‹ Œuvres complètesChapitre 13 sur 140 · DES MALADÉES DES O0. XXI · texte numérisé non relu

DES MALADÉES DES O0. XXI

merteux, qu'on détruit souvent avec satisfaction » Où sans y prendre garde; en donnant toute son attention: à bien dégraisser un muscle : l'étude trop négligée de ces parties fait qu'un chirurgien ne sait pas débrider un étranglement qui cause la gangrène d’un membre ; étranglement qui n’exige souvênt qu'une incision de trois ou quatre lignes d'étendue, dans le fond d'une. plaie. hors de .la, vue des spectateurs de nos opérations : les plus importantes sont, souvent celles où il faut le moins de dextérité et d'habitude, L'on peut donc s’abuser,, au grand préjudice des malades, en croyant avoir satisfait à la nécessité de débrider , parce qu'on aura fait inutilement. de profondes taillades dans des endroits où la cause de la maladie n'existait pas. M. de La Martinière a fait des observations très-importantes sur le change qu'on a pris, à cel égard, dans le raitement des plaies d'armes à feu; et M. Quesnay, qui est entré, sur cette question, dans les détails les plus intéressans, au Traité de la gangrène,

a donné, au chapitre de Ja Cure des étranglemens gangréneux, un détail anatomique concernant les aponévroses qui mérite une singulière attention. | Aves | :

. L'étude que nous recommandons conduit spécialement à établir des règles positives, au moyen desquelles on réduira facilement , par une-méthode raisonnée, des luxations qui ne eèderaient pas à de plus grands efforts dirigés sans vues et sans principes. Pour parvenir à des connaissances solides sur ce point il faut avoir beaucoup d'égard à l’antagonisme, c’est-à-dire à l’usage des. muscles qui ont une action contraire. Un muscle qui est l’'antagoniste d’un autre dans une certaine situation ne l'est plus-dans une situation différente. Le même muscle agit différemment suivant les diverses attitudes. H n’y en a point qui ne puisse servir d'exemple. Le muscle biceps, fléchisseur de l’avant-bras , devient supinateur dans certaines positions. Le muscle piriforme de la cuisse, qui lui fait faire une demi-rotation de dedans en dehors lorsque le sujet est debout, n’est plus qu'un simple abducteur le sujet étant assis. On doit à M: Winslow des détails fort instructifs sur l'usage des muscles. M. Schreiber a étendu ses vues beaucoup plus loin: il a mis à la tête de sa traduction latine de la Myologie de Douglas une préface savan{e, qui contient d’excellens principes sur l'étude de la matière - myologique. Cet objet, approfondi autant qu’il-mérite de l'être,

jettera de nouvelles lumières sur la physiologie et la pathologie. I faut, dit M. Schreiber, mettre le corps disséqué en différentes positions pour voir de quelles actions chaque muscle sera capable dans chaque situation, et quels seront ses antagonistes dans chaque position déterminée. C’est un travail très-recherché, mais qui sera satisfaisant et extrêmement utile. Des hommes laborieux ont déjà fait connaître la nécessité de ces connaissances dans quelques cas particuliers qui avaient fixé leur attention. M. Winslow a fait remar-

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