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LUXATION DE L'AVANT-BÉAS

funestes , ‘principalement lorsqu’ elles ne gont pas. promptément réduites , & que, dès le commencement, on ne s ’attache pe à prévenir les accidens.

La luxation en dedans est endosdiid ä craindre que la luxation en dehors, à cause des Sn er à des Ni ni ra et des rupiures que souffrent les vaisseaux.

Les luxations incomplètes sur les côtés sont plus difficiles à à réduire que les complètes ; mais aussi sont-elles bien moins dangereuses ; . les ligamens Sont même si peu alongés qu'avec lé temps ils s’accoutumént à cette tension, et que l’avant-bras peut être fléchi et étendu . Sans douleur , et presque aussi ha ser rar s il w y avait point de déplacement. -

La luxation en devant véinilé devoir être presque toujours suivie d’ankylose, parce que, outre la luxation , il y à une fracture à l'articulation. :

A De la Cure de la Luxation de l’Avant-Bras.

Le dhautiet pour la réduction de V'ayant-bras est différent selon les espèces de déplacemens. Pour les luxations en devant ou en arriére le chirurgien met son coude dans le pli du bras ; il empoigne, avec sa main , du même côté, celle du malade , et les maintient toutes deux fortement assujetties avec son autre main ; alors il plie de toute sa force son bras et celui du malade: ce qui fit en même temps l’extension , la contre-extension et la réduction. Les luxations en devant et les. lüxations en arrière n’exigent d'autre différence , dans le manuel , Sinon que; “pour la luxation en devant , il faut appuyer le coude le plus près qu’il est possible de la tête des os de l'avant-bras ; que, pour la luxation complète en arrière , il convient de mettre le coude précisément dans le pli du bras du malade , et qu’enfin, dans la luxation incomplète en arrière , il faut appuyer le coude un peu au-dessus du pli du bras. Il n’est pas difficile d entrevoir les raisons de ces dispositions différentes.

On se sert encore, pour réduire soit la tantôt en ‘dévant, soit la luxation en arriére , de la quénouille d’un lit ou chose semblable. On fait asseoir le malade sur le lit, et on place le bras luxé de façon que la quenouille, que l’on garnit de linge , se trouve précisément dans le ‘pli du bras. Un aide pousse , avec ses deux. mains, le coude contre la quenouille , et le chirurgien, situé du côté sain, prend l’avant-bras malade près du poignet avec sa main gauche ,.et l'épaule avec sa main droite si c’est le bras droit qu'il faut réduiré; où au contraire il prend l’avant-bras avec sa main droite, “ettient le haut du bras malade avec la main gauche s’il s’agit de réduire Je bras ‘ gauche. Etant ainsi placé, il approche avec force ses déux mains, comme pour plier l’avant-bras , pendant que l’aide pousse lé coude contre la quenouille , et la réduction se fait.

Ces méthodes ne réussissent point toujours ; et il est certain que, pour | réduire les luxations de lavant-bras , de quelque espèce qu’elles soient, il est en même temps et plus sûr et plus convenable d’observer les mêmes règles qui onf été données.en général pour toutes . sortes de réductions. Il faudra donc, avant de tenter de replacér les o$, faire à l'ordinaire les extensions en meltant lavant-bras dans une situation telle.que tous les muscles soient également tendus:

Si la luxation est en arrière , on appuiera une main au pli du bras 3 et, avec l’autre, on! prendra l’'avant-bras du poignet pour faire la flexion dans le moment qu’on reconnaîtra que les extensions sont suffisantes ; ou bien , si l’on véut, on poussera l'olécrâne de derrière en devant , etla Larile inférieure dél’humérus, de devant en arrière ; + ce qui fait à peu près la même chose , mais avec moins de force. On pousserait les os dans un sens entièrement opposé si la luxation était en devant. r |

A l'égard des luxations sur les côtés, pendant qu’on fait Fitee les extensions et contre-extensions, on nue les deux mains , lune sur la partie inférieure de hurmérus, l'autre sur la partie supérieure du rayon et du cubitus ; et, en approchant les deux mains lune de l’autre avec force, et dans un sens, contraire au féplagemenhs on fait la réduction. c

Pour toutes les espèces Fé luxations. de avant-bras on Pere 4 : après la réduction, dés compresses qu'on trempe dans l'eau-de-vie camphrée s’il ya ecchyÿmose ou trombus. On fait un bandage en spica avec une bande ; on met une pelote dans la main, et, par le moyen d'une écharpe, on: soutient l’avan{-bras fléchi, excepté:cependant dans le cas de la luxation en devant, parce que la fracture de Folécrâne , qui doit toujours accompagner cette luxation, demande que V ayant-bras soit étendu , ou du moins fléchi en ele très-mousse.

