent des excrémens durs , ils $’apercoivent plus ou moins comme Si: quelque chose occupait uné partie du rectum ; ce qui, dans le cas dont ils s’agit, nepeut Provenir que de la saillie. que fait la prostate du côté du rectum ; et, dans ceux-là, sil’on.est curieux de les voir aller äla selle, on trouvera que la partie antérieure du boudin d’excrément qu’ils rendront sera creuséecomme ayant passésurla saillie que forme Ia prostate dans lapartie antérieure du rectum. On pourrait quelquefois se tromper en prenant ce Signe-pour preuve du gonflement de la prostate , parce qu’il y a des hémorrhoïdes ou autres tumeurs du rectum qui sont quelquefois assez dures pour occasiongr le même effet ; mais on peut s’ assurer de la chose en portant le doigt dans. l'anus: “par ce moyen ‘on peut s’apercevoir s’il n’y a.point d'hémorrhoïdes , et s'assurer si la prostate est gonflée. J’ajouterai encore que’, quand ceux. qui ont là prostate gonflée ont été à la selles, quoique l'évacuation ait été complète , il leur semblé toujours n'avoir pas tout rendu. 7° Quand Ja rétention est causée par le gonflement de la prostaté , le malade, en faisant des efforts pour uriner, sent en même temps des envies d'aller à la selle ; il lui semble avoir “besoin derendreun grostamponde matières fécales , qu’il s’imagine être: toujours prêt à sortir du rectum, et qui est sans doute le corps de Ja: prostate. 8° S'il'arrive qu'il passe quelque peu d'urine, softt’élle-même, Boit par “aüelque léger effort, et que le malade, impatient de les voir couler si léntement,
redoublé: ses efforts pour les faire: ‘couler plus vite ,: > il arrivéra ques au lieu d'en accélérer la sortié;: élles seront arrêtées; et ik n’en sortira pas une goutte. Dans le premier cas, les: parties: n'étant point en: contraction, leurs parois ne se. touchent pas si exac-. tement que les urines ne puissent. les écarter pour. passer, soit. par leur propre poids ;, ou par une légère action de la part des muscles de-læ vessie ou-du ventre: Le malade suspend ou diminüe même cette action: pendant que les urines coulent quand ik à une, fois éprouvé que ses efforts sont infructueux ou nuisibles ;. et ils.ne sont tels qüe parce qu ils poussent la tumeur de la: prostate contre le col dela vessie dont ils bouchent l'ouverture. La même chose arrive quelquefois aux pierreux quand la pierre.se place sur le. col de la vessie ; ils éprouvent. que, s'ils se livrent. aux. efforts que. Ja douleur excite , les urines s'arrêtent, et que ;.en suspendant. ces: efforts, elles recommencent de couler. 9° Si la prostate est gonflée ; on s’en aperçoit en sondant: cette glande est ‘le plus ordinaire 0bstacle que puisse trouver la sonde en arrivant au col de la vessie: c'est pour cela que , pour faire entrer la sonde ,. il faut baisser son bout externe pour faire glisser l'autre bout sur la HR ; qui la dirige sous l'os. pubis.
Tous ceux qui se mêlent de sonder ne séprnaà pas de. même : plusieurs,s ’imaginent que le bout de la sonde heurte contre un. pli; > d’autres croient heurter:contre une excroissañce ou carnosité , ou contre.le vérumontanum ; et ceux qui'accusent la prostate craignent de la blesser, ce qui rirbraite effectivement s’ils ne baïssaient le bout'externe pour déterminer le bout interne du côté de l’arcade de l'os pubis, faisant-passer avec douceur le dos de la sonde sur la :prostate. Ce mouvement de la sonde est ce qu’il ya d’essentiel dans Part de sonder, Je ne: puis trop exhorter les jeunes chirurgiens à s’exercer sur les cadavres ; mais il faut qu’ils agissent avec douceur; et, si cette douceur est nécessaire pour réussir sur les cadavres , de quel importance n’est-elie pas lorsqu'il 5 ‘agit d'opérer sur le stveathe
Il ne süffit pas en sondant de faire pass@ la courbure de la sénde sous l’arcade que forment les os pubis; il faut qu elle y passe en suivant la courbure naturelle de l'urèthre ; car, si l’on pousse le bout de la sonde par quelque autre ligne, spper on ne peut,pas manquer de heurtér le canal, et, si on le heurte brusquement, «on formera une fausse route, qui, ne conduisant point à la vessie, né procurera point l'écoulement des urines; et le malade , loin d’être soulagé ; tombera dans de fâcheux dvéiiledk = quelquefois il change de chirurgien , lequel n'étant point'instruit de ce qui s'est passé , et croyant conduire sa: sonde par une route ordinaire , tombe précisément dans l'ornière ou:fausse route que le premier a faite, et ne réussit pas mieux que lui. .Le premier chirurgien n'avait fait cette fausse route que.parce qu'il n’avait pas suivi le précepte que je viens de donner. Tout chirurgien
qui portera sa sonde et la conduira avec douceur Pintr oduira “avec beaucoup'plus de facilité dans la vessie; car, pour percer l'uréthre et faire un chemin nouveau , il faut employer beaucoup plus de force que ‘pour écarter ses parois naturelles: lorsqu'elles ne sont: que pressées l’une contre l’autre. Or un: chirurgien accoutumé à sonder sait comparer les résistances ; et, $’il s ’aperçoit.que celle qui se trouve au bout de la sonde m'ést pas de nature à être:aisément surmontée, il ne s’obstine point à vouloirla vaincre. Ce'n’ést pas une honte de ne pas réussir dans une première tentative : ce que l'on n’obtient: pas dans un moment'on Yobtient dans un autre. J'assistai une fois, avec plusieurs de mes confrères, à à celte opération : le chirurgien ordinaire et trois autres n’en purent venir à bout; le malade fut pourtant sondé, mais ce ne fut pas par le plus habile. 7 y a, sij'ose le dire , quelquefois, du ‘caprice : cela peut. dépendre de quelques circonstances ‘que souvent on. ignore dans le temps , mais que l’on découvre aprés ; pr res je vais . nous en donnera un exemple : PAIE HUE F4 f4 FM . | M ne ayant ‘été tourmenité toute de puit d'ane rétention une. se leva de grand matin pour aller trouver son chirurgien ordinaire , qui demeurait assez près de lui. Il lui raconta son indisposition. Le chirurgien éssaya dele sonder , il n'en put: venir à bout; i} lui causa beaucoup dé douleur , lai fit sortir beaucoup de sang par le verge, et ne lui tira aucune goutte d'urine, Il lui conseilla de retourner chez Ini, de se coucher, et qu'ilirait le saigner dans une heure. Au lieu de retourner dans son’ logis, il entra, chez un autre, chirurgien du voisinage, qui.le sonda avec. facilité et sans douleur , et s’en retourna fort content, se cr oyant guéri. Lor sque le premier chir urgien vint ‘pour le saigner, il lui dit qu’il avait uriné , et qu’on rémettrait la. Saignée pour une autre fois. Immédiatement ‘après dinët 4 il se ressentit de sa rétention, pr ésenta plusieurs fois pour uriner : tous ses efforts fur ent inutiles ; il se 'aétermina d’aller chez le chirurgien qui l'avait sondé ; et célui-ci, après avoir lâché quelques brocards contre son, confrère, .se mit en devoir de passer la sonde. Il causa beaucoup de ‘douleur, lui fit couler beaucoup de sang , et le renvoya sans avoir. pu lui tirer d'urine, Les douleurs qu’il sentait Vobligèrent. d’aller droit en son. logis, d’où il env oya chercher son chir urgien ordinaire , auquel il raconta tout ce qui lui: ‘était arrivé : pour cette. fois ce chirurgien
le sonda ; Hi lui tira une pinte d'urine, sans effusion LA sang Lu sans. douleur: h continua dé le soigner*et le guérit.
