‹ Œuvres complètesChapitre 61 sur 140 · DETTE · texte numérisé non relu

DETTE

4 De la Cure de la Fidotent des Côtes.

La réduction est différente selon l'espèce de Ja fracture. Si. les

bouts sont.en, dedans, il faut faire l'opposé de la cause qui a fracturé :-or,-pour cet effet, il faut, avec les, deux mains, presser la partie-antérieure contre la postérieure pour faire ressortir én dehors les, bouts cassés, et les mettre au niveau des autres côtes. Si les bouts sont déjetés en dehors, ce qui est rare , il faut les pousser en dedans jusqu’au niveau des autres côtes. Il ne faut pas appüyer sur la fracture même, mais aux deux côtés , de peur que les pointes d'os ne piquent les chairs ; ce qui causerait des douleurs considérables, - Pour ce qui regarde l'application des compresseset du bandage , quelle que soit la. fracture, il faut appliquer dessus upe compresse d’un demi-pied.en carré, la tremper dans l’eau-de-vie aromatique ; deux autres compresses, qui auront un doigt d'épaisseur , trois de - large et huit de long, seront appliquées dans le lieu même de la fracture en dehors, près des bouts cassés, afin de les pousser , et les obliger à rentrer en leurs places. Au contraire, lorsque Îlà'fracture aura été faite de manière que lés bouts seront tournés en dedans, il faut appliquer ces compresses sur les bouts des côtes ; savoir. : du côté du sternum et du côté de l’épine, afin de pousser les bouts cassés en dehors ; et, pour retenir ces compresses dans cette situalion, il faut les assujettir avec des circulaires faites avec une bande, large de quatre travers de doigt, efMongue de quatre ou’ cinq aunes ; on la soutiendra avec un scapulaire attaché avec de fortes épingles , ou avec un faufilé, ou même avec une couture continue et-serrée de près: si l'on a affaire avec des ra qui peuvent détacher leur appareil.

S'il arrivait que la plèvre fût ouverte, et qu’une des M: 10 intercostales fût piquée par quelque esquille, que le sang s ’épanchât dans la poitrine, ïl faudrait faire opération de l'empyème; mais ce ne serait point assez d’avoir vidé le sang épanché : si le vaisseau ouvert continuait de fournir , il faudrait prendre des mesures pour s'opposer à l’hémorrhagie, laquelle peut être quelquefois si considérable que , si l’on ne se déterminait promptement sur les moyens de l'arrêter avec sûreté , le malade périrait avant qu’on se fût mis en . état:de le secourir. Dans un cas si pressant il faut, sans balancer, faire incision à l'endroit de la fracture pour parvenir au vaisseau ouvert, et pour se servir efficacement des topiques , de la ligature, ou même dela seule compression, quoiqu'il semble difficile de la pratiquer en ce lieu. Si-la fracture était aux fausses côtes, et par conséquent à la partie basse dela poitrine, une même incision servirait à évacuer le sang épanché , et à faciliter. les opérations convenables pour arrêter l'hémorrhagie. Sila fracture était à une des côtes supérieures , il faudrait, pour vider l épanchement, faire une incision à l’endroit.où l’on pratique ordinairement l'opération de l'empyème; et, après que le sang serait arrêté, on laisserait fermer la plaie qu’on aurait faite à l’endroit de la fracture.

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