‹ Œuvres complètesChapitre 133 sur 140 · ANÉVRISME · texte numérisé non relu

ANÉVRISME

trouver du côté de l'ouverture de l'artère, il y a lieu de croire qu’elle a été. entrainée par le sang, qui coule continuellement dans l'artère:

Ge que je viens dé! dise a prouvé par Vobservation : quand les. hémorrh@gies sont venues les unes près des autres, on ne trouve point.cette gradation entre les caillots. J'ai fait plusieurs opérations de l’anévrisme sans qu’elle s’y soit: trouvée , et on voit qu'elle y est. moins remarquable, selon qu il y a eu plusoù moins d'intervalle entre les hémorrhagies ; car, si la seconde hémorrhagie vient avant que le caillot dela première. æiteu le temps de durcir et se rendre adhérent à l'ouverture de l'artéré;, le sang chassera ou pénètrera le caillot ; la troisième hénor hace et celles qui suivent: feront la même. cho si elles se font proche les unes des autres; et alors on ne distinguera point les caillots ; ils seront pénétrés. par le sang et pêlemêle les uns dans les autres : au lieu que , si les hémorrhagies ne viennent qu'à plusieurs jours dedistance les unes des autres, et que le premier caillot conserve son adhérence , les caillots seront si différçns par leur grandeur, leur couleur et Jeur consistance que, sans être instruit du nombre des hémorrkiagies ; on le pourrait savoir par le nombre des caillots qu’où trouve dans la: tumeur ; et même, de plusieurs. hémorrhagies , on peut savoir celles qui ont: été plus ou : moins fortes par l'épaisseur des caillots, et celles qui ont été. plus proches ou plus éloignées, par la consistance et la couleur de ces mêmes caillots. Ces observations ne sont pas simplément curieuses, elles m'ont servi dans la pratique des opérations que j'ai été obligé de faire à l'occasion des-artères ouvertes ; et j'espère en tirer les moyens d'éviter: ces opérations ; “ougde fes rendre M jou pis faciles et moins douloureuses.

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