di re Dans ce fait il y a une double. circonstance qui. ct ble lorsque lé malade s’est présenté au premier chirurgien ; le-col.de la vessie était douloureux , et le gonflementdes. vaisseaux, si grand que Ja sonde ne put passer : quelques vaisseaux furent déchirés ; le Sang coula; ce quiservit, pour ainsi dire , de saignée locale , qui dégorgea les vaisseaux , et rendit le col de la vessie plus accessible : à la sonde; et c’est pour. cela que le second chirurgien sonda le malade avec plus de facilité ; mais, la rétention d'urine étant revenue et le col de
la vessie étant gonflé au degré où ik était lorsque le chirur gien ordi-
naire essaya: deile: sonder, le second: chirurgien trouva la: même difficulté , “et le sang qu’il fit écouler prochra à à l’autre la: facilité de le. sonder ; ‘de manière que, Si tous’ deux ; VF par. leur faute , ont eu le désagrément de ne pouvoir réussir dans leurs opérations , tous deux, sans Je. Savoir , se SON ÉPTOCUTÉ la facilité. de le faire avec succès. Je dis par leur jaute,. parce,que, -en bonné chirurgie, Al: fallait saigner le malade avant de le sonder ; car.ilsn’ auraient pas réussi. si l’un. n 'avait pas préparé Ja voie al une par: ‘une : ssl Eee qui leur en donna la facilités 0 1:64 vf ANR |
Quelque pressant quesoit Je besoin: dons Al faut. ‘commencer par faire une grande saignée au malade ; on la réitére même une demi-heuré après, et, quelques momens ensuite, on essaie la. sonde à qui, pour l'ordinaire, passe avec facilité. Ge ne sont pas là les seuls moyens de, remédier à cette espéce. de rétention d’urine ; il faut de plus mettre en usage tous ceux,que. l’on emploie a aux. maladies in flammatoires dont je ne parle point ici. dei
J'ai vu souvent ; dans les rétentions d’uriné causées par Ja préitifle gonflée et enflammée , que la maladie se terminait par un abcès ; eb comme cet-abcès peut avoir différentes terminaisons, j en rapporterai ici quelques éxenfples des plus remarquables : ” input A
134 642. we RUE |
M. S.D. M., se BUT Melle rétention rpaithes Sérait procuré là facilité Dsiier par l'usage de ses. remèdes , auxquels il: avait grande foi . parce qu’ils avaient réussi à plus « de tr ente attaques qu’il avait enes de ( ce mal pendant l'espace de trois années ; mais il éprouva que’, malgré leur efficacité, ils n'étaient pas infaillibles. I avait une si grande répugnancé pour. les opérations chirugicales que non-$eulement il ne “s'était pas ‘fait sonder, mais, ce que | l'on aura peine à croire’, c’est que, malgré la fâcheusé sitiation dans laquelle ils était trouvé dans plusieurs de ces accès dé rétention, in ne s'était jamais ‘déterminé à sé faire saigner. Cependant, comme ile st des: répugnances ‘auxquelles on ést for cé dé céder, il m "envoya prier de passer chez lui. Je le trouvai mourant de douleur, le ventre tendu , ‘avec une soif ardente et des yeux égarés ; à peine put- -il me faire le réeit, non pas de.touté sa maladie, it eût été trop long , Mais. seulement du commencement de Paccès. dans lequel il était. Ce qu ‘il ne dit fus suffisant pour: me faire juger qué’ là prostate gonflée ‘avait été Ja cause de tous ses accès ; que, jusqu'à celui-ci , par l'usage de ses remèdes, il avait obtenu une éspèée dé résolution ; qui, ayant dégonflé la prostale, ti avait redonné chaque fois. la facilité d'uviner;. que, cetté fois- -Ci, la rostate, ü ayant pu, se terminer par résolution, s'était enflammée, et terminée par Süppuration. ‘Comme ‘il né paräissait rien au dehors, ] HatrodtisRe un ‘doigt dans Panus, et je totichaï la DÉSIR on, pour mieux dire: une” ‘tumeur plus g oroôsse que le poing ; qui ‘n'était pas dure, et dan$ laquelle ; je sentis une éspèce de fluctuation que il aurais pu croiresêtre Ta fluctuation de l’urine si ce qui se trouvait entre le fluide et. mon doigt eût: été plus épais. ] XI y avait prés de trois jours qu il n'avait rendu d'urine : je le sondai sans Jui causer de douleur; 3 je Jui tirai béatcouÿ d’urine-assez ‘puante et: Bouéuse; et, ‘quand j je crus avoir tout tiré; +0 tournai: ma Sonde à droite et à gauëhe, épmie 0 on fait lorsqu’ôn ‘chérché une pierre. ‘En faisant cés mouventens jé sentis quelque résistance que je ‘crüsêtre Jatumeür que formait La
prostate s1et en effet, appuyant un peu, ce qui résistait obéit, et dans l'instant la vessie; -qui était. vide d'urine, me: fournit, (pat la sonde; environ ‘une chopine de pus, très-fluide et extrêmement fétide : : était, LVabcès de Ja pr ostate qui s'était crevé. Je laissai la sonde malgré Vopposition du malade, et, Vayant bien assujettie, je le quittai, Qui promettant de le revoir bientôt. Etant revenu, il'se trouvait si bien qu’il m’appela son ‘sauveur : il mé pria de lui ôter là sonde ; et'je lui dis que je venais étprès pour lui ôter celle qu'il'avait, et lui en rémiètttel une autre : C’est ma sonde en $,'qué'je lui mis!à la place de la première. ‘On sait que cette sonde n’a: pas besoin d’être assujettie par des liens, et même que le malade peut se Jeyer et marcher ‘dans sa chambre sans craindre e qu’elle se dérange; et:que, au moyen d’une seringue. dont le. bout est -courbé de bas en haut, on peut faire, tant que l'on veut et avec facilité, des injections dans la vessie. Ce furent ces injections, faites cinq ou six fois ar jour, qui le guérirent ‘complètement : il y contribua beaucoup « en se préscrivant lui-même un régime qu’il observa exactenient'; car, ‘outre l'intérêt persongel , il était un des plas habiles que je connusse en son art. J’oubliais de ne qe les injections 11 a variées selon 1 ADS ‘on: soi le: DE | |
‘Un hommé de sente à ete ans, re Ait déjà passé A de vagt ans dans la débauche, était à sa cinquième chande-pisse, qui, selon lui, était presque guérie, IL fit un excès de vin, et sé trouva la nuit réveillé-par une pressante envie d’uriner qu’il ne put satisfaire. La douleur lui donnant quelque relâche, il se remit au lit, dormit quelques héüres, ét fut réveillé par un semblable besoin. Les douleurs plus vives le déterminérent d’envoyer chercher son chirurgien , -qui le saigna , et voulut lui passer la sonde, ce qu’il refusa. Le matin, ne se trouvant PERL ‘soulagé, il fut ressaigné ; où lüi proposa de nouveau la sonde, et il. n a: voulut point consentir. ‘Quatre ou cinq heures après, il fat ressaigné, et, après béancoup d’instances qui Jui furent faites | par son chirurgien, sil consentit d’être sondé, Celui-ci, quoique sage, prudent et des plus habiles, ne put parvenir. à introduire la sonde dans la véssie il introduisit son doigt dans l’anus, et reconnut que gr prostate était dure, douloureuse , et formait une tumeur Si considérable qu'il, nhésita point. à croire qu elle était la cause de la rétention d’urine. lle ressaigna sur le soir, le fit mettre dans le bain, et fit de nouvelles mais inutiles tentatives | pour passer la sonde. Les boissons adoucissantes et huileuses' n’opérèrent rien, et ne pouvaient même faire beaucoup d'effet dans un ventre farci de ragoûts épicés, de vins ‘et autres liqueurs. La fièvre augmenta, “et fut très-violente pendant la nuit. On lui donna des lavemens , il fut réssaigné : : rien ne Île soulagea. Une tioisième tentative pour ‘la sonde fut aussi infructueuse. que ‘les autres. Il eut une sueur urineuse, quelques frissons légers. peu distans les uns des autres, mais accompagnés! de grincement de dents. Un délire assez considérable détermina le chirurgien et un. médecin qui y. fut appéré- à le saigner du pied : cette saignée diminua un peu le délire; mais les autres
symptômes augmentèrent. Plusieurs chirurgiens : furent miandés pour le sonder, et ne réussirent pas mieux que le chirurgien ordinaire. Tous convinrent de rendre les layemens purgatifs, et de faire prendre en deux par ties trois onces de manne et trois onces d'huile d'amande douce, ce qui ne produisit aucune évacuation; enfin lé malade tomba dans le sommeil Aéthargique ;! mais, lorsque le médecin et les chirurgiens étaient sans espérance , le maladé eut quelques envies de vomir; on lui donna quelques grains d’émétique qui étaient bien indiqués ,'et quifirent si bien keur effet que
le. malade vomit: abondamment et. à plusieurs reprises. Il sortit de son assoupissement, ‘eut envie d'üriner, ét rendit deux pintes soit d'urine, soit de pus s'il dormit quatre ou einq heures de: suité , et » Pendant ce sommeil, il sua. considérablement. À son réveil , il rendit beauconp d'urine mêlée de pus.sans! douleur ; 3 il n'évacua pas thoins par les selles; “enfin il n’était plus question de rétention; mais, comme le malade réndait Deanconp: de’ pus avec les: urines,;:il fallut injecter la vessie pouriguérir lulcèfe de la’ prostate, car iln°y a pas lieu de douter qu’un ‘abcès ne se:fût formé dans cètle partie, et que, s'étant crevé dans la vessie, il restait un ulcére qu’il fallait ‘consolider : on.le fit; et, après la consolidation , ‘où. continua le RraMeRenE de la chaudesa, qui coulait encore abondamment. 4 FN PIN RE CE ME GT LM ps | ces deux observations: ; en ce qui: concerne ai rétention d'üritte, ne différent qu’en ce que, dans là premiére, ; l'abcès de 1a : rostate futouvert par la sonde , ét que, dans la seconde, il s'ouvrit de luimême , aidé des efforts qu’ occasiona le. vomissemen({. Dans Jun et dans l’autre il y eutune véritable suppuralion, qui , plus déterminée dans la partie antérieure de celte glande, se fit jour dans la vessie. En voici une troisième dans laquelle ces Mae ciréonstances a LS gpuses nese ie ch A ;
Un homme de quarante ans “qui avait eu des éhaudesiqReses sans tombe. et qui, pendant le cours de: ja dernière, n’observant aucun régime, tomba dans la rétention d’arine , fut , pendant. tvois jours, sondé plusieurs. fois avec ‘assez de facilité; mais, le passage étant devenu difficile et douloureux , on fut obligé de lui. Lalssr la sonde , au moyen de laquelle les urines passaient librement et à volonté, ayant soin d'ôter le bouchon toutes les: fois: qu’il sentait le besoin Hnciner. Tout convenable et commode qu'était ce moyen, le maläde, impatient et: pen docile ; «voulait qu’en lui ôtât la sonde; et, malgré toutes les raisons qu’on lui alléguait pour Ja souffrir encore:quelque temps, il l’ôta. lui-même. Il ne fut pas long-temps: à s’en repentir; quatre heures après: il: eut. besoin d'uriner, et ne: put rendre une seule goutte : il ne s’en vanta point. Le reste du jour et toute la nuit, il: se présenta plus de trente fois , ayant de vives douleurs, et. faisant des efforts incroyables : un frisson .et la fièvre, qu’il n'avait point € eue encore, survinrent > on essaya de Jexsondér: on ne pat point; il fut saigné; on le mit dansle bâin, après y avoir resté une heure sans être soulagé, on'le mit au lit, et on appliqie un cataplasme émollient qui couvrait l'anus et le périnée , car déjà ces' par ties commençaient à s’enflammer. Enfin, né pouvant appaiser ses douléurs, ni.introduire . Ja sonde, où proposa l'opération communément appelée boubonnière ; mais mi luï ni sa famille ne voulurent: y consentir; ils se récrièrent si fort sur le -mombre des saignées qu’on lui avait faites qu’on n’osa plus {a proposer : j’v -fas appelé. Le périnée , le scrotum et toute le peau de la verge devinrent ædémateux et d’une.grosseur monstrieuse ;èt, comme ce gonflement sé fiten moins d’une heure ; je jugeai que lurèthre s’était percé en quelque endroit, -et que les urines s'étaient infiltrées dans le tissu cellulaire de toutes ces parties. ‘Je crus avoir d'autant plus raison de le croire que le malade cessa tout'à'coup d'avoir la moindre envie d’uriner, et que, lui touchant le ventre au-dessus du pubis, je trouvai cette région moins douloureuse, moins dure et moins ‘saillante. Il n’y avait plus-rien à ménager : malgré la famille, j’annonçai- an malade le
