FRACTURE DU STERNUM
mammiaires qui sont situées dessous ; mais cet accident n’est à craindre que dans les grandes fractures, où les os, considérablement enfoncés , déchirent ou coupent les Yalsea
# Diagnostic. el Pronostic.
La fracture du sternum est quelquefois. difficile à connaitre : parce qu ‘il survient en peu.de temps un gonflèment Dre qui: masque la maladie, et dérobe sa connaissance au toucher : est cependant fâcheux de ne la pas connaître d'abord ; LME c'esten vain qu’on attend la fin du gonflement etdes autres accidens ; ils sont quelquefois si fàcheux que, avant Guure disparaissent, le malade PER malgré tous les secours.
J'ai ouvert le cadavre d’un homme mort de cette maladie : il avait un gonflement gangréneux, que occupait tout Pextérieur de la poitrine et toute l'étendue du cou jusqu’au menton, et je lui trouvai une enfoncure du second os du sternum qui comprimait le cœur : il y avait beaucoup d’eau sanguinolente dans le péricarde et dans les côtés de la poitrine. Si cette maladie ne conduit pas toujours à des suites aussi funestes, on doit cräindre au moins- qu ’elle ne laisse souvent de grandes incommodités. J’ai remarqué qu’un homme était sujet à une toux sèche, avec palpitation de cœur et difficulté dé respirer, depuis qu’il avait eu le sternum enfoncé dans la partie inférieure du premier. et supérieure du second 6s , parce que les enfonçures qui n’avaient point été relevées faisaient bosse en dedans, et gênaient la respiration.
Le crachement de sang , la toux violente et fréquente , les étouffemens et la fièvre sont dés symptômes présque inséparables de la fracture du sternum. Souvent même la douleur et les autres symptômes subsistent après la réduction dés os, surtout quand on la négligé. IL se forme même abcés sous le sternum ; les malades erachant le pus, et ont tous les symptômes de la péripneumonie. Il importe donc Fe PRIE et de réduire Sens cette fracture.
La Cure. « »
Pour relever le sternum avec les mains il faut presser la poitrine dé droite à gauche et de gauche à droite , et forcer ainsi les côtes à S’avancer en devant, et à élever le sternum. en poussant leurs cartilages ; et, s’il est imsosqble de réussir avec les mains dans cette Opération , il ne faut faire aucune difficulté, surtont si les accidens pressent, d’inciser sur le.lieu frappé pour découvrir la fracture, et relever les os avec lé lévatoire, le tire-fond ou autres instrumens. L'exemple des fractures du crâne nous autorise. -On fait des incisions crüciales pour .les: découvrir : : ce n’est pas même une faute , quoiqu’ on ne trouve -point.de fracture ; auconlraire :on soulage le malade en . donnant occasion: au péricrâne et. autres tégumens dese dégorger. Pourquoi donc respecter une partie où les
incisions sont par elles-mêmes bien moins dangereuses que celles. qu’on fait sur le crâne, lorsque d’ailleurs il n SARA moins de découvrir les fractures de lune que celles de l’autre?
Si; pour n'avoir point. remédié dès le énniencemelt il s'était fait abcès sous le sternum ; on doit appliquer le trépan de même qu’on pie au crâne pour évacuer le pus où même le sang, et relever les pièces d'os enfoncées (1).
L'appareil est trés-simple : ils ’agit de deux compresses frempées. dans leau-de-vie aromatique, et d’un -bandage de corps soutenu avec un scapulaire pour la fracture simple ; ét, silon a fait incision, on panse la plaie comme on là panserait ailleurs , se’ servant {ou- - jours des compresses, du bandage de corps ef du sample.
LA
: CHAPITRE Vratgagme tn DE LA TS DE DES OS DES QUES. ET PUBIS.
LES OS : des iles et pubis se fracturent raremien£. J'ai cependant vu plusieurs fois ces os fracturés à des soldats qui, enlevés par des mines, retombaient sur des corps durs. Ces fractures pourraient également arriver par un moellon qui tomberait sur un manœuvre couché, par une charrette qui passerait en travers du Cortes et FREE causes semblables.
Les fractures des os des îles peuvent être avec plaïe ou sans fais. Les premières sont communes à l’armée par les armes à feu. Nous ne parlerons que des dernières dans ce Traité , et nous nous contenterons de remarquer simplement que cés fractures peuvént arriver en sens différens , c’est-à-dire que les os des îles peuvent être cassés enlong, obliquérient et en travers.
On reconnaît difficilement la fracture lorsqu’ il ya gonflement ; et il est rare qu’il n’ y en ait pas, parce qu’un coup capable de rompre un tel os doit faire de terribles contusions aux muscles , aux membranes et aux aponévroses de ces parties. Mais , lorsqu’ “il p’y a point de gonflement, on apercoit la fracture assez facilement par le toucher et par la crépilation, qu’il ne faut point confondre avec le bruit de Yemphysème.
“Les accidens qui accompagnent. cette fracture sont les douleurs dans Je lieu fracturé par la contusion et par le déchirement ; 5 les pi-
tee et divulsions que font Jes inégalités des os rOPRRÉ Le NERRE
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(4) Voyez, sur le trépan au sternunr, l'excellente dissertation de M. de La.
Martinière dans le tome IV des Mémoires. dge V’Acadénne pere de chirurgie , 1-49,