DES MALADIES DES 0$. XLIX
sion au tibia. La douleur devint tré ës-vive ; ; ane incision donna issue à une sérosité sanguinolente , dont le siège. était entre le périoste et los. Cette membrane était détachée de plus de deux travers de doigt. On ajoute qu'il parut une fracture en. long très-étendue. Voilà ce qu’on pose en fait. Il est bien étonnant qu'une violence, extérieure
qui a pu fendre le tibia en long ne l'ait pas plutôt cassé en travers ; ; mais il n’est pas possible de nier un fait: Suivons-en la narration pour faire connaître jusqu’à quel point il mérite que nous y ayons égard. L'incision fut alongée par ses angles ‘au grand soulagement du malade, Pour accélérer sa guérison l’on eut recours au trépan perforatif et à l’exfoliatif,' ce qui réussit, attendu que la fentene pénétrait pas jusqu'au canal de la moelle. Cette circonstance décèle Ta méprise, L'observation est d’ailleurs trés-imparfaite én ce qu’elle n'enseigne pi pourquoi ni comment. on a appliqué lés trépans
perforatif et exfoliatif. Passons à la seconde observation.
Un jeune garçon de seize ans, après le traitement d’une fracture compliquée à la fjambe, occasionée par la roue d’une charrette, sentit, lorsqu'il commença à s’appuyer.sur ses jambes, une douleur sourde à la partie antérieure du tibia, peu au-dessus de la fracture. Il s’y forma un abcès ; le périoste était pourri en cet endroit, et l’on découvrit à los une fente légère. On procura. l'exfoliation, et le malade ne fut pas long-temps à guérir.
Personne ne contestera la possibilité de cette fracture. L'exemple cité n’a aucun trait à la question. M. Duverney devait s’en apercevoir,
‘et se souvenir des termes qu’il venait de copier dans l'exposition de
la doctrine de l’auteur qu'il croit réfuter par ce fait : «On convient » que les os peuvent se fendre. Lés balles de mousquet , par ». exemple, brisent les os et les fendent ; un. coup dé marteau ou » de pied de cheval fera le même désordre ; mais tous ces exemples » n'établissent point cette espèce de fhactiré que nous appelons
» fente, simple félure : ce sont des espèces de fractures qui doivent + être rangées dans la classe des brisures , deS contusions , des dé- » pressions avec fente ». M. Petit avait dit pareillement : « Il est » cependant vrai que les balles de mousquet peuvent fendre les os » en long, même jusque dans les articulations ; mais nous n'avons » point prétendu comprendre ces sortes de fractures par mi celles » dont nous venons de parler ». En effet la fente, dans ce cas, est un accident du fracas de l'os, ét non pas une fracture simple, comme il faudrait que cela fût pour en.établir üne éspèce particulière.
Le sujet de la troisième observation de M. Duvérney sur la frae- {ure en long est un ‘garde-du-corps qui , étant à chey al et en boites , reçut, vers Ia partie moyenne de la jambe, un coup de pied de cheval. La douleur fat d'abord très-aiguë ; elle fut suivie d'un engourdissement qui la rendit moins vive. Vi ngt-quâtre heures aprés le malade se plaignit d’une grande chaleur ; il se M une eséhare à la