péril où il.était sion ne. Jui faisait pas promptement Vopération qui convenait ; mais. que; comme. ik était. encore sain d'esprit, il devait, avant toutes “choses, satisfaire à ses devoirs: temporels et spirituels ; ce. qu'ayant fait, jincisai, pro fondément à côté. et le long du raphé, et.je continuai l'incision jusques et à côté de Panus, et fis. sortir une. très-grande.. quantité. d’urine très- -puante.: ‘Je
fis.sur.le :scrotum deux incisions longitudinales ; Mune:à droite , et l’antre à
gauche, d’où il sortit aussi beaucoup d'urine: J'enveloppai le tout avec plusieurs compresses. trempées. dans le vin chaud , dans le dessein de: ne le panser qu'après qu'il aurait joui quelques heures du: repos que jelui: avais: procuré par cette opération; ar. il. futien effet soulagé dans là minute, parce qu’il avait rendu et rendait encore toutes les urines, ‘qui ayaient été.retenues dans la vessie, dans les uretères et dans les réins, et toutes celles qui, s ’étant fait jour en: percant, l'urêthre, s'étaient ‘infiltrées. dans. le: tissu cellulaire du périnée, du scrotum et de toutes les parties voisines. Dans cet: ‘état. .il s’endormit, et dormait encore quatre “heures après que j'allai pour Je voir. Je resouinandat qu’on ne l'éveillât point ; “et, lorsque j'y retournai , il venait de s’éveiller, ayant dormi sept heures de suite. Il est à remarquer qu’ il ‘n’était sorti aucune goutte de sang pendant l'opération , et que c’est par cette raison que’ je. duifis un pansement’si léger ; j'en trouvai même fort peu dans les compresses : je:ne; n'en étonnai plus: lorsqu'elles furent toutes levées. La gangrène qui régnait dans le fond de ces: plaies était la véritable cause du peu d’effusion de sang. Je pansai à fond la plaie du périnée : les autres , qui n'étaient pas gangrenées , s'étaient tellement. rapprochées' que. la. -verge et -{e scrotum avaient repris leur fornie. et grandeur naturelle, et ds ’il me fut facile de contenir tout l'appareil avec un suspensoir ordinaire, |
: Les urines. coulaient Drm et sans que le- nslalf en fat averti par l'envie: de pisser; coulant involontairement, je jugeai'qüe le trou par où elles s'étaient échappées n’était point à l’urèthre, mais au-dessus du sphincter de lasvessie; j’en fus conyaincu , quelques j jours après, Jorsqüe les escharres se séparèrent. Presque tout le tissu qui se trouve entre la prostate et le rectum se sépara d’une seule pièce. Je portai mon doigt dans la plaie, et.tr ouvai cette glande très-grosse et.très-dure et, ayant regardé avec attention pendant
quelques. minutes pour découvrir le trou de la vessié, je reconnus que les
urines sortaient par un trou fait à la vessie, placé à la par tie latérale de la glande prostate , et dés lors je craignis de ne pouvoir guérir le malade sans lui laisser une* fistule ; d'autant que, la. prostate étant si dure, je ne croyais pas. qu’elle pât fournir des chairs capables de pr ocurer la réunion; et que d’ailleurs lé‘ -passage continuel des urines y mettait un grande obstacle. Je ne désespérai pourtant pas d'y parvenir en me servant de la sonde en S. Dès ie Iendemain ge me servis de cette sonde; j je n’eus pas tant de peine à l’introduire ‘que j'aurais cru : : alors, les urines coulant par.la sonde, l'appareil n’en ‘tant plus-mouillé , Le. pus; dont les plumasseaux étaient imbibés prit plus : de consistance, et les urines, que. je faisais recevoir dans un gobelet, ne. parurent bien conditionnées. Ces deux circonstances me firent: croire qu'il n ’était pas impossible de réussir dans mon rojet, De; jour en jour ‘la plaie se réunissait ; je changeais de temps en temps de sonde, etje la tins toujours, débouchée ; jusqu'à ce que la réunion fût entièrement faite, -et.même quelques j jours de plus. Je ne l’ôtai que pour éprouver quel parti. prendraient les urines;.et je fus fort satisfait lorsque, étant venu voir le. malade quatre heures après, lui avoit, ôté. la sonde,
j'appris que les urines , ayant coulé. involontairement , et sans interruption ; avaient presque rempli le petit pot de faïence qui, ci-devant servait à recevoir
l'urine lorsqu'elle sortait par la sonde. Si cet'écoufement d’urinie me fit plaisir, il fit beaucoup dé peine au malade, qui cräignait de garder toute sa'vie cétte incommodité. Je:le rassuraï, Jui promettant que:cela ne dureraitique deux:ou trois jours, plus ou moins, jusqu'à :ce.que:le ‘sphincter de la: vessie; qui, pendant lus. d’un mois, avait été tenu en dilatation par, la. sondé , eût repris son resso 5 :@ est. ce.qui ar riva, peu À, peu; il retint. -Ses-urines;, € et les rendit à volonté un peu mieux qu lne faisait ayant cette dernière maladie. RE T
Cependant la dureté et le gonflement de la prostale, -subsistant toujours malgré les ErRoAeEs M AGE qui s étaient faites, me Faisaient CRE de douter que la cause de ce: fist ne’fût vénÉvion y js lui proposai 1e traitement convenable; ce qu’il n’accepta pas. Il: mobserva pasiinôn plus Ja <ontinence ni le. ‘régime. S’étant donc livré à. tous. ses excès ; sa convalescence xe fut pas parfaite; et, aprés avoir. vécu, dix-huit. mois. Jangoureux et. valétudinaire, pn jour qu il était à sa campagne, de tomba tout Has à dans la: rêtention d'urine. NET
Il vint à Paris pour chercher du Secours; mais il y mourut en vingtiquatre heures de temps, malgré tout ce qu’on-put faire pour le réchapper. Je fis alors l'ouverture. de: son - cadavre pôur -exaininer soigneusement les parties "la vessie, les uretères'et les reins étaient remplis d’urine sanguinolente et. fétides la vessie et le rectunr même. étaient gangrenés , pourris et sans consistance ;1la prostate, plus grosse. qüe. le poing, ayant toujours été squirrheuse, ne s'était point fondue comme les antres parties; elle faisait une saill lie considérable dans la vessie, et, appuyée sur le col, elle en bonchait. ‘entièrement l'ouverture : pour celle Lg où les urines s étaient écoulées lors de la première rétention d'urine, je n’en pus découvrir aucun vestiges je séparai les os pubis pour. ‘examiner Pur éthre, êt je niA DRE rien “KE on “pût so )çonnér êtré ou avoir ‘été carnosité. PREMIUM A FREE 5 Nil spa ALES IE FRS 25 CAR. anse
De. ces observations on peut pt Hs que la ses re rétentions d'urine qui arrivent à ceux qui. ont eu des chaudes-pisses. ont pour cause le gonflement de la prostate , et que le plus sûr moyen de les guérir est de les passer par les remèdes. J'ai été confirmé dans: cette pe par plusieurs succès. ts
… nt
la vessie deviennent variqueuses, et que les unes et les. rte s’en- : flamment. Toutes ges choses sont. bien capables d'interrompre le cours des urines. Les hémorrhoïdes tant internes qu'exfernes, : peuvent se gonfler si considérablement qu elles compriment le col de la vessie et l’urèthre., et retiennent les’ “urines , ce qui. peut être accompagné de dévoiement, de. ‘eonstipation ou ‘d’inflammation. Quand larétention d'urine causée parle gonflement des hémorrhoïdes st accompagnée de dévoiement, et que le malade va fréquemment à la selle , il est à craindre que li inflammation et la gangrène n’y sutviennent,. ou qu’il se fasse suppuration- dans le voisinage. La dysénterie est beaucoup plus dangerüse, surtout quand” elle est accompagnée de ténesmes da a to
Siles saignées, amples et nombreuses nesont promptement faites , les malades:sonten danger.Il est vrai que, pour l'ordinaire, dorsc: duit,la ‘sonde-avec assez de facilité; ce qui soulage beaucoup:le malade; mais cela n "empêche pas que; comme:ije l’ai vu quelquefois, l'anus:èt.lé paquet d'hémorrhoïdes ne tombent en gangrène, La séparation des escharres n’en est pas difficile, mais elle ést fâcheuse en ce qu ‘elle est souvent accompagnée dela: dénudation intérieure du rectum et d’hémorrhagie; ce qui n'arrive. pourtant que LrqHe les hémorrhoïdes internes ont été.de la partie. u
La constipation. seule peut causer la rétention d'urine: ï n rest pas étonnant. que, dans les personres qui sont quinze jours, trois semaines ; un mois et plus sans aller: à la selle, et mangeant rires chaque jour ; il n’est pas étonnant, dis-je, que , dans ces pérsonnes les excrémens s ’accumulent , remplissent ét dilatent le réctum manière à occuper. tout le bassin; ce qui. cause d’abord rétention d’urine dans la vessie ; puis les éxcrémens , quis ’aecumulént successivement pendant an temps si considérable ; s’endurcissent par leur séjour ; compriment les uretères dans l'endroit où ils s’ouvrént dans Ja vessie, ce qui relient les urines noñ-seulément dans les uretères ‘1% mais dans les reins...
J'ai vu nombre de PAP Mae de cette constpalion” et j'ai écrit ailleurs la manière de les soulager par une opération manuelle dont j je ne parle point ici. Je me contenterai de dire ce que j'ai observé à l'ouverture .du cadavre d’une dame qui, pendant plus de vingt ans, avait été si sujette à cette constipation que, malgré les lavemens et l'usage habituel des pilules gourmandes et laxatives, elle avait trés-souvent besoin que je lui fisse cette opération. Elle mourut cepéndant d'une autre maladie. Je fus chargé de faire l'ouverture de son cadavre, dans lequel je trouvai le rectum, tout PS du colon, :la vessie, les uretères et le bassinet des reins extrêmement dilatés par les matières qui y avaient souvent séjourné. On ne péut pas croire que la vessie et lé rectum pussent en même temps reufermer autant d’excrémens stercoraux et d'urine que. leur capacité en pouvait contenir; sans doute que leur plénitude était alternative. et PrOportionnelle.
