CHAPITRE XL. PARA “Mis rs
FE DE LANÉVRISNE. na
“Des Dipérences. et des signés de Aiéerione.
ab é UNE portiondune pee a perduson receorb fs. elle gate moins capable de résister - à impulsion du Sang : cet “endroit. du-canal , poussé continuellement par ce: fluide ; ; deviént peu‘à peu de plus large en plus large ; et successivement on voits y former et augmenter peu à peu uné tumeur à laquelle on à donné: le nom. d'anébrisme vrai ou -anévrisme par dilatation, 0175: Pi MP. 20 ds FAO U à Éorsque ; par quelque cause : que. ce soit, le canal de Partère est ouvert ou percé, le sang’ ’extravase, et forme, aux. environssde l ouverture, une tameur do ’oñ ct a PONEE ms ou ar: épanchemént.. 7 «°: ÊTe “ne - Ces deux maladies: , qui sit te même nom, ont son des caractères bien différens : elles n'ont de commun que d’être. formées par le sang'artériel, et'etles différent en ‘cérque; dans la. premiére espèce, le sang qui forme la tumeur est'encore dans fi voie. sis, la cireulation , et'que’, dans la secondé ; il est extravasé. LATE On conçoit aussi-que le sang qui- foie la:première rimes conserve sa fluidité , et qu’il ne cesse point de: couler dans le vaisseau ; L «car, s'il passe de la partie supérieure de l'artère dans la partie qui forme la tameur., il: passe “aussi successivement-de la tumeur: dans la partie de: Yartère qui est au-dessous; de sorte que le sang: que ‘contenait latumeur dans li pstant An est pas précisément le même que celui qu’ ‘lle contient dans l'instant B; mais, dans Panévrisme par épanchement, le-même: ‘sang qui commence à former la tumeur reste ‘au ‘voisinage de l'ouverture de l'artère ;-ily:perd sa fluidité , se coagule , et ne rentre plus dans la‘voie dé la-cireulation. L’anévrisme par dilatation se forme trèb-lentement, et ses progrès sont presque imperecptibles ; parceque lesimémbranes.de l'artère, quoique relâchées, 6nt encore quelque ressort qui n’obéit à limpul-
sion du sang que peu À peu ; mais l'anévrisme. par épanchement se forme. subitement..et il augmente à proportion de la quantité et.de la vitesse: avec laquelle;le sang.sort par, l'ouverture. faite à l'artère. L'anévrisme par dilatation est mou. parce que.le.sapg qu’il -contient.est fluide ; et. l'anévrisme par épanchement est dur; parce que le sang qu Al contient est coagulé : c’est par cette raison que l’'ané-
vrisme par dilatation disparaît lorsqu'on le” comprime avec. les doigts, comme il arrive à une hernie qu’ on réduit ; ; au lieu qu’ on peut presser l’anévrisme par PRRRONeRNUES sans que la compression le fasse disparaître. -
Lorsqu'on touche l’uné et l'autre Fa 71 IN Rata tetiiel) On: gént presque toujours uge pulsation qui répond exactemient au: mouvement de l'artère; mais cette pulsation est: moins sensible dans l’anévrisme fait. par épanchement que dans celui ‘qui est fait par dilatation : on sent au toucher un fourmillement dans celui-ci Jet il est rare qu'on l'aperçoive dans l’anéyrisme : par. épanchement.
Lorsqu’ on approche: l'oreille de l’'anévrisme par dilatation, on . entend-un bruit semblable à celui que fait l’eau qui passe. dans: les tuyaux des fontaines : ce bruit.ne.s apergnhte ane rarement et faible-
ment :à l'anévrisme. par: épanchement.… acéodités cas -dlétré L'anévrisme par dilatation. forme’ toujonts: une timeur: égale. et . Circonscrite : au lieu que : l'anévrisme ‘par -épanchement est irrégulier, et presque toujours confondu avec le corps grajsseux. L’anévrisme: par dilatation ne change point la couleur de:la peaus;t au lieu que, dans l’anévrisme par: ‘épanchement , Ja peauest : sport 04 toujours bruneet plombée:; comme: s'il y avait: meuririssure. :
«Ces différences caractérisent si parfaitement ces deux nSédts qu'il semblerait qu'on ne: devrait point les prendre l'une pour l’autre: ‘c'est cépendant ce qui arrive quelquefois ;ear, depuis peu, plusieurs médecins-et chirurgiens, tant de Paris que de province, se Sont: trouvés de diflérens:sentimens + au sujet d'un anéyrisme qu'ils avaientexaminé plusieurs fois avec attention. Les uns ex oyaient que la tumeur ‘était faite par Yépanchement. ou lextravasation: du sang de l'artère; et les autres assuraient qu'elle était faite. par la , dilatation de Yartère:,.et'que le sang était: encore dans le vaisseau ; mais , quoique d'avis différens sur la nature dela maladie, les uns etles autres convinrent:que le:seul moyen que lon pouvait employer pour guérir le malade était l opération: Elle fut. faite en leur présence; tous furent convaincus que l'artère avait été ouverte; et que celle tumeur était un anévrisme faitpar Yépanchement du sang. Le
Ce n'estpas la première Sisqae'j'ai.vu d'habiles gens être d'avis contrairesür le caractère de-cette maladie, qu'on peut voir. cependant, qu'onpéut toucher, et déni les signes sont si différens :‘ilest vrai que ceux quim'ont point: vu ces maladies dans tous leurs temps , et qui ne les ontyioint observévs: dans leurs progrès, peuvent queique-
re ON ANEVRESMENE mi 2177 si
Hois s'y méprendre. Pour en bien juger il né suffit pas de savoir que tels ou tels symptômes accompagnent leur naissance, puisque de jour en jour ces Symptômes peuvent augmenter ou diminuer , qu’ils disparaissent même, et qu'à leur place il en survient d'autres tout différens qui en imposent à ceux qui ne sont pas prévenus de la pos-
sibilité et de l'existence de ces variations.