Da la FAO des Os 4 Let Bras appelée Dias! asis.

Outre les luxations différentes dont nous avons parlé ; On en compte encore une d’une espèce particulière , qu’on nomme d'iastasis ou écartement des.os de F'avant-bras. Tout le monde en parle comme d'une maladie assez ordinaire ; cependant il me semble qu’ellé est également impossible , soit dans les luxalions de l'avant-bras sur les côtés , soit dans la luxation où l’entorse du poignet. -

En érutee lieu, dans les luxations de lavant-bras en dedans, le cubitus, n’étant, pour ainsi dire , luxé qu’autant qu'il est poussé par le rayon, il est évident que cês os ne doivent souffrir aucun écartement , et que l’articulation qui les joint ‘ensemble ne peut être. forcée. In est pasmoins clair que le diastasis est impossible dans le cas de la luxation en dehors, puisque le rayon n’est porté vers ce côté qu’autant que le cubitus est lui-même. poussé en dehors. Il né s’agit donc

plus que du éiastasis qui pourrait arriver dans la luxalion ou l’éntorse du poignet : selon moi, la structure de la partie en prouve encore l'impossibiité. , ‘ .

En effet, le poignet étant joint par genou avec les os de l'avantbras , il peut tourner en dedans et en dehors sans faire effort contre LE CRCITR qui sert à l'articulation , et dont les bords , étant peu élevés, donnent par là d'autant moins dé prise à la tête de l'os. D'ailleurs le cubitus n'étant point, pour ‘ainsi dire, de l'articulation, on ne conçoit pas comment le diastasis pourrait arriver, puisque , pour que les os fussent écartés, il faudrait nécessairement que l’un d’eux püt servir de point d'appui à la tête des o$ du poignet pendant qu’elle ferait effort contre l’éminence de l’autre os de lavant-bras ; ce que la seule inspection de l'articulation, presque entièrement faite par le rayon, démontre être impossilile. Ajoutons encore que le muscle carré pronateur, de même que le ligament entr” osseux, s'opposent beaucoup à cet écartement.

Si ces raisons, tirées de la structure de la partie, ne démontrent point l'impossibilité absolue du diastasis au poignet, elles prouvent

“du moins, contre le sentiment de plûsieurs praticiens , que le cas de cette luxalion: doit être infiniment rare; car, supposé qu'un éffort püt être tellement combiné qu ’iltendit à fixer un des os pendant qu’il écarterait l'autre et le ferait sortir de sa place , il est certain qu’un pareil effet ne sera jamais la suite d’une cause ordinaire, et qu’il suppose même l'assemblage de circonstances si singulières qu’on est fondé à le regarder comme moralement impossible.

Il est cependant vrai qu’on m'a fait voir des malades auxquels jai réellement trouvé une espèce de diastasis. I y avait grande relaxation dans #article du poignet ; le rayon avait une Jiberté de mouvement qui ne lui est pas ordinaire ; je sentais un bruit de matière glaireuse , et je trouvais les os plus écartés qu’ils ne sont naturellement. Ces malades avaient eu des entorses ou des luxations du poignet qui avaient été suivies d’un gonflement de la jointure et des parties voisines ; ou d’un amas de synovie : ce qui avait relâché les ligamens, et permis l'écartement des os ; mais ces diastasis sont bien différens de ceux qu'on prétend être l'effet immédiat d’une chute ou d’un effort. Ils ne commencent à paraître que plusieurs jours après les. luxations ou les entorses , et n’ont pour véritable cause que la relaxation des ligamens. Cette maladie ne demande point d'autre appareil que ten de la luxation du poignet, qu on OUR dans le il AS suivant,

ra TRAIÏTÉ DES MALADIES DES OS.

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