Les glandes de PATTLSRE ou! | prostates secondaires. se gonflent si considérablement qu’elles compriment. l'urèthre et causent la, rétention : dans ce. cas il se forme une tumeur au périnée. qui se, termine. par. suppuration. Si l’on ne fait pas promptement de: copieuses saignées, et si l'on n applique. point les médicamens, convenables pendant que l’abcès se forme, le passage des urines est interrompu , et l’on est obligé de sonder le malade pour les évacuer. Quand il est
formé, pour peu que: Yon. aperçoive: la fluctuation , il faut l'ouvrir sans attendre qu'il soit en parfaite. maturité: ‘parce que, . comme l'urêthre est intéressé , le pus se fait jour de ce: côté-là, et alors les
urines se mélent. ‘avec le pus sans que lun ni l'autre sortent par. le bout de la: verge. La rétention d'urine subsiste toujours ; on essaie de passer la sonde, ce que’ je n’approuve pas; il convient beaucoup mieux. d'ouvrir. la tumeur dans toute sa longueur, et il arrive ordi-. nairement que le pus et les urines sortent ensemble, et que le malade: est soulagé. Si les urines ne sortaient point, ‘ce serait une marque que l’abcè$ n’auraït pas percé l’ur éthre : en cé cas il faut sonder , observant de passer la sonde par-dessus le ventre, : afin que, son bout soit toujours tourné du côté du pubis; encore faut-il la conduire avec beaucoup de douceur. Si lon sondait à à l'ordinaire, le bout de la sonde serait tourné du côté de l’abcès ; et, comme l'uréthre peut être pourri de ce côté-là, la’ sonde entrerait dans Papcès, il sortirait du pus ; mais , l'urine ne sortant point, le malade ne se trouverait point soulagé de sa rétention , comme je l'ai vu: Ayant. été appelé que un cas sable à le, ae était entre les mains. | d’un, marchand de bougies, qüi, après Paso traité pendant huit jouts de préteridues carnosités, fut arrêté par une tumeur au périnée semblable à à celle dont je,viens de parler : auJieu de la traiter méthodiquement | poûr évitér l’inflammation ‘et l’abcès, il amusa le malade. par des discours ordinaires à ces sortes de gens jusqu’à ce que la tumeur fût en maturité, et,que la rétention d'urine, survenue en conséquence, le déter mina de sonder. Il ne sonda pas par- “dessus le ventre , et tomba dans la faute dont je viens de parler. La sonde percça l'urêthre, entr dans l’abcès ; il ne sortit que du pué, et le éharlatan cria victoire, croyant que la sonde était dans la vessie ; mais, n°y étant pas, puisqu’ilne sortait point d'urine il fit des efforts pour la qarte passer jusque là, il causa beaucoup de douleur au malade sans le soulager. Il eut alors recours à moi. Je le sondai de la manière que j'ai dit, et lui tira trois chopines d'urine. Mon intention était d'ouvrir l’abeès, et de Jui laisser la sundé en S, de laquelle je m'étais servi dans cette intention : mais mon éloquénce né prévalut pas sur celle du charlatan, qui lui persnada qu’il ne fallait ni l’un ni l'autre; et qu’à présent, le canal étant libre, ses bougies seules le guériraient. Je me retirai; mais, deux jours après, on me manda, et, quoique piqué, jy rétournai. I y avait. trente heures que les-urines ne coulaient plus, et la tumeur du: périnée : s'était remplie dé pus : jouvris cette tumeur; je passai la sonde en $ dans’ la vessie, êt jé la laissai; je fis renvoyer le charlatan, et continuai de voir "et de
soigner le malade j jusqu "à parfaite guérison.
se forme des abçès au périnée dans lesquels les-prostates secondaires ne sont point. intéressées , l’urèthre mêmeine. paraît point affecté: il n’y a point de rétention d'urine; mais, comme ellesné sortent pas bien saiilantes et avec toute la liberté possible , on doit s'en méfier. Il faut ouvrir ces abcës avant leur entière maturités. On'a presque toujours lieu de sé repentir d'avoir différé. Quoique lurèthre ne paraisse point être du foyer de labcés , il yest compris cependant presque toujours: Si on est appelé dans le commencement, 6n peut connäîfre ce qui en est; car, si, en remuant Ja tumb n aperçoit point qi’elle, soit adhérenté à Furéthre, l’abcès,.
S'il ‘en ‘survient, n'intérésse point ce canal, et on pourra différer de l'ouvrir jusqu’à ce qu'il soit en maturité ; si au contraire on s’est aperçu dé quelque adhérence à l’urèthre , lVabcés sera de la nature dé ceux qu'il faut ouvrir pour peu qu’on ÿr econnaisse de fluctuation. Mais il n’est pas toujours possible de faire ces: observations , parce qu’on n’est souvent mandé chez les: malades que quand Ja Halde est trop avancée pour les faire. Quoi qu'il en soit, quand on ouvre les uns ou les autres de ces abcès , il faut établie son (noel sut les sh que LR vais at re EM 9 21404
Après avoir fait Voierburel de quelques-uns de ces abe à et SE avoir gnéris sans aucune difficulté, j’en ouvris un autre, qui, au bout de sept ou huit jours. de pansement,. me parut jeter, plus de matière qu’il n'avait fait dans les premiers jours : les chairs me parurent moins vermeilles. Ne sachant à quoi en attribuer la cause, je le pansai à l’ordinaire : j'examinai Pappareil que j'avais levé; je le flajtais et, comme il sentait l’urine, je crus qu’il était possible que le malade en urinant en eût laissé couler quelques gouttes dans son appareil. Je lui recommandai d’y prendre gafde. Le lendemain l'appareil se trouva plus mouillé ; j” essuyai bien la plaie; je. fis pisser le malade, et je reconnus , à n’en point douter, que l'urine sortait du fond.de la plaie, et que par. conséquent l’urèthre était percé. J'introduisis dans la vessie la sonde en S; : je pansai légèrement Ta plaie, que je troyvai ll le lendemain en bon état, parce que, toutes les urines coulant par la sonde, il n’en passait plus par: la plaie. Mon malade fut:promptemenit guéri.
Un de mes confrères ouyrit un-pareil abcès sans qu’il parût d’urine : ce ne fut qu’au bout de quelque temps qu'il s ’apercut que l’appareil était mouillé; et, en examinant la plaie, il reconnut que l’urêthre était percé. Le malade et sa famille l'accusérent d’avoir fait cette ouverture, en ouvrant Pabcès..IL eut beau leur alléguer des raisons pour se défendre, on ne le crut pas. Il demanda une consultation; jy fus appelé : je le justitiai pleinement; il désira que je visse le malade conjointement avec lui, et ensemble nous l'avons guéri en suivant la méthode que j'ai rapportée | FEAeSN
Ce Lan Eots n'est pas le ol à qui. paréille cHbse goit arrivée : É. c’est pour prévenir cette accusation injuste du public ignorant que je conseille , avant d'ouvrir ’'abcès , de dire dans. le pronostic que peut-être le canal est percé ; mais qu’on ne peul s’en assurer que huit jours aprés M de la tueur, HART sig tôt, quelquefois plus tard.
Après avoir rapporté diltraos faits cadette la rélehton Gurine qui attaque les hommes , il convient de parier de celles qui attaquent les femmes : on peut dire en général qu’elles y sont bien moins sujettes que les PRE et qu’elles: sont infiniment DIR faciles A sonder.
Elles sont moins 1 sujettes: à la pierre : € 'est sans. bide parce que ; ayant: l'urèthre et plus court et plus large , les graviers et les petites pierres qui forment le noyau ‘des : grosses .ont plus .de facilité. à
sortir, et ne séjournent point dans la vessie ; celles mêmes qui sont d’une certaine grosseur, , et qui, dans l’homme , ne pourraient-sortir: par l'uréthre, sortent par l’uréthre de la: femme ; ‘ou, siellés s’y arrêtent ; on- les lire avec facilité : du moins, si on ne peut pas les tirer facilement , elles causent à la vérité une rétention ; mais l'urine retenue, poussée par la contraction du ventre et de la vessie, dilate le. canal, et chasse la pierre au dehors. Le pis aller, quand ily a rétention d'urine, € est de repousser la pierre dans la vessie ; ‘il est vrai qu’elle y grossit, mais aussi il est bien plus facile de tirér une pierre de la vessie des femmes que de la vessie des hommes. :
Les causes de la rétention d'urine particulières aux femmes sont : le gonflement de la matrice , le’ ‘squirrhe , les excroissances vérrucales , et celles qui, ayant un pédicule , descendent jusqu’à l'orifice externe du vagin , où elles compriment et bouchent l’uréthre :j ‘en ai vu, entre autres, une de cette espèce , qui, occupant tout orifice externe, cächait Atout l’urèthre, de manière que, ne pouvant la sonder, on fut obligé de repousser cette excroissance dans le vagin, et ‘la malade urina. Il eût été plus court’ d'extirpér cette fumeur ou de la lier ; mais » li malade n *ÿ voulant point consentir,
elle s’habitua d'elle-même à repousser cette tumeur chaque fois qu’elle était pressée d’uriner : cê qu’elle fit de ma connaissance pendant cinq ou six mois. Je l'ai perdue de vue , et ne puis dire comment s’est terminée cette maladie.
Le gonflement et le relâchement de la matrice dans les femmes à qui elle est descendue jusqu’au bord des lévres peut bien produire le même effet ; mais on peut la réduire , et on la maïntient ‘dans sa situation avec un pessaire convenable. & l'uréthre est environné de tumeurs verrucales , on les exlirpe ou on les consume ; ‘et, comme souvent ces-verrues ont pour cause le virus vénérien , on détruit ce virus par le spécifique.
La tumeur cancéreuse de la matrice Gent causer , dans ses com-
,mencemens, la rétention d'urine ; mais , comme , dans son progrés, elle produit un maladie tout opposée, j en parlerai ci“aprés en traitant de l'écoulement involontaire.
