DES ENTORSES
ON. entend par entorse tout mouvement dans lequel une articulation est forcée sans cependant que les os souffrent de déplacement Sensible. Cette maladie a tant de rapport avec les luxations que, pour rs aiter en particulier des entorses, nous n’aurons ici que peu de choses à ajouter. En effet les causes sont absolument les mêmes que celles des luxations, et elles ne différent que du plus àu moins. Les symptômes ont aussi beaucoup de ressemblance, et même , si lon en excepte la mauvaise configuration, qui est la suite néces-
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saire du déplacement des OS, On VEITà que les autres symptômes des luxations, C est-à-dire ceux qui dépendent des extensions violentés et. des ruptures plus ou moins considérables des ligamens, des’ muscles , des tendons; on vérra, , dis-je, que ‘ces ‘symptômes doivent. être communs aux entorses, puisque les : mouvemens dés'articulations. ne peuvent être, por tés au-delà des bornes, que la nature leur à prescrites sans que les liens destinés à Borner! ‘ces. mouvyémens ne soient forcément alongés ou rompus. 1 faüt ‘donc! appliquer aux entorses la plupart des choses qué nous avons dites jusqu'ici au sujet des signes, du pronostic dés luxations différentes, su té moins ‘de remédier aux assigne, qui peuvent y survenir. | | |
Du Pronostic des Entorses.
Les articulations qui ont un. grand hrs de ligamens capables de s'opposer aux Juxations sont plus sujettes aux entorses que les autres ; et ces entorses sont d'autant plus ficheuses que les ligamens ont DIEU souffert, et qu'il a fallu un. plus grand, effort pour vaincre leur résistance. Les entorses, quoiqu’en général moins dangereuses que les luxations, peuvent donc être accompagnées d'accidens très-graves. Celle de l’'épine est:surtout à craindre ; parce que , outre les symptômes qui naissent de l'extension ét de la rupture des ligamens, la compression des nerfs. et de la moelle de ER nes avoir souvent de funestes suites.
. -Les entorses du poignet et. du pied sont. aussi quelquefois fort dangereuses , et la guérison en est longue et difficile, non-seulement parce que ces articulations sont munies d’un gr and nombre de ligamens, mais encore parce qu’elles sont recouvertes de pluSeUs tendons, qui, de même que leurs gaînes, ne peuvent être violemment étendus qu’il ne s’ensuive de vives douleurs et une inflammation proportionnée à la sensibilité des parties affectées. La synovie, s’'amassant ensuite dans les gaînes des tendons, augmente encore de beaucoup les douleurs, tant par la compression de ces tendons que par la distension et l'écartement de leurs gaînes. Les environs de la jointure sont durs et gonflés à cause de linflammation des ligamens, des tendons et des gaïînes , et surtout en conséquence de l’amas de la synovie, qui, rompant les gaines, s’'épanche dans tout le voisinage de l'articulation, et forme même des tumeurs auxquelles on trouve une fluctuation sensible. Enfin il survient des abcès, soit par la suite de l’inflammation ; soit par l'altération de la synoyie, qui, venant à s’aigrir et à fermenter par :son séjour, corrode et détruit les gaines $ les tendons, les ligamens , découvre les os, et produit ainsi des maladies des plus dangereuses et des plus longues à à QUÊTE si elles ne son pas incurables ou même mortelles. gite
- De la Cure, des Entorses.
Pour prévétile tous ces accidens il faut, s'il est possible , dans l'instant que l'entorse est arrivée, mettre la partie affligée dans ur seau d’eau très-froide. Ce répercussif empêche lépanchement de la synovie , prévient l'inflammation, et appaise la douleur. Cependant. lorsque c’est une femme qui s’est donné l’entorse, on doit avoir la précaution de s'informer si elle a ses règles ou si elle est sur le point de les avoir. Il faut de même observer de ne point tenter ce remède sur des personnes .qui ont la. poitrine catarrheuse , et qui sont sujettes au rhume et à la toux , ni sur ceux qui, fort échauffés , soni actuellement dans une abolidante transpiration.
Si la maladie est trop considérable pour céder à ce remède, ou. si on ne l’a pu faire sur-le-champ , il faut saigner côopieusement, prescrire une diète sévère, tenir le ventre libre par des lavemens émolliens, et appliquer sur la partie des linges trempés dans l’eaude-vie ou l'esprit de vin camphré , supposé que la douleur soit médiocre, et qu'il n’y ait qu’une très-légère inflammation; car, si ces accidens étaient plus considérables , on répéterait la saignée, on userait des narcotiques , et on ferait des fomentations émollientes et anodines. Par la suite les purgations hydragogues , les opiates dans lesquels entrent les absorbans , le mercure doux et autres fondans, sont fort utiles, surtout lorsqu'on a lieu -de soupconner quelque vice intérieur. Enfin on met la main ou le pied dans :le: ventre ou dans la gorge d’un bœuf ou autre animal nouvellement: tué ; on fait des douches de différentes espèces ; et, s'il est besoin, on a recours aux eaux minérales de Bourbon, tag Barèges ; ERA etc.