Tant aux hommes qu'aux femmes , la paralysie et Ja convulsion peuvent causer la rétention d'urine. ”
Rien n’est si commun que d'entendre dire que la vessie est paralÿtique, et que son sphincter est en côonvulsion : il m'a toujours semblé qu’il était difficile que la convulsion et la paralysie, maladies si différentes, attaquassent ensemblé une même partie ; il est cependant certain que, lorsque l'urine est retenué , il faut que la force qui. la pousse soit inférieure à celle qui la retient : or il est certain que, quoiqu'il y ait paralysie au corps de la vessie, il n’est pas nécessaire qu'il y ait convulsion au sphincter pour causer la rétention d'urine; il suffit seulement qu’il n’ait pas perdu son élasticité na-
turelle: Je dis. plu : si faible que soit la résistance du sphincter, elle sera suffisante pour;rêtenir les urines : cela est démontré par l’expérience ;.car, dans la rétention d'urine qui accompagne la luxation des vertèbres, on ne peut pas douter qu'il n'y ait en même temps paralysie au corps et au sphincter de la vessie. Il est bien vrai que cette rétention ne dure pas toujours, et.que, au bout de quelque temps, les urines. sortent involontairement, soit : par regorgement, soit parce que les muscles du bas-ventre , soulevés par la plénitude, compriment la vessie ; et suppléent alaction des fibres paralytiques + soit enfin parce que: ‘les fibres longitudinales de la vessie qui ont leur insertion au col, de presque perpendiculaires qu’elles, sont, par rapport au col, lorsque la vessie est vide, deviennent horizontales lorsque la vessie est excessivement dilatée ; de manière que , si elles élaienten action, elles tendraient toutes à écarter horizontalement tous les points de la circonférence du col, et le dilateraient : or, quoiqu'’elles soient paralytiques, elles produisent cet effet, parce que c’est la même chose pour le canal que les fibres qui viennent s’yrinsérer aient la faculté de se contracter, ou que, n'ayant point cette faculté , elles soient commetirées. par la dilatation de la vessie, Mais toutes ces causes de la sortie de l'urine ne sont pas suffisantes ; s sitôt qu’une certaine quantité d'urine s'est écoulée , ce qui en reste ne peut plus sortir par regorgement. La vessie , oi pleine et moins tendue , ne fait plus d'efforts contre les muscles du bas-ventre , ‘et les fibres longitudinales , devenues lâches, ne dilatent plus le col : c’est pourquoi , malgré l'écoulement involontaire , on est obligé de sonder” de temps en temps pour vider complètement les urines, “qui, sans cela, croupiraient, et altéreraient la vessie. Il est cependant un cas-où il paraîtrait. que Je corps de la vessie serait pardiytique, et que le sphincter serait en convulsion : cette espèce de rétention est bien long-temps à se former ; elle attaque particulièrement ceux qui, par paresse, par négligence ou par vivacité , ne se donnent pas le temps de vider jusqu'à la dernière goutte de leur urine, et ceux qui urinent la nuit étant couchés sur le côté, au lieu de se lever ou d’être à genou sur leur’ hit pour pisser. Dans fous ces cas il reste de l’ürine dans la vessie : ce qui en reste est, à Ja vérité, peu de chose; rhais il faut que la vessie le contienne , et que sa cavité, qui, dans l'état naturel, quand on a pissé, doit être exac- tement vide, le soit moins de toute la quantité d'urine qui a resté. Si, chaque jour, cette. quantité augmentail d’une goutte, il &rriverait par la suite qeil resterait dans la vessie un demi-quart, un quart ou un tiers d’ürine, sans qu’on sentit le besoin d’uriner, ce qui habituerait les fibres de la vessie à ce degré’ de dilatation qui, loin - de diminuer , augmenterait toujours ; de manière qu’à la fin les fibres de la vessie, relâchées, paresseuses, et, pour ainsi dire, paralytiques, n'auraient plus # force de chasser l'urine : c est dans ce cas |
où, comme j'ai dit ct-devant, on pourräit croire la vessie paralytique et le sphincter en convulsion ; cé qui n'ést pas. La relaxation des fibres de la vessie n’est pas une véritable paralysie, ét la résistance. du sphincter n’est point convulsion!: il-wa. que sa force ordinaire. NOR (RD MO RARE GR rts Cette espèce de rétention d'urine est plus commune qu'on ne. pénise ; mais elle est particulièrement la maladie des vieillards: J'ai connu et je connais encore bien des gens qui ont cette maladie:; dont j'ai observé tous les progrès. Elle ‘est d’'abordesi pêéu de ‘chose qu'on ne s’en aperçoit point du tout. Le premier symptôme existe depuis long-temps sans qu'on s'en plaigne, parce qu'il n’est: pas douloureux ; mais, parvenu à un certain point, quoique Von: ait pissé jusqu’à ne plus sentir l'envie d’uriner, onine sent point ce dernier coup de piston que lon ‘sentait jdans la jeunesse. On peut prévenir cette maladie ; elle est même curable quand 6n travaille de’ bonne heure." "”" HAS MORE AU Ps NO M MU ‘Pour la prévenir, et même Ja guérir, il faut pisser débout ou genou, s'il se peut, dans un lieu. frais : j'ai cru cette circonstance si nécessaire qu j'ai conseillé, à céux qui pissent la: nuit d'approcher leur pot de chambre de leurs cuisses et: du scrotum : le froid qu'ils sentent les excite à uriner, et plusieurs qui croyaient avoir tout uriné Payagt fait ce que jé dis , ont rendu encore plus ou moins d’urine, qui, sans cela ; serait restée. té 0) bé
10 ADP et LA if {y
Fe diaisé
Un ‘eabarètier à qui je conséillai d'aller pisser dans sa cave, yfit porter. un-pôt de chambre pour ypisser pendant:le jour ; la nuit il se levait pieds nus, et approchait. le pot de. chambre. de ses cuisses, comme j'ai dit. En moins desdeux mois il s’aperçut que ses dernières gouttes d’urine étaient plus vivement chassées, et il s’habitua si bien à cette façon de pisser qu’il Pa tou-
jours continuée, et s'en est bien trouvé. +! ’
- 11 faut éncore observer @e ne point résister à la premiére envie d'uriner : pendant qu’on témporise la vessie se remplit plus qu'il nè convient, ses fibres s’alongent, l'envie d’uriner se: passe; et elle ne revient que parce qu'un surcroît d'urine a fait unnôuvel effort contre les fibres de la vessie ; et, quand on ‘satisfait à ce second avertissement , il arrive que l'on né rend'point toute l'urine, et qu’il eu reste au moins la quantité que la vessie à reçue entre les deux avertissemens de pisser. DÉFIER EE 4: a LÉ MATRA
"4 Quand on résiste au second où ‘au troisième avertissement PR vessie n’est plus si sensible , etl’on passe souvent pläsieurs heures sans ressentir le besoin d’uriner : lés gens de cabinet appliqués à leur étude, les joueurs, les‘enfans de la joie qui ne s’ennuientepoint a table, ef, en un mot, tous ceux qui, trop absorbés , ne-Sentent d'objet que celui qui les occupe ; y sont sujets, et-il est arrivé à
‘ plusieurs’ d'aller se présenter pour uriner sans le pouvoir. Plusieurs
n’ont uriné que par le moyen de la sonde. Je n’ai cependant sondé ceux qui-ont eu recours à, moi qu'après leur avoir: jeté de l’eau surle: visage ; ou leur. avoir, mis les mains ‘dans un seau d'eau de. puits :-fondé sur ce qu'on, éprouve tous. les jours, que le besoin d'uriner prend lorsque l'on passe d'un lieu chand dans un lieu frais, J'ai réussi à.-en faire uriner: quelques-uns , et j'ai sondé les autres. . L'introduction de la sonde-dans la vessie “est une de: ces opérations à laquelle. les jeunes, chirurgiens ne peuvent irop. s'exercer ; et, comme Dieu n’a pas-donné à toùs, un même, degré: de. dextérité . ceux qui en ont moins ont plus besoin de s'exercer que. les-autres : il faut qu'ils. acquièrent: par l'habitude, ce que la nature: à. donné et prodigué , pour ainsi dire, aux autres. Que ceux-ci ne tirent point vanité des dons que la nature leur a faits, qu'ils en fassent un: bon usage: que les autres multiplient leurs épreuves sur le cadavres qu'ils obtiennerit, pour ainsi. dire, de force > Ja dextérité que. la nature leur a. refusée: ; mais qu'ils ne s ’émancipent point à vouloir exercer.sur.les-vivans ce-qu'ils n'ont peut-être pas assez exercé sur les: morts. Qu ils lisent bien ce chapitre, dans. lequel j'ai rassemblé tout. ce que j'ai cru-leur être utile , et qu'ils se rendent. capables d'y ajouter ce que je ne sais point, ou. ce: que je puis avoir omis... : . * La rétention d'urine n’est pas la seule maladie qui nous engage à faire cette opération : il ÿ en a d’autres où, quoique lés urines ne soient pas retenues, nous sommes obligés de. sonder, et, dans tous ces cas, il y a des préliminaires à observer. | :4° Toutes les fois‘qu'il. y a douleur: au col de la vessie ou dans les parties adjacentes ; il faut saigner, donner des lavemens U* et baigner même avant- que de hasarder la sonde , à moins que la plénitude et la tension: de la vessie ne soient excessives, et ne mettent le malade en danger , ce qui ne permet pas de retarder. 2° Si on se détermine à. faire cette opération ,, on place. le ma- Jade sur son.lit, ou bien on Vassied dans un fauteuil dont le dos est.renversé ;-si on le:met sur son. lit, il faut un Coussin placé au-dessous des fesses, et assez relevé, afin d’avoir l espace qui convient pour baisser la sonde et la retourner, Lu au Ton sonde à la manière ordinaire. , we 30 J'ai dit ci-devant. que Vordth es dE son passage | sous. les 0$ pubis ,-n’avait. pas dans tous les sujets la même courbure. Or cette différence dépend de deux choses : la première, de.ce que larcade des os pubis.est. plus où moins basse ; et:la seconde, ‘de ce que, dans Fendroit de la symphyse , ces os font plus ou moins de saillie en dehors , .et::rendentpar conséquent plus ou moins grand l'espace qui est entre-cette symphyseet l'os sacrum. J'aPoBservé que, lorsque le pubis-est élevé la courbure de.l’urèthre est plus grande, etque, quand arcade est fort basse , la.courbure de Yurèthre. est plus.petite. j'appelle grande courbure la portion, d'un plus grande cercle: ainsi,
pour: sonder avec facilité et moins de douleur, il faut que la cour bure de la sonde soit, autant. qu'il se peut ; égale à la courbure de V'uréthre , :sans quoi le bout de cette sonde heurtera contre l’uréthre: ILest bin: vrai que urêthre ést flexible; ét qu'il peut se prêter un peu pour s’ajuster à la courbure de la sonde ; mais céla ne se peut faire que l’uréthre ne soit froissé: dans tous les “endroits où le bout dela sonde le force à se conformer à sa courbure; au lien que, quand la courbure de la sondeest la ‘même que celle: nes patine 4 gleentre avec plus de facilité. : °°: biais
4° Je donne:, dans ce Traité, trois sortes: ‘de Rois pa: séret à la manière dont le bout est terminé. Lés sondes ordinairessont duvertes.sur les côtés par des’ouvertures oblongues que l’on nomme des yeux de la sonde: j'ai observé que, en passant cétte’sonde, la membrane interne de l’urèthre entrait dans les ouvertures ; que céla rendait l'introduction difficile, et que, en la: poussant aussi fort qu'il le faut pour vaincre cette résistance , on excoriait l’urèêthre , ce qui fait saigner et cause de la douleur. Pour évitér ces inconvéniens j'ai imaginé la sonde à bouton. Cette ‘sonde ne présente aucune inégalité qui puisse nuire. Quand elle est introduite dans la vessie, on pousse le stylet plus avant dans la soude , ce qui éloigne le-bouton , ‘et débouche l’ouver:ure pas où les urines sen . le En de la sonde. ‘ #
: Cette sonde , qui ét usitée par toute VEdrépes n’a point encore fait: fortune dans. son pays natal: on ne lui reproche cependant qu'une chose, c’est que lé stylet, occupant une partie du canal de cette sonde, tissé moins de place aux urines ; de ‘sorte qu elles passent difficilement lorsqu'elles sont épaisses. À ce reproche je réponds deux choses : là première , que c’est la faute de l’ouvrier qui fait un stylet trop gros, lequel occupe trop de place. Que l’on n’objecte point qu'un stylet plus menu se pliérait en le poussant plus avant dans la sonde, et ne pourrait pas éloigner le bouton qui bouche l'ouverture par où doivent sortir les urines. Ce stylet ne pliera jamais , étant appuyé dans toute son étendue ;: de plus c'est qu’il faut qu’il soit trempé , et non décuit. Quand je dis que c’est là faute de l'ouvrier , elle peut aussi souvent Me cmt (eette faute)" à celui qui lui fait fire cet instrument.
L’ouvrier déjà accoutumé à mettre un stylet dans toutes les sondes qui servent à la vessie, lorsqu'on lui commande une sonde de l’'espêce dont il s agit, croit qu’il suffit de souder un bouton à l’extrémité du sty let qu’il met dans les'sondes ordinaires, dont la perfection consiste à être assez gros pour remplir la cavité de la sonde, pour lui donner la courb Fbûre. convenable sans la fausser, où pour empêcher la sortie des urines lorsque, pour quelques raisons particulières ; on veut mouvoir la sonde dans la vessie pleine d'urine : mais, comme, dans la sonde à bouton, il est esseñtiel de conserver le
plus qu'il $e peut de la cavité de la sonde, ce sera la faute de celui qui fait faire des sondes s’il ne recommande pas ‘à Pouvrier de faire lestylet aussi menu qu'il est possible." CR | Outre l'avantage qu'il y a de se servir de la sonde à bouton pour éviter Fexcoriation de l'urêthre, c'est que, l'ayant introduite, on peut sonder à son gré d’abord Ja vessie pleine ;‘et sion veut la sonder vide, on pousse ‘lesiylet quitlébouche la sonde, ét, quand les urines sont écoulées, onfait la perquisition dans la Vessievide, soit avant de retirer le stylet , laissant la sonde alongée de toute la saillie qu’elle fait dans la vessie, soit aprés-avoir retiré le stylet, et remis . la sonde à sa juste longueur: Ainsi j'ai lieu de croire que ceux qui ne se servent point dé ma sonde , et qui n'y reconnaissent d'autre défaut que celui que je viens de dire; ne répugneéront plus à s’en servir ; et comme, en la produisant, mon dessein n’a été autre que celui d'éviter de blesser l'uréthre', ainsi que font les sondes ordinaires , qui sont pércées par les côtés de trous oblongs dans lesquels la membrane de luréthre s'engage; comme mon dessein, dis-je , n’a été que de ménager l’'urèthre, j'ai imaginé une autre sonde, qui n’a qu'une ouverture, laquelle est percée dans le bout , lequel bout, sans cette ouverture, aurait la forme d'olive ; de sorte que la circonférence du trou est bien arrondie pour ne-point blesser ; elle s’introduit plus facilement que les sondes ordinaires, el presque aussi facilement que la sonde à bouton. Je m'en sers pour injecter la vessie, ce que l’on ne peut pas faire avec la sonde à bouton. Ainsi, pour sonder, on peut choisir entre ces deux sondes; mäis je ne conseille point de se servir des sondes ordinaires, pour les raisons que j'ai dites. - ju É NP TE MRCIEAE TES CETTE LE 5° Quand on a fait le choix de la sonde , et qu'il ne s’agit plus que de l'introduire , on la trempe dans l'huile ; dans du beurre; quelques pommäades simples, ou dans le blanc d'œuf, qui, comme je l'ai dit ailleurs, m’a toujours mieux réussi. On prend la verge -avec le pouce, le médius et l'indicateur d’une main , et la sonde avec les trois mêmes doigts de l’autremain. On introduit le bout de la sonde dans l'ouverture du gland , le corps dela sonde entre les deux :Cüisses , si l’on veut sonder à la manière ordinaire ; où bien on la tourne vers le haût , selon la direction de la ligne blanche , si Jon veul sondéer par-dessus le ventre. De l’une ou de l'autre façon ; on porte toujours le bout de la sonde le plus prés qu’il est possible du col de la vessie , de manière que, si l’on sofile ET suivant la première méthode, la partie cave de la courbure et le bout de la sonde sont tournés vers le bas ;et, si l'on suit l’autre méthode, la partie cave de la courbure et le bout de la sonde sont tournés vers le haut ; de sorte que le‘bout , étant tout prés du col de la vessie , yest dirigé, etil ne s’agit. que detbaisser la main pour l'y faire entrer; et, quand toute la courbure y est entrée, la partie cave de cette courbure embrasse
Je dessous de Farcade. de l'os, pubis., Dans la première, maniére-de sonder: lorsque. le bout de :la: sonde, est parvenu. proche, du col; il n’est pas déterminé à y entrer , | puisqu il;esttourné vers le bas: F c'est pourquoi la main qui tient Ja sonde: lui fait décrire un demicercle, au moyen duquel le bout :qui était tourné.vers le. bas, se trouve tourné en haut et dirigé vers lecol, dans lequel.il.entre pour.peu que lon baisse la main entre les deux. cuisses. Ce dernier mouyement, qui. est semblable.à celui que: l'on a fait dans l’autre méthode, conduit la partie courbe dans la vessie , et la:partie cave de celte courburé embrasse. de même le dessous de l’arcade de l'os. pubis. Ces deux méthodes sont différentes en ce que, dans l’une, on fait décrire à la.sonde un demi-cercle ; qui détermine son bout à entrer. dans le.col de la vessie ;. au lieu que:, dans l'autre; on pe fait que suivre le canal de l'andtets en. baissant toujours la main qui tient la sonde. en ligne. droite, sans se détourner ni:à droite ni à gauche; de sorte que, quand le bout est parvenu au col en suivant toujours la même direction, il entre.dans la vessie. 5 4000 Ces différentes manœuvres, difficiles à, décrire, sont encore ee difficiles à-exécuter que. l'on ne pense. Avant que d'aller plusloin, qu'il:me soit permis de demanderà ceux qui suivent, la méthode ordinaire quelles raisons ils peuvent avoir dela, prélé er à l’autre: plusje réfléchis sur le demi-tour. de main, et moiss j’en connais l'utilité sje dis de plus quela pr étendue élégance de laquelle se ,piquent ceux qui font ce demi-tour ne peut. jamais être utile, et qu'elle peut” ‘avoir des inconvéniens, surtout lorsque, se. piquant de vitesse, on: fait subitement ce demi-tour ; et qu’on baisse brusquemént.et presque. en même temps la main Peur ROUE le Pa: de Ja spdèr ous le col de la. vessie, . "4 hat La méthode de passer la id Snionié de f'entre me: Safi si naturellé que je ne puis m'empêcher de croire que l'autre façon de sonder n’ait été imaginée par les anciens Jlithotomistes: que pour masquer la manœuvre , et faire paraître aux éléves: spectateurs-qui auraient envie d'entreprendre cette opération qu’ elle est bien plus difficile. qu’elle: ne leur, paraïtrait sans doute s’ils suivaient la méthode la plus simple-et la plus naturelle. Ce.que je.dis: paraîtra vrai- Semblable si on se rappelle que les‘ anciens. lithotomis(és, faisaient cette opération en cachette, -re souffraient de spectateurs quele moins qu'il leur. était possibles et que, quand ils étaient: obligés d’en souffrir quelqueShns# ils cachaient {oujours les marœuvres les plus simples par. quelques mouvemehs mystérieux: si je: suivais leur méthode , je voudrais: au moins laisser une distance entrerces deux mouvemens; dé sorte qué, après, avoir tourné la sonde, : ‘je tenterais de ‘la. at avec douceur: Vers: slexegl de à -vessiè pour l'y faire entrer. : 7 céder EE J'ai dit. ci-dessus qui il fallait. tenir. ca wergè, 5 rl EUCR
MALADIES CAUSÉES PAR LES et 775
dessus du gland avec le pouce, les doigts indicateur et médius ; je n’approuve pas qu'on la presse, ni qu’on Palonge trop, parce que Von rétrécit lurêthre , ce qui rend l'introduction de la sonde’ plus difficile ; mais il faut Hadteres l'urétlire émtel degré de tension qu'il ne soit pas replié sur lui-même, ce qui causéra ait une difficulté. d’une autre espèce ; ‘je cesse même dé ténif la verge quand le bout de la sondeia passé au-delà du scrotum, et qu ñl est parvenu au périnée ; Car, quand ; | pour faire entrer la sonde, il y aurail quelque avantage à alonger: la verge, il serait inutile” de la tirer, pour l'alonger, quand la sonde: est arrivée au périnée ; “parce que l'alongement ne se peut faire que depuis lé gland jusqu’au ligament suspensoir qui attache la verge au pubis: La sonde parvenue au périnée ;, je la pousse doucement, et, dirigeant son bout vers le Col de la vessie, je baisse:la sonde avec-douceur, et je passe la main qui tenait la verge sous” ir scrotum vd #4 sai pour is à la faire passer #74. 4002 ;
Quoique. je acte en Néfehat lé demi-tour que Yon fait faire à la! sonde dans la manière ordinaire de sonder, cela ne m'empêche pas de donner ici les moyens de le bien exécuter ; car il ut a des cas où! je consentirais ; et où il est même absolüment'nécessaire ; qu'on le mette en usage pour que l'on’observe 1° de ne commencer à tourner la sonde que lorsqu'elle est parvenue aux environs du col; 2° de tourner avec douteur en donnant le temps à l'uréthre d'obéir ; ; 30 déne baisser la Sonde que lorsqu'elle a été poussée vis-à-vis le col de la vessie ; 4°, qu'on la bäisse avec dour-, ceur , ét sans forcer les résistances que l’on rencontre , sans aban= déntier pour cela l'intention que lon a‘ dela faire entrer dans la vessie; c’est-à-dire, que, comme, par lhabitude, nous jugeons si là résistance est aux parties supérieures , inférieures ou latérales du canal, cette habitudénous fait diriger le bout de la sonde du côté OpPOSÉ ‘à la-résistance, mais toujours avec douceur ; car , comme on n’y voit point, il faut que ce soit la main qui tiént Ja sonde qui S ’aperéoive du plus ou ‘du moins de chemin que doit parcourir le. bout de la sonde pour arriver au col : c’est à quoi sert beaucoup l'autre main, qui, comme nous avons déjà dit, étant placée au périnée , seconde merveilleusement bien la manœuvre ja Là main qui conduit la sonde. : Des
- Il faut observer que, quoique le bout de la iofte soit entré dans le’ commencement du co!,: sil n’entre pas de suile dans la vessie, et que lon'senté quelque obstacle, il faut mouvoir la sonde avec | douceur ; non en la levant, ni en la portant sur les côtés, mais en la tenant mollemerit baissée:, et la poussant et la retirant. alternativement, comme pour là dégager de lobstaclé qui larrète.
Ceux qui se piquent de sonder promptement n’observent point toutes ces chosés ;'ils passent par-dessus’ tous'Jes ‘obstacles , et tant
pis pour celui qui résiste. T Lorsque l’on est bien habitué à cette opération, on s'aperçoit, ainsi que je Pai déjà dit, de quel côté. est l'obstacle ; mais, malgré la douceur et la légéreté. que j'ai recommani on est obligé quelquefois d'employer plus de force : or il faut faire cette observation, que, si obstacle est à la partie inférieure , il est bien plus dnsrent de le forcer ; parce que c’est ordinairement le verumontanum ou la prostate qui le forme + ainsi, retirant la sonde un peu à soi, et la baïssant davantage, le bout. abandonne le verumontanum , se tourne vers l'os pubis, et alors. il entre dans la vessie, ou , s’il trouve quelque obstacle, il y a moins. de risque de le forcer ; car ce n’est point ordinairement de ce côté-là que se foni les frisés routes. «
Avant que de sonder pour la rétention Huttéé: il faut prévoir s “il sera nécessaire de laisser la sonde dansla vessie ; parce que, S'il faut la-laisser, on doit sonder avec une sonde en S. C'est le moyen d'éviter la douleur, d’épargner beaucoup de gène pour le malade 1 et nombre d’accidens funestes qui peuvent survenir : on sonde aussi facilement avec cette sonde qu'avec la sonde qui n’a qu’une courbure ; et, les urines s'étant écouléés , on laisse la sonde : or, si l’on
s'était servi d’une sonde ordinaire ;, il faudrait la retirer pour introduire-une sonde en S, ce qui serait double manœuvre, et par conséquent double douleur. Mais, dira-t-on, on ‘peut biei laisser cette même sonde, quoiqu ’elle ne soit pas coasiée en S. Il est vrai; mais il faut la tenir.dans cette situation par quatre rubans de fil qui, deux par devant et deux par derrière, sont liés et terminés à une ‘bande ou ruban circulaire au-dessus des hanches, et tiennent cette sonde assujettie de maniére qu’elle est toujours appuyée sur les mêmes endroits de la vessie, qu’elle ne peut manquer de blesser à la longue; au lieu que la. sonde en S’se tient d'elle-même ; élle n’a pas besoin de liens, et c’est un grand avantage. Avec BU. - sonde le malade peut se tourner à droite et à gauche, se lever, s'asseoir dans un fauteuii pendant que Jon fait son lit, et même pendant plusieurs heures; enfin il peut marcher , retourner à*son lit, et se recoucher lui-même sans déranger la sonde; au lieu que, avec la sonde ordinaire, le malade est obligé de garder scrupuleusement la même place, tout incommode et fatigante qu’elle soit, et, pour peu qu'il se remue pour prendre ‘une position moins génante , l'ébranlement qu’il donne à la sonde lui cause beaucoup. de douleur ; ilne peut. prendre d'autre situation que celle d’être couché sur le dos, ayant les jambes et les cuisses pliées du côté du ventre. On est même obligé de passer sous ses jarrets un coussin long el étroit, en forme de rondin outraversin rempli de erin ou de paille d'avoine ‘pour soutenir ses jambes dans cette attitude ; : et même on se sert d’un archet ou d’un chapeau renversé pour empêcher la couverture de son lit d'approcher de la sonde, qui fait saillie et s’élève
presqué perpendiculairement ; au lieu que la sonde en S, au moyen dé sa double courbure, couchée horizontalement sur le -Scrotum , son extrémité tournée plutôt en bas qu’en haut, fait si peu de saillie que. le malade , quoique couché sur Je dos, ses jambes étant alongées , la sonde reste, pour ainsi dire, cachée entre les deux cuisses , et l’on peut étendre sùr lui sa couverture sans craindre qu’elle touche à la sonde: ce qui évite au malade la cruelle gêne de se tenir sur le dos, et lui procure au contraire la liberté de se mouvoir avec facilité, et celle de se lever. méme , et. de marcher, comme ÿ ai dit ci-dessus.
Pour que la sonde en S se tienne d'elle-même il faut que!la FAT qui entre dans la vesste décrive ‘la courbure d’un plus orand cercle afin que le bout n’approche point trop des os pubis ; ; il faut aussi que la même portion de la sonde soit moins pesante que celle qui est au dehors .: celle-ci doit même être elliptique, je veux dire qu’elle doit cesser d’être courbe à trois travers de doigt près de son : bout , n’étant pas nécessaire qu’elle le soit dans toute la partie de l'urefêre , qui est depuis le ligament de. la verge jusqu’au bout du gland ; mais , pour que la portion extérieure pèse plus que celle qui est dans la vessie, il faut qu’elle soit un peu plus longue et terminée par un collet épais d’une ligne, etsd’environ trois lignes de largeur $ ce quien augmente le poids. Si ces deux courbes étaient de même pesanteur , elles seraient en équilibre , et la sonde pourrait indiffés remment rester dans la vessie ou en sortir ; mais ce poids, joint à celui de la verge, qui pèse sur le bout extérieur de la sonde, le faisant baisser, le bout intérieur sera relevé; et retenu dans la vessie. |
Ces avantages ne sont pas les seuls qu ’ait la sonde. en S sur la sonde ordinaire; son bout extérieur, couché sur le scrolum, est tourné vers le bas, ce qui donne de la pente aux urines, et la facilité de mettre ce bout de sonde dans un urinal ou autre vaisseau pour les recevoir , de manière que le malade n’en est point mouillé: au contraire la sonde ordinaire , ayant son bout extérieur plus élevé, pour que les urines sortent, elles sont obligées de monter contre leut propre poids, et il faut baisser la sonde pour conduire l’urine dans l'urinal ; ce qui ne se peut faire sans en répandre sur les bourses, quelque soin que l’on prenne, et sans causer quelquefois des douleurs à la vessie. Il y a plus, la: sonde en S-n’étant point liée, elle. . obéit, de manière que les mouvemens que le malade peut lui com- , muniquer , en se retournant dans son lit, en se levant et marchant même, som si doux qu'ils ne, peuvent. ui être préjudiciables ; au contraire ils lui sont utiles en ce qu ils ne font que. changer la sonde de place; de sorte qu’elle n’ appuie. pas assidument sur les mêmes endroits, qui, par. cette raison, ne peuvent point. en être. blessés. Il n’en, est pas de même de la sonde ordinaire : celle-ci, fixée par
778 TRAITÉIDES MALADIES CHIRURGICALES.
quatre cordons, n’obéit point aux. mouvemens dont il s'agit, ét, ne changeant point. de place, elle ‘touche assidument et durement les mêmes parties de la vessie ‘elle les méurtrit et les excorie; mais cest bien pis quand involontairement le: inalade fousse , crache mouche , éternue , et, s’il lui survient quelques nausées ou vomis semens, les secousses redoublées : que ces accidens donnent à la sonde ; fatiguent considérablement la: véssie, linflammation aug . mente, la gangrène ne tarde pas à survenir, et la &onde en perce la vessie, comme: de Vai vu arriver quelquefois. DA Le
Au mois dé juin, ins je fus mandé à deux lieués de Paris pour voir un malade qu’ on me dit être agonisant ; et en effetgil était mort lorsque j’ arrivai. N'ayant rien à lui faire , je voulns revenir Sûr-le-châmp, mais on me pria de rester pour en faire:louverturét Il.y avait encore sept ou huit heures à attendre pour observer le temps prescrit par la loi; il était mort à la suite d’une rétention d'urine : il ne s'était passé rien d’extraordinaire dans le cours de sa maladie. Comme on voulait le mettre sur la paillasse, l ’allai pour l’éxaminer, et voir s’il n'avait point encore quelques signes de vie. Ayant levé le drap qui le couvrait, je vis’encore la sonde ordinaire élevée presque perpen- -diculaitement, êt fivée dans cette situation par'quatre cor dons quila relenaient, comme les cordages retiennent la mât d’un vaisseau. Puisque le malade était mort , il n’y avait rien à craiudre de laissér la sonde ; jusqu’au temps de faire Late Je défendis de le changtr, de place, désirant de l'ouvrir dans celte. situation pour observer’ exactement les rappor ts de la sonde avec la séssie. Avant que de faire l’ouverture du ventre, j'ôtai le tampon qui bouchait la sonde; il ne sortit point ‘d’urine : PeReR den pa vessie était presque pleine, puisque, en pressant au-dessus du:pubis, j’én faisais jaillir par l’ouvérture de la sonde. J’ouvris le ventre, je découvris la vessie, je fis sortir une. par tie des urines jusqu’à pouvoir toucher par le dehors dé la vessie la situation que tenait la sonde; la convexité de la courbure était appuyée sur la partie de la vessie qui touche le rectum; le, bout de la sonde paraissait à deux ou trois travers de doigt du fond. J’introduisis sur ce bout la pointe d’un bistouri; j'ouvris la vessie, et la sonde passa par cette ouverture, et le peu d'urine qui y était encore en sortit : alorsje coupai les cordons de la sonde, et la ceinture à laquelle ils étaiént attachés; je coupai le cartilage des os pubis afin d'ouvrir Purèthre dans toute sa longueur par le côté qui est logé dans la gouttière des corps caverneux. Ayant aussi ouvert la vessie dans toute sa partie antérieure, je levai: la sonde, et je trouvai que V'urèthre, depuis le ligament de la verge jusques et Compris le verumontanum ,. a prostate, le col et la partie de la vessie qui est couchée sur le rectum, était en ‘suppu= ration gangréneuse; en un mot, toutes les parties que la sonde avait pu - presser’ étaient, dans le même état. Ce désordre ne serait point arrivé si, Fr pendant. vingt jours que la: sonde avait séjourné dans la vessie , elle n’y eût
pas été es par les cordons , et sr, ayant la facilité de changer de place, elle n’eût point appuyé durement et assidument sur les mêmes endroits. Il est vrai que celui qui avait soin du malade avait tenu les liens uñ peu courts, ce qui est une faute que l’on doit éviter quand on se sert de la sonde ordinaire, et dans laquelle on ne tombera point si Von se sert de la pre en w puisqu il n’est pas nécessaire de la lier: PRET TOR. Lai
En gênant la sonde ordinaire , et surtout en.tenant les liens postérieurs trop courts, la sonde esttrop baissées elle appuie sûr la partie inférieure. de ‘Furèthre qui se trouve vis-à-vis: duiligament de. la verge, et la compression qu’elle-fait en ce lieu.est d'autant plus forte que le ligament de la verge résiste et empêche l'urêtbre d'obéir; car on sent bien que la compression serait moins: forte si la verge pouvait ôbéir aux mouvemens de la sonde; les vaisseaux de cette partie ne seraient pas oblitérés ; la circulation n’y serait pas interrompue, et la gangrène n'y surviendrait pas. bi 6
.C’est ce que j’ai vu arriver à M***, chez qui je fus ape | et à qui je trouvai la gangrène dans l’endroit du pli que fait la verge pour tomber sur les bourses. La sonde était encgre dans la vessie, et, en la relevant du côté du ventre, comme pour la tirer, j'apercus une escharre noire, de toute l'épaisseur de l'urèthre et de la peau qui le couvre, eseharre. qui était déjà presque toute séparée, ef qui me laissait voir à nu cinq à six lignes de la longueur de la sonde. J° eus, dans cette occasion, la satisfaction de voir triompher la sonde en S; car, l'ayant mise en place, et,.en la changeant tous les cinq ou six jours... on eut la facilité de seringuer commodément la vessie et panser les uleères Sangréneux, que le malade avait,au croupion.et aux fesses; en un mot il fut guéri de la maladie de vessie qu’il ayail et du trou que la sonde avait fait à l'arèthre.
À ces observations j j en pourrais joindre une infinité + mais elles, doivent suffire,:à moins que la routine ne continue de triompher d'une bonne méthode, comine cela n'arrive que trop souvent.
Dansie cas où la vessie se trouve raCornie-il n’est pas facile d'introduire la:sonde; et, si elle entre, il est difficile de la tonrnér à droite et à gauche, et souvent très-dangereux de l'y laisser pour procurer l'écoulement des urines,, parce que la cavité de la vessie est diminuée par la crispation , et que la dureté l'empêche d'être extensible. Cette situation est fâcheuse ; mais elle le serait bien davantage si l'on ne . pouvait introduire la: sonde : on serait obligé defaire: l'opération de la boutonnière ; qi , en pareil cas , procure rarement la guérison , mais qui prolonge au moins les jours du malade, et qui, supposé qu’il ait quelque cause particulière, pour la destruction de laquelle il y ait quelque spécifique, cette opération donne au moins le temps de l’administrer, pourvu que le malade ait les forces nécessaires.
On aura pu trouver en différens endroits de cet ouvrage que le virus vénérien est cause de l’endurcissement de la prostale ; que cet. endurcissement rend la sortie des: urines ‘difficile. On sait d’ailleurs. que les’ urines, :séjournant dans la ‘vessie, deviennent âcres. et, piquantes; que leur passage à travers les fistules y produit des duretés et des callosités ; symptôme qu’on ne peut attribuer qu’aux sels dont l'urine est. chargée: etqu'elle a, pour ainsi dire, voiturés dans Pin- terstice des parties qu’elle à pénétrées.. Les sels des urines peuvent aussi produire la même impression sur le corps de la vessie qui les
contient, et dans laquelle elles séjournent. On sait enfin*que les graviers et les pierres qui séjournent dans la vessie, par l’agacement continuel et le long séjour qu’elles font dans cette partie , produisent le anême effet. Toutes ces causes peuvent facornir la vessie, c’est-àdire la crisper, Jendurcir, donner plus d'épaisseur à ses menibranes, en un mot. diminuer si considérablement sa cavité qu’elle ne peut qu'à peine contenir la sonde , et qu’elle est hors d’état de se prêter aux mouvemens Jatéraux que lon voudrait faire faire à cette sonde. Dans ces cas, comme il vient d’être dit, la boutonniére n’est néces- Saire que pour prolonger les j jours du malade, et donner le temps d'attaquer les causes de cette crispation ou racornissement. Si Ja pierre est la cause existante , il en faut faire l’extraction ; si c’est le ” séjour de l'urine et du gravier, l’opération de la boutonnière réussit quelquefois , parce qu’elle donne la facilité d’injecter et doucher, pour ainsi dire, la vessie avec les décoctions émollientes, résolutives, détersives, et dessicatives; opérations qui soulagent, et qui guérissent quelquefois, mais qui sont plus souvent efficaces lorsqu’on les fait avec les eaux minérales, telles que celles de Balaruc, Barége, Bourbon, Bourbonne, Aix-la- -Chapelle, Plombière et aûtres. Or, pour faire ces opérations, il faut pouvoir introduire la sonde cannelée s’il s’agit de faire la lithotomie, ou lalgalie s’il ne s’agit que de vider l'urine , et d’injecter ou doufher la vessie. Je dirai ailleurs ce qu’il faut faire: lorsqu'on ne peut introduire ni l’une ni l’autre sonde. On tâche d'éviter de faire l'incision appelée boutonnière quand l'introduction de la sonde est possible ; et, comme l’on a intention de Javer où boucher la vessie, il faut Jaidéer IÀ sonde; car, comme ces injections et ces douches doivent se faire cinq ou six fois par jour et plus, on fatiguerait trop l’urèthre, le col de la vessie et la vessie même si Pon ôtait la sonde pour la remettre à chaque fois que l'on répète cette opération ; il arriverait même que l’on ne pourrait plus l'introduire, ce qui serait une complication bien fâcheuse. Dans tous ces cas la sonde en S est préférable à la sondé ordinaire ; ét, s’il y ena un où la préférence soit plus marquée, c’est dans celui du racornissement de la vessie : en effet quel désordre n’est pas capable de causer une sonde assujettie dans uné vessie racornie , rétrécie , et incapable de prêter et d’obéir à cette sonde! La douleur, l’inflammation et la gangrène arrivent successivement ; et c’est ainsi . que j'ai vu périr la plus grande partie de ceux à x ui ; en ie cas, on s’est servi de la sonde ordinaire.
La douleur, qui, dans cette occasion , tourmente pit banane et Îa fièvre ardènte qui survient , obligent d’ôter la sonde : le malade, qui alors n’a dans la vessie ni sonde pi urine , se troûve un peu soulagé ; maïs, trois ou quatre heures aprés, on est obligé de le sonder, à quoi on ne réussit pas toujours ; ou, si l’on réussit, ce n’est pas pour long-temps ; les douleurs reviennent plus fortes même qu’elles
MALADIES CAUSÉES PAR LES URINES. 781 ent : on est de nouveau obligé d'ôlér la sonde , et, si l'on
va ce “qui doit arriver , ce serait le temps de faire la bôuton- PE sur cette sonde au lieu de l'ôler ; cär on ne : peut plus la renfettre, et la boutonnière devient absolument nécessaire ; mais elle se fait alors dans une circonstance bien, Hächeuse , puisqu'o on n'a point de sonde | pour guide.
Si l'on pouvait introduire le bout de la sonde cannelée au moins jusque vers le col de la vessie, on ferait incision sur ce bout , et,
t ouvert l’uréthre en ce lieu, on y introduirait un stylet un peu te. lequel , ayant retiré la sondë on tâcherait d'introduire dans la vessie en p: nt le resté du conduit : c’est ce qui na réussi plusieurs fois. Nota que la sonde cannelée dont il s’agit ne doit point être fermée pe son bout , comme celle que l'on introduit dans la vessie pour la taille ; son extrémité doit être ouverte comme une gouttiére : autrement elle ne- permettrait pas le. passage dû stylet, avec lequel on cherche Yurëthre ; elle empécherait même de retirer la sonde.
On n° a pas toujours l'avantage de pousser la sonde aussi avant: mais, pourvu ‘qu'elle soit arrivée au périnée, on peut entreprendre de faire l'opération dont il s'ag git, observant cependant de ne faire d’incision q nt qu'il en faut pour pouvoir passer le styiet : on la peut faire plus de près du col, parce qu’elle sera comprise dans la boutonnière qu’on se propose de faire ; autrement il y aurait deux ouvertures à l’arêthre : ce ne serait pas un grand mal ; mais il faut léviter si on peut. Quand on a fait cette incision ; on intréduit une canule, à la faveur de laquelle on seringue les ctions, ou les eaux minérales capables d’amollir, de mondifier et déterger : et, comme on peut ôter et rentettre cette canule avec facilité , on la change tous les jours , soit pour la nettoyer, soit pour mettre une autre sem blable , ou une plus convenable , supposé. que la vessie ne s accommode pas de cette première. 5